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La sagesse de l'homme et la sagesse de la Torah

Distinguer les trois niveaux de la sagesse divine, et pourquoi l'étude de la Torah vise la prophétie et non la seule science.

41 min

Rav David Partouche

Ensuite : L'homme à l'image de Dieu : la ressemblance et le libre choix, 56 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chalom à tous. Nous sommes le huitième jour de Hanouka, et nous allons encore parler de Hanouka. Nous allons faire la différence entre la sagesse de l'homme, ce que représentent les Grecs, et la sagesse de la Torah. Accrochez-vous, c'est assez ardu, mais vous êtes encore dans les huit jours de Hanouka, remplis de lumière, et vous allez pouvoir comprendre le texte. Le texte, c'est ici, à gauche: Chokhmat Hachem.

Le titre, c'est Chokhmat Adam et Chokhmat HaTorah, c'est-à-dire la sagesse de l'homme et la sagesse de la Torah. Chokhmat Hachem, mofia baolam, bekhama madregot: la sagesse divine se manifeste dans ce monde selon divers niveaux, plusieurs niveaux.

Le niveau le plus bas est la sagesse divine ancrée dans la nature elle-même, et dans les sens, les cinq sens de l'homme. Khouch, c'est un sens; hamech HaKhouchim, ce sont les cinq sens: l'ouïe, la vue, etc. Il y a donc une première Chokhma, la plus basse, qui est la sagesse des sens, la sagesse qui se trouve dans la nature: la photosynthèse et des choses comme ça. Tout cela est une sagesse qui se trouve dans l'être. C'est la Chokhma, la madrega la plus basse de la sagesse divine, le plus logique, le plus naturel, ce qui se trouve dans la nature. On peut trouver cette sagesse dans la nature.

Au-dessus de cette sagesse qui est dans la nature, on trouve la sagesse divine qui se dévoile comme une chose, kedavar, comme une chose, moshé… Où se trouve-t-elle ? Bien sûr, ce n'est pas dans les plantes, ce n'est pas dans les animaux, ce n'est pas dans les sens de l'homme. Alors elle se trouve dans la sagesse de l'homme. L'homme, c'est un nouvel étage. C'est le texte de ce matin, en haut à gauche: Khomri, le matériel, l'intellect de l'homme.

Qu'est-ce que cette Chokhma ? C'est la sagesse rationnelle. Tout ce qui est rationnel: la déduction, l'induction, les mathématiques, la physique, les raisonnements physiques, les raisonnements mathématiques, mais aussi la philosophie, le monde des pensées, les réflexions. Tout cela, c'est le deuxième niveau, c'est la sagesse de l'homme. Regardez ce qu'il dit.

Qui a écrit ce livre ? Le Rav, non, le Rav Zuckermann. On sent déjà la différence: ce n'est pas parce qu'on comprend l'hébreu que c'est le Rav Aminère. Il y a des mots, hein ? Rationalité, c'est la Chokhma rationnelle. Alors, on y va. Le Rav donne la question: qu'est-ce que cette sagesse ? C'est la sagesse qui dévoile la sagesse divine, tous ces niveaux de sagesse, ces différents niveaux de la sagesse divine.

C'est donc une partie d'elle. Attention: quand on dit que c'est une partie de la sagesse divine, on ne parle pas de la sagesse de Hachem elle-même. Comme on l'a dit, on ne parle jamais de Lui; Lui, on ne le sait pas, on ne le connaît pas, on n'a rien. Par contre, on sait que tout ce qu'Il a fait, koulam bekhokhma asita, Il l'a fait avec sagesse. Dans chaque chose, il y a une Khokhma. Rappelez-vous ce que dit le Maharal de Prague: Khokhma, c'est Khoach-Ma. Le Ma, l'essence, est en Khoach, en potentiel; c'est ce qu'il y a. La Khokhma ne viendra jamais nous chercher: elle existe dans l'être dans lequel elle est. Qui l'a mise là ? Le Créateur, Hachem, HaKadosh Baroukh Hou.

