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Parachat Vaera (24/12/13)

54 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Vayakel-Pekoude (10/03/15), 58 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Parachat Vaera, deuxième paracha de la délivrance dans Chemot. Après avoir introduit rapidement la naissance de Moshe Rabbeinu et le début de l'esclavage en Égypte, on aborde le début de la délivrance d'Égypte, qui tient sur trois parachiyot: deux parachiyot avec les plaies, et le Korban Pessah, troisième paracha, Beshalla'h, au sort. Donc dans Vaera, on commence à frapper Pharaon, jusqu'à ce qu'il comprenne. En général, ça prend un peu de temps, surtout chez les gens qui sont durs à cuire, et vous savez que, au Moyen-Orient, en général, ça prend encore plus de temps.

Donc les gens sont un peu durs ici. Pharaon va donc recevoir dix plaies, et si vous voulez, c'est sa manière à lui de connaître HaKadosh Baroukh Hou. Puisqu'au début de la rencontre avec Moshe, il dit: « Je ne sais pas qui c'est, Hachem, et je n'écouterai pas sa voix. » Et à la fin, au milieu, il dit: « D'accord, je suis Rasha, et Hachem est juste. » Ensuite, il va y avoir tout un apprentissage qui va prendre du temps, pour Pharaon, de savoir qui est Hachem. Et cela va passer par dix coups, dix plaies.

Vous connaissez, dans la Haggada de Pessa'h, je vous conseille de prendre des notes, c'est des choses que j'aime bien, que les parents vont demander. En fait, quand vous allez rentrer chez vos parents, ils vont vous dire: « Bon, ça y est, tu as perdu un an à la yéchiva, au moins raconte-nous quelque chose que tu as appris. » Ça va très bien aller: « Raconte-nous au moins quelque chose d'intelligent. » Donc là, c'est le moment de leur raconter quelque chose d'intelligent, pour qu'ils s'imaginent que vous n'avez pas rien fait pendant un an. Je vais donc vous raconter des choses comme ça, qui sont faciles à placer à une table de Seder Pessah.

Quand vous regardez la Haggada de Pessa'h, il y a un passage comme celui-ci: Rabbi Yehouda ayyanoten baen simanim. Dètsakh, Adach, Be'Ahav. Vous connaissez cette phrase, dans la Haggada ? Bon, on ne comprend pas très bien ce qu'elle veut faire là. D'accord, c'est sympa. Et après, il y a tout un passage qui paraît très long, dont on ne comprend pas l'intérêt. C'est qu'il y en a un qui voit que les plaies étaient doubles, l'autre qui voit qu'elles étaient triples, quadruples, quintuples.

Et ça, c'est au milieu de la Haggada, et on se dit: bon, d'accord, nous on est Yerouchama et on ne pose pas de questions. Mais bon, raconte-nous d'autres choses, il y a d'autres trucs sympas à raconter. Je vais vous donner, moi, une explication. Quand vous faites le total de toutes les chitot, entre Rabbi Elazar ben Azaria, Rabbi Ismaël, Rabbi Akiva et Rabbi Yossi, les quatre qui parlent, vous faites le total, vous savez quel nombre vous obtenez ? Il y en a trois, Rabbi Yossi, c'est trois. Après…

Il y en a un qui dit, sur la mer, il y a eu dix fois plus de plaies, puisqu'il y a eu la Yad HaHazaka. Donc il y a eu dix plaies en Égypte, et il y a eu cinq fois plus de plaies, pardon, que… parce qu'il y a marqué Etzbal Ohémi, c'est le doigt de Dieu. Quand tu vois la première plaie, la troisième plaie, les magiciens de Pharaon, quand tu vois la troisième plaie, ils disent: « Bon, écoute, c'est au-dessus de nos capacités. Ça n'utilise pas les forces obscures avec lesquelles on a l'habitude de travailler. Le côté obscur de la force, c'est autre chose. »

Donc c'est là que craquent les Hartumim. Le mot Hartumim a donné Khartoum. Khartoum, la capitale du Soudan, ça vient du mot Hartumim. Ça vient de là-bas, puisqu'on avait expliqué que l'Égypte, c'était le Soudan plus l'Égypte d'aujourd'hui, l'Égypte d'avant. Donc les Hartumim, les gens qui venaient peut-être du sud de l'Égypte, étaient plus initiés à tout ce qui était magie noire. C'étaient les conseillers de Pharaon.

Quand on fait la somme de tout, vous savez quel nombre on obtient ? 613. C'est toi qui l'as fait ? Tu l'as fait maintenant, ou tu t'es… ? C'est pas mal, il faut jouer au loto. Non, je déconseille le loto. Regarde: quand tu fais la somme, il y a marqué: un qui dit qu'il y a trois choses, et un qui dit… non, les plaies sont quadruples. Donc en Égypte, chaque plaie, c'est quatre fois: quatre fois dix, quarante, plus quatre cents.

Quatre fois cinquante, deux cents. Et tu fais la somme de tous ces chiffres. Parce qu'on a dit que dans la mer on a reçu cinq fois plus de plaies, en puissance, qu'une plaie d'Égypte. Il y a marqué qu'ils ont vu la grande main d'Hachem qui a agi dans la mer. On le dit dans Shirat Hayam, tous les jours. Et pour une plaie, il y a marqué que c'est le doigt de Dieu.

C'est donc un machal, tout ça, évidemment, c'est une métaphore, mais de là, les Hachemim déduisent des choses. Ils déduisent qu'à chaque fois il y a des plaies doubles, quadruples, et compagnie, et qu'à la fin on obtient 613. Donc si vous avez dix plaies, quand elles sont ouvertes dans les différentes chitot, elles donnent 613 plaies. Et nous, on a dix commandements, et quand ils sont ouverts, eux aussi, ils donnent 613 mitsvot. Puisque dans les dix commandements que nous avons reçus, combien y a-t-il de lettres ?

Combien y a-t-il de lettres dans les dix commandements ? Vous savez, les dix commandements, Anokhi Hachem Elokhékha, etc. Les dix commandements, combien y a-t-il de lettres en tout ? 613 ? 620 ? Presque. Il y a sept mitsvot de Rabban… Non, non, non, 620. Non, parce que c'est plus long. Ce qui est marqué dans les tables, en haut, c'est très court, mais en vrai, ça continue. Il y a juste marqué le début. Il y a marqué Lo yarecha, mais en vrai, il y a encore deux phrases après. Donc en vrai, c'est plus que ce qu'on a à la bima. Dans les synagogues, il y a juste deux mots de chaque. Mais en vrai, c'est plus long.

Moi aussi, la première fois que j'ai lu les dix commandements, je ne sais plus où je me suis mis par rapport à ce que je croyais quand j'étais petit. Donc, si vous voulez, là, il y a le chiffre dix qui va se diviser en 613. Eh bien, ce sont deux manières d'approcher HaKadosh Baroukh Hou. C'est bon, ça ? Il y a deux manières d'approcher HaKadosh Baroukh Hou. Soit avec les mitsvot, soit avec les coups. Excusez-moi, je me sers du silence.

Soit avec les mitsvot, soit avec les coups. C'est-à-dire que soit tu rencontres HaKadosh Baroukh Hou et tu connais sa volonté, alors là tu as les dix commandements qui se transforment en 613 mitsvot. Soit tu as la tête dure de Pharaon, qui prend dix plaies, et qui se transforme en 613 plaies avec la mer et toutes les chitot. Tu as compris ? Regarde: tu …

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