Parachat Vayichlah (27/11/12)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Vayigach (02/01/17), 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Ce qui va nous aider à comprendre l'actualité, comme les paracha de Sefer Béréchit, c'est de comprendre le peuple juif, les tendances qui existent dans le peuple juif, les rapports avec l'Occident. Tout ça, c'est dans la paracha. Comprendre ça, c'est dans la paracha.
La difficulté, c'est quand tu rencontres quelqu'un qui est vraiment rachat, en général tu n'as aucune arme contre lui. Tu n'es pas capable de comprendre ce que c'est que le mal. Moi, je rencontre toute la journée des gens comme ça, dans la politique, dans tout ça. Des gens qui sont bons.
Ils ne comprennent pas. Ils ne peuvent pas comprendre qu'il y a des gens qui trichent, qui mentent, qui volent. Ils ne savent pas. Pour eux, ce n'est pas possible. Ils veulent faire le bien, ils pensent comme ça. C'est-à-dire que quand quelqu'un est bon dedans, qui est pur, il est encore avec nous dans ses débuts, et parmi les apprentissages de la vie, il y a ce passage avec Lavan.
Il a du mal à comprendre qu'il y a des gens vraiment méchants, vraiment mauvais, des gens qui te roulent, des gens qui te trompent. Pour eux, ça prend du temps. Yaakov, pour qu'il comprenne… Lavan lui dit: « Tu m'as tout le temps trompé, le matin, le soir, je t'ai travaillé fidèlement… » Et Yaakov a du mal. Comme il avait du mal à faire ce qu'il a fait pour la bera'a de son frère, parce qu'il a du mal à faire quelque chose qui n'est pas droit. Parmi ceux qui ont un apprentissage de la vie, et je vous dis quelque chose de pas évident:
Eh bien, il faut apprendre à le faire. C'est marrant, une yeshiva, on veut que l'apprentissage ne soit pas droit… non, on n'a pas le droit. On veut tout le temps être droit, et je vous invite à l'être. Mais s'il y a quelqu'un qui n'est pas droit, qui va vous rouler, vous n'avez pas le droit de vous laisser faire. Et ça, c'est l'apprentissage. C'est très difficile pour lui, c'est difficile pour vous aussi, et pour moi aussi. Parce que nous sommes des gens qui sont naturellement droits, qui ont envie de faire le bien. On n'a pas le droit de se venger.
On parle de quelqu'un qui veut vous rouler. Est-ce que tu as le droit de le laisser faire ? Non. Tu n'as pas le droit de te laisser faire. C'est l'alarme: tu n'as pas le droit de te laisser faire.
Moi, ça m'est arrivé. J'étais dans les élections, avant-hier, j'étais là-bas. Il y a des gens avec qui on a fait des accords, ils nous ont trompés. Au même endroit, j'avais donné les accords. Au même endroit, j'ai dit à tout le monde: vous allez barrer. On a barré tout. Le mec, j'ai vu que lui, il passait outre la partie de l'accord. Sur place, j'ai dit que nous, on le rayait de notre liste.
— C'est officiel, là ?
— Non, il n'est pas officiel. C'est ce qui se passe entre moi et la personne en face. Moi, il m'a enlevé 50 voix, j'ai enlevé 50 ans, sans voix. Je l'ai rayé. À cause de ça, il est numéro 4 ou numéro 5. Il aurait pu être numéro 2 s'il n'avait pas fait ça. Donc là, alors c'est quoi ? On va être gentil ? Non ?
Non, c'est récivil, tu rentres dans des choses qui n'ont aucun rapport avec ce que je te dis. Je ne veux parler ni de guerre ni de choses comme ça, normalement. Là, je te parle d'un autre apprentissage de Yaakov. Je ne te parle pas de l'apprentissage qu'on va avoir dans la paracha, où Yaakov avait déjà commencé à apprendre à se battre contre les sages et gagner. Je parle d'un cas où la vanne vient rouler Yaakov. Dès qu'on vient rouler, qu'est-ce qu'il doit faire ? Quelqu'un d'innocent, de gentil, généralement, la réaction qui va se passer… et je pense que la majorité de ces sages, vous êtes comme ça, vous allez vous faire rouler. Essayez-le.
C'est-à-dire que nous, bien que ce soit difficile pour nous, il faut avoir la force et le courage de dire non. Je te fais ça aussi, mais on ne va pas commencer à faire ça. Nous sommes des gens droits. On est peut-être les seules personnes qui respectent tout le temps leurs accords. Je peux vous dire, dans la politique, c'est comme ça. Moi, je fais partie de groupes de gens qui respectent tout le temps leurs accords. Les gens en face de nous ne respectent jamais. Et malgré tout, être capable d'être dur avec ces gens-là, il faut le faire. Vous savez pourquoi ? Pour leur rendre un service.
Quand vous êtes durs avec quelqu'un qui est dur, ou qui est méchant, vous lui rendez service. Vous lui apprenez, vous lui mettez des limites dans le monde. Il va arrêter un peu de détruire le monde, grâce à vous. Donc c'est difficile, c'est un apprentissage difficile, sachez-le. Je peux vous dire que chez les gens qui sortent de nos yeshivot, ça fait partie des choses les plus difficiles: être dur avec les méchants.
Même dans le peuple juif, c'est dur. Il y a une mitsva qui s'appelle: détruire nos ennemis. Pourquoi ? Parce que le peuple juif, sans cette mitsva, a du mal à être avec ses ennemis. Même les ennemis qui veulent le détruire, les ennemis qui veulent l'exterminer, le peuple juif a du mal. Ce n'est pas son style. On a du mal à faire du mal. Le peuple juif a du mal à faire du mal. Sachez-le, c'est une histoire avec le mal. Et c'est un apprentissage pour Yaakov Avinou, c'est tout un apprentissage. Et uniquement quand il aura fini cet apprentissage, il pourra s'appeler Israël.
On a dit qu'il y avait quatre étapes dans le passage de Yaakov à Israël, le dernier passage étant dans la paracha. D'abord, il y a la prise de la bekhora, du roi de Nes, après les bénédictions, les brakhot, qui étaient destinées à Yaakov, qui étaient destinées à Esav et qui sont passées chez Yaakov. Et la dernière partie, c'est quand il va combattre l'ange et le vaincre. La première fois, on avait vu qu'il n'avait pas la force de combattre Esav: il devait fuir, il devait faire des ruses, tout ça. Là, il va combattre l'ange d'Esav et gagner. Là, il peut s'appeler Israël.
Tout ça, c'est aggada, pour vous dire. Et cette métamorphose, si vous voulez, dans la personnalité de Yaakov Avinou, va s'imposer à lui. Le Saint, béni soit-Il, va lui imposer à travers toutes ces épreuves, pour le faire évoluer, pour être capable d'avancer dans le monde. Parce que quand c'est un tsadik qui reste meshev ou alim, il peut être tsadik, mais ça ne va pas changer la planète. Pour changer la planète, il faut être capable de combattre le mal. Si ce mal s'appelle Lavan, c'est Lavan. Si ce mal s'appelle les Sages, c'est les Sages. Si le mal s'appelle Ismaël, c'est Ismaël.
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