Et toi, tu rencontres cette sagesse. Lorsque le médecin, l'ingénieur, le scientifique, le professeur étudie, il rencontre la sagesse divine dans les plantes, dans l'homme, dans la nature. Il y a un autre degré: le monde du rationnel, des pensées philosophiques, des pensées scientifiques, de la logique mathématique. C'est le deuxième niveau de Chokhma, qui est aussi une Chokhma: c'est la pensée grecque. Eux, ils vont s'arrêter à ce niveau-là, au deuxième niveau.

On va y arriver. Bavel et Paras, eux, s'occupaient de la Chokhma de la nature. Qu'est-ce qu'on fait chez M. HaKadosh Baroukh Hou: le roi qui était maître de Perse, on boit et on mange beaucoup. Eux, ils s'occupent de tout ce qui est en bas. Vient Yavan, la Grèce: eux vont s'occuper de tout ce qui est au-dessus, de tout ce qui est grand, de tout ce qui relève du grand niveau de la pensée et de la réflexion. Ils étaient élevés par rapport au reste; c'est extraordinaire ce qu'ils ont apporté.

Je rappelle juste ce passage du Zohar. Qui a écrit le Zohar ? Rabbi Shimon Bar Yochai, 400 ans après les Grecs. Monsieur Nathan, prenez une feuille, s'il vous plaît. 400 ans après les Grecs: Rabbi Shimon Bar Yochai, près de 500 ans après les Grecs, après Aristote, près de 600 ans après Platon et Socrate. Qu'est-ce qu'il va dire ?

Dans le Zohar, il dit que la Chokhma des philosophes, la sagesse des philosophes, est proche de la lumière de l'émouna. La lumière de l'émouna, c'est la prophétie. C'est-à-dire que la sagesse des philosophes est proche de la prophétie. Ce n'est pas un mitnagued qui dit cela, ce n'est pas quelqu'un qui aime les Grecs: c'est le Zohar HaKadosh. Toute la différence est là, mais ce n'est pas la prophétie: c'est de la Chokhma.

On n'a rien contre le monde. Mais on a quelque chose contre la non-différenciation. Qu'est-ce que fait l'huile, le chémèn ? Elle ne se mélange pas au liquide. Si on met de l'huile dans l'eau et qu'on mélange tout, elle remonte: chémèn tsaf, l'huile flotte. Pourquoi ? Parce qu'elle fait une différenciation entre le Chol et le Kodesh: il y a l'huile et il y a l'eau, deux choses différentes. C'est la capacité de l'huile.

Est-ce qu'on est contre la philosophie ? Certainement pas. Mais quand la philosophie vient rabaisser le Kodesh, attaquer le Kodesh, ou dire que le Kodesh n'existe pas, alors là on se lève, on se dresse contre ce qu'ils sont en train de dire. Je rappelle juste qu'à la yeshiva de Volojin, il y a cent ans, il y avait des talmidei chakhamim qui étudiaient la philosophie. Quelqu'un qui veut comprendre le Guide des égarés du Rambam, Maïmonide, tout le chapitre 2, la deuxième partie, c'est pour comprendre la philosophie d'Aristote.

Faut-il étudier la philosophie ? Bien sûr qu'il faut l'étudier. Il y a des étapes. Qu'est-ce qu'il faut étudier avant ? Qu'est-ce qu'il faut étudier après ? Cela, vous l'étudierez à la yeshiva. Mais nous n'avons rien contre la philosophie tant qu'on fait la différenciation entre le Chol et le Kodesh.

Je vous rappelle ce que disait le Rav Zihouda: on fait la havdala le Chabbat, après le Chabbat. La havdala, disait le Rav Zihouda, s'appelle différenciation, mais non séparation. On ne sépare pas le Kodesh du Chol. Les gens disent: on fait une séparation entre le Kodesh et le Chol. Non, on fait une différenciation: ceci est Kodesh, et ceci est Chol. Mais que tu le veuilles ou non, le mot Chol, en hébreu, signifie. C'est quand on étudiait Arba Asar, le quatorzième jour du mois d'Adar. Le mot Chol, de la racine Chal, signifie …

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