Les midot: traits de caractères (04/10/11)
Rav Yossef David
Ensuite : Les Béné Noa'h, la mission universelle de la Torah, 55 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Ok. Mofri Rebaim. Alors, on est à Shetrovoyama Kippourim. C'est le moment d'essayer d'arranger nos actes. Dans votre séchure, on va essayer de parler de différentes choses pour essayer d'être de meilleurs juifs. On ne va pas parler de mitsvot. On va parler de Hachem. On va parler de comportement.
Le comportement dans la Torah s'appelle les midot. Midot et mida, c'est une mesure. Le fait que le comportement dans la Torah soit appelé midot, mesure, veut dire que chaque chose doit être mesurée. Ça ne doit pas être quelque chose d'extrême. Le Rambam dit que pour toutes les midot, il faut prendre un petit peu au milieu. Quelqu'un qui est trop calme, dont rien ne bouge, ou quelqu'un qui s'énerve trop, il faut qu'il se place au milieu. Oui, Mahram, Mahram. Le Rambam, il était avant, mais il s'est touché. Il y a donc ce qu'on appelle des midot. Midot, c'est une mesure. Chaque chose doit être mesurée.
Maintenant, dans l'exercice qu'on va faire, on a déjà un volontaire. Je vais vous apprendre, si vous voulez bien, à diminuer votre colère d'une manière presque instantanée. Et quand je dis diminuer, ça peut être, si vous êtes entraîné, quand vous vous entraînerez avec Hachem – vous faites ça souvent – 90 à 100 %, mais ça peut se faire en une phrase, si vous arrivez bien à le faire, si vous comprenez bien l'exercice. C'est un exercice très puissant, très profond. Vous allez enlever 90 % de votre colère. C'est vrai pour la colère, c'est vrai pour la tristesse. Je vais vous faire un entraînement, je vais vous apprendre comment ça marche, parce que c'est mon expérience: j'ai vu que ça marchait comme ça. J'ai fait cet exercice à quelques dizaines de personnes, et j'ai vu comment ça marchait. Par la conversation que vous allez apprendre, je vais vous enseigner certaines choses.
Très bien, pas de problème. C'est une autre technique. On va faire ça avec une conversation. On ne va pas faire de close combat. On va faire une conversation. D'abord, pendant cette conversation, j'aimerais vous introduire quelque chose. Est-ce que vous êtes capables de trouver la différence entre stylo et feuille ? Je vois que vous avez stylo, feuille, vous n'y avez pas encore pensé. Pas de feuille ? Il y a une feuille, là, s'il te plaît. C'était un des gammes stylo, c'est bien. Moi, j'avoue que je n'ai pas trouvé de stylo. Ah non, mais il faut noter, vous allez voir. Est-ce que vous connaissez la différence entre la douleur et la souffrance ? Deux termes qui se ressemblent. Vous verrez qu'on essaie de mettre le doigt sur la différence.
La douleur, c'est physique.
— La douleur, c'est physique. Et ?
— La souffrance.
Ok, c'est une distinction. Je retiens ce que tu dis, je répondrai après. La douleur, c'est vrai. Ok, c'est possible aussi. La souffrance fait plus mal que la douleur. Tout ce qui a été dit est exact, mais ça manque de précision. On va essayer de réunir ça en une seule définition. Je donne la définition. Elle paraît complètement bizarre, mais vous allez voir qu'elle est très puissante.
La douleur pour faire souffrir… très bien, ça aussi c'est exact, tout ce que vous avez dit est exact. Mais maintenant, essayez de trouver la différence entre la douleur et la souffrance. La douleur, c'est ce qui va se passer. Et la souffrance, je vous donne une définition qui va paraître un peu bizarre: c'est la conversation qu'on a à propos de cette douleur. Une définition un peu innovante, comme ça.
La conversation que vous aurez avec la douleur va créer la souffrance. Je vais vous donner deux exemples, et je pense que vous pourrez vous identifier à eux sans problème. Imaginez quelqu'un qui a du diabète et qui prend tout le temps des piqûres d'insuline. Il a l'habitude de le faire tous les jours depuis des années. Un jour, il est parti en vacances, il a mal calculé le nombre de seringues dont il avait besoin, et il s'est retrouvé à avoir déjà attendu plus de 24 heures avant de
les avoir. Alors il est malade, la sueur lui coule du front, son pouls bat rapidement, il commence à avoir des troubles, il est énervé, tout ce que vous voulez. Il court chez lui en sautant les marches trois par trois. Il arrive chez lui, il ouvre la pharmacie. Qu'est-ce qu'il va faire après ? Il va se faire une piqûre. Je vous pose une question: c'est une piqûre, ça fait mal. Est-ce qu'il souffre ? Il est plus heureux. C'est la meilleure piqûre de sa vie.
Parce qu'il attribue à la douleur une conversation. Ce qui est quand même une douleur: moi, j'ai fait un cours d'infirmier, on a fait plus d'une centaine de piqûres, ça fait mal quand même.
— Ouais, ça fait mal, surtout quand le mec ne sait pas les faire.
Non, c'est-à-dire que la douleur existe, mais il n'a aucune souffrance. Vous avez compris ? Pour cette douleur-là, il a un très grand moment de bonheur. Vous voyez ce que je veux dire ?
— Non, non, non, laisse-moi, je rentre dans cette définition. Va avec moi, tu verras après.
Tout est relatif. La douleur existe. Il y a une Kira ici. Non, ce n'est pas vrai: il y a une douleur, mais il n'y a pas de souffrance. Cette personne qui a fait cette piqûre a la douleur que tout le monde a, parce que quand on ouvre une veine, ça fait mal, mais il n'y a pas de souffrance. Il a la douleur, il la sent, il sent la piqûre.
— Ok, ce n'est pas que il ne la sent pas.
Non, il la sent toujours. Il la sent, c'est quand même quelque chose. Moi je te dis, j'en ai fait bien plus que ça en quelques mois, et tu la sens quand même.
C'est dur, mais ce n'est pas pareil. Moi aussi je joue de la guitare: au bout d'un moment, la peau des doigts devient très, très dure. Quand tu fais comme ça, on n'entend pas le même bruit selon que c'est la main droite ou la main gauche. Là, ça devient super dur, et là, non. Quand tu piques, tu rentres dans la chair, ça fait mal. Mais pourquoi tu rentres dans ça ? Viens, on continue, tu veux bien ? Tu ne veux pas qu'on continue ?
— Ok. Ok.
Donc on a expliqué la différence entre la douleur et la souffrance. Si tu as un stylo et une feuille, prends-les, parce qu'on va faire un entraînement qui va être sympa. On a dit que la douleur… Maintenant, je vais prendre en considération un choc suivant. Ce qui va vous faire souffrir, ce que vous voulez vraiment retenir, ce qui va vous rendre malade, ce n'est jamais la douleur, c'est toujours la souffrance. Je vais vous donner un autre exemple, que vous pouvez comprendre aussi, je pense. Imaginez quelqu'un qui fait le Massa Kumta. Vous savez ce que c'est, le Massa Kumta ?
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