Parachat Vayikra (17/03/15)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Vayikra (20/03/12), 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Le livre de Vayikra et les korbanot
On est rentré dans le livre de Vayikra. On appelle Vayikra la Torah de Kohanim, c'est-à-dire le livre qui parle des Kohanim. Le livre de Vayikra va beaucoup parler des Korbanot. Aujourd'hui, on va donc parler un peu des Korbanot. On va expliquer plusieurs choses: on va expliquer plusieurs sortes de Korbanot, ce qu'il se passe quand on fait un sacrifice, et pourquoi, vous, cela vous paraît bizarre, dans le meilleur des cas, bizarre, pour ne pas dire pire.
Et on va expliquer pourquoi, dans beaucoup de parties de la planète, cela ne leur paraît pas bizarre du tout. Et on va expliquer pourquoi, à une époque, dans toute l'humanité, c'était quelque chose d'évident. Aujourd'hui, les sacrifices ne sont pas évidents. On va donc replacer les sacrifices dans leur contexte, tel que la Torah en parle. On va essayer de se familiariser un peu avec cela, puisque cela fait quand même partie de la Torah, et en tant que fils de l'Occident, je pense qu'il y a un peu de mal avec cela. On va voir, c'est tout ça.
Oui, oui, qui est venu ? Pourquoi est-ce que c'est par l'animal que passe… ou par le végétal, que l'on se rapproche de l'Israël ? On va voir, on va voir. Voici le végétal, c'est pareil. Alors, la paracha commence comme ça, en fait: Vayikra el-Moshé, vaydabèr élav mi-Ohel Moèd. Il lui parle depuis la Tente de la Rencontre. Il lui dit: bon, on parle aux enfants d'Israël, chaque homme qui sacrifiera de lui un sacrifice pour Hachem,
alors il le prendra de l'animal, min ha-bakar (les bovins), oumin ha-tson (les petits animaux, moutons ou chèvres), et ainsi de suite. Bon. Donc, à la base, celui qu'on aurait dû sacrifier, c'est nous-mêmes, d'accord ? Adam ki yakriv mikem korban: un homme qui sacrifiera parmi vous. D'accord ? À la base, on aurait pu penser, et c'est une chose de logique, finalement: si c'est moi qui fais une bêtise, pourquoi irais-je prendre ma vache ou ma chèvre ?
D'accord ? C'est moi-même que j'aurais dû amener. Mais si je m'amenais moi-même, après, je ne faisais plus grand-chose. J'avais fini ma carrière. Donc on va amener autre chose à la place. C'est une question qu'on me pose souvent, dans l'Occident. Rappelez-vous: quand vous posez des questions, généralement, elles viennent de votre sensibilité culturelle. Mais c'est quand même une bonne question. Je n'ai pas de problème avec les sensibilités culturelles qui viennent de l'Occident ou de l'Orient. Toutes les questions sont bonnes. Mais quand vous dites: « Ouais, mais l'animal, il n'a rien fait », je l'entends généraliser sur moi ces questions.
Pourquoi les sacrifier ? On va donner la réponse. Donc, à la base, la Torah dit ce qu'on aurait dû faire: Adam ki yakriv mikem, un homme qui sacrifiera parmi vous. C'est donc nous qu'on aurait dû sacrifier. Maintenant, on ne va pas se sacrifier nous-mêmes, parce que, déjà, il n'est pas sûr qu'on soit forcément kacher, et, deuxièmement, on a une solution pour ne pas se sacrifier soi-même. D'accord ? Quelle est la solution ? La Torah continue dans le verset: « Et bien, vous prendrez un sacrifice de… »
Des animaux, des bovins, des chèvres et compagnie. Bon. Pour cela, on doit expliquer quelque chose qu'on a expliqué dans le passé. Certains s'en rappellent, certains ne le savent pas, certains n'étaient pas là. On va l'expliquer rapidement. On dit souvent que dans chaque langue il y a une sagesse cachée. Dans toutes les langues, à travers les mots tels qu'on les exprime, on exprime en même temps une culture, une sagesse, une morale: tout cela est imprimé à l'intérieur des langues. D'accord ? On l'a déjà dit.
L'hébreu, par exemple, est la langue sur terre où il y a le plus d'appellations du Nom d'Hachem, parce que nous, on aime bien Hachem. Donc il apparaît beaucoup, et il y a beaucoup de manières de… — Hein ? Rav. Rav. — Ah oui, ils ont d'autres petits trucs, mais ils ne sont pas utilisés. Ils ont des… des machins comme ça. Ils ont des gens avec les… Oui, mais, euh… qu'ils ont pris chez nos Cadosim, mais eux-mêmes ils ne savent pas, ils les connaissent. Ils leurs colliers et… D'accord. Il y a des langues, il y a des mots qu'ils ne connaissent pas.
En français, par exemple, pour dire quelqu'un qui vous invite, et quand c'est vous qui êtes invité, c'est le même mot: on dit un hôte. Est-ce que l'hospitalité en France… Donc ils n'ont pas beaucoup de mots, même pour dire « invité » ou « inviteur »: c'est un seul mot, les hôtes. D'où le problème. En estimo, il y a dix mots pour dire neige. En arabe, il n'y a pas de mot pour dire « violer », parce qu'on ne viole pas une fille: quand on est arabe, on l'apprend tout simplement. Donc il n'y a pas de mot pour dire « violer », ça n'existe pas. Il faut faire une périphrase.
Dans la Torah, le mot sacrifice s'appelle korban. Korban veut dire, en français, « rapprocheur »: celui qui émet carrément le korban. Donc, dans l'étymologie, dans la sagesse interne du mot korban, la fonction principale du korban, c'est de nous rapprocher d'Hachem.
## Korban et sacrifice: deux registres
Et dans la sagesse occidentale, dans le latin, le mot sacrifice vient du mot « j'ai sacrifié », « j'ai fait quelque chose de difficile », ou alors du mot « sacré ». C'est-à-dire que, dans l'Occident, le sacrifice existe, mais il est dans le registre du sacré. Dans la Torah, le sacrifice existe et il est dans le registre de la morale, puisque c'est un acte moral à travers lequel je vais me rapprocher de Hachem. En hébreu, le mot sacrifice se dit korban, et le mot sacrifice en russe se dit… sacrifice. Jusque-là, ça va ? C'est clair ? Parce qu'on va continuer. Oui ?
Pas forcément, pas forcément, pas forcément. Quand tu amènes un korban, le premier korban du livre ne parle pas de. Quelqu'un qui amène, qui veut se rapprocher de Hachem. Donc, on a expliqué le concept de korban dans le judaïsme. Alors, pourquoi maintenant sacrifie-t-on un animal ? Je vais vous l'expliquer. Pourquoi y a-t-il des gens sur terre pour qui c'est évident ? Pour Adam Harichon, pour Noa'h, et pour Enoch, toute l'humanité qui n'est pas occidentalisée: c'est évident d'amener un sacrifice. Et pourquoi ? Pour vous, ce n'est pas évident. Cela vous paraît un peu dur. Vous ne voyez pas, en sortant de votre boîte de high-tech, prendre votre bélier et l'amener au Beit Hamikdash. Vous avez tous un peu de mal, c'est normal, de là d'où vous venez. — Oui, mais on va l'amener au Beit Hamikdash, oui.
## Adam ki yakriv mikem: la logique du sacrifice de soi
Alors, justement, c'est quoi cette histoire avec le sacrifice d'Abraham ? C'est déjà étudié, on va rentrer là-dedans. Il est écrit: Adam ki yakriv mikem. …
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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