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Parachat Haazinu (27/09/11)

57 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Hukat (04/07/16), 54 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

La paracha de l'année, donc, et la paracha d'avant Roch Hachana. Disons que la Torah, on est obligé de la recommencer à Simchat Torah, c'est-à-dire le dernier jour de Souccot. Si tu fais le calcul, il y a un Chabbat qui sort, le Chabbat Chouva, c'est le Chabbat entre Roch Hachana et Kippour.

On lit toujours une paracha, donc on lit tout le temps le Vézot HaBerakha, puisque c'est la dernière. En général, si ça tombe comme ça, c'est juste avant. Mais là, c'est parce que Kippour tombe un Chabbat. Kippour, on ne lit pas la paracha de la Chouva, on lit les passages qui sont en rapport avec Kippour. On la lit le Chabbat Chouva, c'est-à-dire le Chabbat de la semaine suivante, le lendemain de Roch Hachana. Non, pardon, excusez-moi. Là, on la lit Haazinou. Entre Roch Hachana et Kippour il y a un Chabbat, et entre Kippour et Souccot il y a un Chabbat. Voilà, ok.

Bon, la paracha de Haazinou. Quelques renseignements sur cette paracha. C'est le défi de ceux qui lisent la Torah, parce que c'est très difficile, c'est un hébreu super difficile. Si vous donnez à un un livre de Haazinou, il ne comprend rien. Si vous le donnez à quelqu'un qui est né ici, il essaie de comprendre Haazinou, et il comprend à peu près la moitié.

C'est l'hébreu difficile, un hébreu soutenu, avec plein de mots qui sont un peu de la poésie et des métaphores. Les gens comprennent vaguement de quoi ça parle, mais pas plus. C'est doublement difficile, parce que d'abord les mots sont difficiles, la grammaire est difficile. Mais en plus, vous savez comment c'est écrit dans la Torah ? Il y a deux colonnes. Et là, le baal kéri, très souvent, passe d'une colonne à l'autre, il saute une ligne. C'est le genre d'erreur qui n'arrive nulle part ailleurs dans la Torah. Quelqu'un qui lit jamais saute une ligne, mais là, le lecteur peut sauter trois fois dans la même lecture, passer là et lire la ligne d'après, c'est très difficile. Ça fait partie du défi de la lecture de la Torah. Bien lire la paracha de Haazinou, c'est une partie de… Vous n'avez pas mis ça, la paracha de Haazinou ? Ça fait mal, bon Rachem.

Maintenant, de quoi parle la paracha de Haazinou ? Moshé Rabbénou rassemble tout le peuple juif autour de lui avant de mourir. Et qu'est-ce qu'il va leur faire ? Deux choses. Une chose dans la paracha de Haazinou, une chose dans la paracha de. Qu'est-ce qu'il va faire, Moshé Rabbénou, avant de mourir ? Là, ça fait deux parachas, trois parachas. Non, ça, on est déjà sûr qu'il est déjà dans le, vous remarquez qu'il y a… Il vous fait l'admonestation, il fait un sermon, il leur dit: faites attention, si vous ne faites pas ça et ça et ça, il va vous arriver plein de malheurs. Encore ? Plein de chocs. C'est la dernière fois, parce qu'il va mourir. Et juste avant de mourir, il fait la bénédiction, parce que ça… Vous savez que même un père qui parfois corrige son enfant, il aime son enfant. Évidemment, c'est le moment, avant de mourir, de faire la bénédiction, de bénir.

Mais aussi, comme vous l'avez vu, comme Yaakov l'a fait, comme Yitzhak l'a fait, Avraham l'a fait, et comme David l'a fait, avant de mourir c'est aussi le moment de faire une Torah, de sermonner ses enfants. Je vous pose la question: pourquoi c'est le moment, maintenant, de dire tout ce qu'il dit, Moshé Rabbénou ? Pourquoi il ne l'a pas fait avant ? C'est là-dessus qu'on va s'expliquer: il ne peut pas le faire après, il ne peut pas le faire avant. Peut-être qu'il aurait mal pris, et qu'est-ce qui serait passé ?

— C'est vrai, c'est marqué, c'est l'argument qui est marqué dans…

Dans, Yitzhak a vu nous, quand il a rassemblé ses enfants. Il était aveugle, il ne savait pas quand il allait mourir. Il a parlé à Yaakov, il a fait la bénédiction. Et Yaakov a rassemblé ses enfants avant de mourir, et il leur a dit tout ce qui n'était pas bien, tout ce qu'il fallait qu'ils corrigent. Et pourquoi ? Parce que s'il leur avait dit trop tôt, ils avaient peur qu'ils se rebellent et qu'ils aillent avec Essav, qu'ils quittent la famille.

Parce que quand tu dis à un enfant qu'il est un peu trop dur, des fois, il peut le prendre et s'en servir pour quitter son père, et quitter le Saint, béni soit-Il. Un jour, j'ai rencontré quelqu'un comme ça, dans un cours que j'avais fait pour l'amélioration de la personnalité, pour améliorer ses middot. Là-bas, j'ai rencontré quelqu'un qui avait dit des choses sur Dieu. Lui aussi avait fait ce cours. Je lui ai dit:

— Dis-moi, quand tu as arrêté d'être religieux, c'est parce que tu t'es bagarré avec ton père, n'est-ce pas ?

— Oui, mais c'est normal, c'est tous comme ça.

Donc ton père t'a mis une baffe, un truc comme ça, et tu as décidé de te venger sur lui et sur le Saint, béni soit-Il, en même temps.

— C'est presque ça.

Je ne le connaissais pas. Je lui ai dit: maintenant que tu as fait la paix avec ton père, parce que dans ce cours-là, tout le monde fait la paix avec son père, il n'y a pas de problème, maintenant que tu as fait la paix avec ton père…

Peut-être qu'avec Lui aussi il faut faire la paix.

— C'est vrai, c'est vrai. Non, ça demande plus de travail pour revenir. Parce qu'avec son père, il fait une shikha, ça y est, après ils sont copains, mais avec le Saint, béni soit-Il, il faut se remettre à mettre les tefilin, à faire Chabbat. C'est plus de boulot.

Oui, c'est clair, tout à fait. Imaginez un père qui dit des paroles avant de mourir à son fils: c'est clair que toute sa vie il s'en rappellera. Donc il fallait s'en rappeler. C'est le meilleur moment, si vous voulez, pour influencer le fils afin qu'il aille dans le droit chemin.

On a vu que Yaakov a fait ça avec ses enfants. Chacun, il lui a fait une bénédiction qui était une bénédiction dure. Ce n'était pas vraiment une bénédiction, il fallait leur dire des choses un peu dures. Mais s'il y a une plus grande bénédiction, quand on dit à quelqu'un: « Rends quelqu'un meilleur », il n'y a pas de plus grande bénédiction. Très souvent, il y a une différence entre rendre quelqu'un bon et lui faire du bien. Ce sont deux choses complètement différentes.

Des fois, on fait du bien à quelqu'un, on lui dit que c'est gentil, il est content, et tout ça, mais on ne l'a pas forcément rendu bon. Un père, et ce n'est pas du tout facile, parce que des fois c'est un rôle où les enfants sont ingrats, son rôle à lui, c'est rendre ses enfants bons. Ça, c'est éduquer. Qu'est-ce qu'éduquer, en fait ? C'est rendre ceux qu'on éduque meilleurs. Et en général, surtout à l'adolescence, …

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