Parachat Ki-Tavo (20/08/13)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Ki-Tavo (31/08/15), 56 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Les bikourim et la terre d'Israël
Donc, Béréchit Rabbaim, paracha de Kitavo. Par quoi commence la paracha ? Est-ce que vous connaissez la première mitsva de la paracha, qui est assez longue ? Il y a toute une description, ce qui est un peu rare dans la Torah. C'est-à-dire qu'on s'étend autant sur une seule mitsva. En général, une mitsva, c'est un verset, un demi-verset. Et là, on a une très, très longue description sur une seule mitsva. C'est quoi donc, cette mitsva ?
Alors, j'aimerais qu'on parle un peu de ces mitsvot. Déjà, le fait qu'il existe dans la Torah des mitsvot qui sont liées à la terre, c'est parce que la terre possède en elle une kedoucha. On ne peut donc pas s'approprier les choses de la terre sans précaution, et on a besoin de faire toute une série de mitsvot qui nous permettent d'accéder au fruit de la terre, au fruit de la terre d'Israël. D'une manière générale, si la terre d'Israël est Kadosh, comment fait-on pour pouvoir la manger ? Il y a le concept de la première chose qu'on va offrir à Hachem. Ça apparaît dans beaucoup de mitsvot qui ont un rapport avec les terouma ou les maasser. Il y a la halla qu'on va donner, et il y a les bikourim. Qu'est-ce que les bikourim ? C'est le premier fruit des arbres.
Quand quelqu'un se promène dans son champ, avec des dattes, il voit une première datte qui a commencé à sortir, il l'entoure. Ou alors une figue, disons, c'est plus facile. Il l'entoure avec un ruban, parce que dans une semaine, il est impossible qu'il la retrouve. Et après, il sait que cette figue fait partie des bikourim. Maintenant, chaque chose comme ça qui est première: quand on va ensuite récolter toute la récolte, on va donner la terouma, la première partie qu'on enlève, environ 2 %, qui va aller au Kohen. Et cette idée, on va la répéter un peu partout. Par exemple, quelqu'un a un fils, le premier-né: il faut qu'il fasse le pidion haben. Vous connaissez ces mitsvot, n'est-ce pas ? Le rachat du premier-né, quand même, d'accord ?
Donc, si vous regardez dans la Torah, il y a énormément d'endroits où une kedoucha apparaît. Et on va racheter cette kedoucha en enlevant la première partie. Vous voyez le dénominateur commun entre les choses ? Il y a ça dans les bikourim, le premier fruit; il y a ça dans la terouma; après, il y a le maasser. Ensuite, le Lévi lui-même, qui a reçu le maasser, donne lui-même une terouma du maasser, c'est-à-dire qu'il donne encore une partie. Lui-même, qui est encore sur la première partie.
La c'est 2 %. Ça dépend de ce que c'est: 2 % sur deux tonnes, ça fait quand même… Ça dépend. Ah, non, 2 % de ce que toi tu donnes. Après, les Lévis donnent encore. Ah, toi, tu es Lévi ? Donc ça va. Donc le Kohen va recevoir. Et le Kohen, si vous voulez, c'est pour le Beit Hamikdash: ce sont ceux qui représentent le Kodesh en Israël.
## Le premier-né et la reconnaissance
Je vais vous expliquer comment ce modèle fonctionne. Moi, par exemple, j'attends depuis très longtemps mon fils. Mon fils est né. Ou alors, disons que j'ai plusieurs enfants: le premier, c'est celui que j'attendais le plus. Quand quelqu'un, par exemple, a une récolte, le premier fruit qui va sortir de sa récolte, c'est ce qu'il attend le plus. Eh bien, si cette première chose qui sort, je suis prêt à la donner à Hachem, ou alors à la racheter au Kohen, puisqu'elle appartient naturellement à Hachem, alors je mérite le reste. Vous avez compris le principe ? C'est-à-dire qu'après avoir sanctifié la première chose qui sort, après que cette première chose a été donnée à Hachem, alors le reste, on peut l'utiliser.
On a enlevé la kedoucha, on l'a extraite en donnant cette première partie au Beit Hamikdash. Donc tout le concept des bikourim, de la terouma, de la halla, tout ce qui est premier, fonctionne comme ça. On va, si vous voulez, « profaniser » la chose, en enlevant sa partie sainte. Quand on donne cette première partie, qui est la plus attendue, la plus voulue, celle pour laquelle on a le plus travaillé, celle qu'on attendait, cette première partie revient à Hachem. Et là, cela nous permet d'accéder au reste. Donc, ça, c'est pour expliquer les mitsvot des bikourim, et les autres mitsvot qui apparaissent derrière, derrière, derrière, dans la paracha.
Donc vous avez tous un stylo ? Vous prenez tous un autre stylo dans la paracha. Ça ne vous dérange pas si je mets ma garde ? Parce que je trouve la… là ? Ça fait longtemps ? Bon. Alors, quelqu'un qui a pris à sa commande ? Elle disparaît ? Maintenant, il y a autre chose que j'aimerais voir avec vous. Derrière les bikourim, c'est sur quels fruits ou légumes ?
Les sept… Marron, les sept, c'est quoi, les sept ? Vous connaissez la liste ? Quand on dit Eretz, Séora, Gaphen, Teenah, Rimone, Zeitim, Dvach … Quand on dit khalav ou dvach, c'est quoi, khalav ou dvach ? C'est-à-dire, c'est, qui, au coup… le lait et le miel. C'est-à-dire, quand on dit Dvach, ce n'est pas le miel comme on dit du miel aujourd'hui: ce sont des dattes, d'accord ? Parce que les dattes, quand elles sont très, très mûres, il sort du sucre comme du miel. Récemment, on appelle ça dvach. Dans la Torah, quand elle est marquée dvach, c'est dvach temarim. En général, le dvach, c'est dvach temarim.
Donc, dans la paracha, ce sont ces sept fruits-là qui sont concernés par les bikourim. Alors, Chalom Aleykhem. C'est bon. C'est un peu compliqué, l'étape. Peut-être que vous pouvez tourner l'étape comme ça, comme vous voulez. Il y a quelque chose de très important qui ressort de la mitsva des bikourim. Vous avez vu que la mitsva des bikourim est très longue: il y a toute une cérémonie, il faut amener les fruits au Beit Hamikdash, il faut dire toute une paracha. Mais j'aimerais qu'on voie le dénominateur commun des phrases qu'on va dire.
## La mémoire de l'histoire juive
On va dire la chose suivante. Essayez d'avoir un… vous débrouillez un fromage. Il faut essayer un stylo et un cerveau. Fromage… enfin, fromage. Alors, on amène ça devant le Kohen. Et là, on commence à raconter que… Lavan avait essayé de nous exterminer; qu'ensuite on était en Égypte, et que le Saint béni soit-Il nous a fait sortir; qu'on est arrivés en Israël et qu'Il nous a donné une belle terre, et tout et tout et tout. Et là, on vient remercier Hachem. Toutes les parties de cette cérémonie sont une manière de remercier Hachem. Donc, à votre avis, quand quelqu'un fait tout ça, qu'est-ce qu'on veut lui enseigner ? Quelle mida veut-on enseigner à cette personne qui fait la mitsva des bikourim ?
Remercier, déjà. Remercier la terre, après. Déjà, savoir remercier. Et là, je voudrais mettre les choses de façon simple: savoir être reconnaissant, …
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