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Yirmiyahou, l'alliance rompue et la prière interdite

Jérémie 11 : la malédiction de qui ne tient pas l'alliance, et l'ordre de ne plus prier pour le peuple.

58 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Jérémie et la responsabilité partagée du peuple, 1 h 01

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Les chapitres 11 et 12: le prophète et son message

Ok, chapitre 11, vous l'avez. Ça commence par Adavar acher haya el Yirmiyahou mé'et Hachem lémor. Chapitres 11 et 12, nous allons rencontrer un certain nombre de sujets qui vont toucher Yirmiyahou de par sa situation de prophète, c'est-à-dire non seulement dans ce qu'il doit énoncer en tant que porte-parole de l'Éternel, mais aussi sur les effets et les conséquences de son propos.

Bien entendu, lorsqu'il met en garde les habitants de la Judée, le roi de Judée, que ce soit sous Yoshiyahou, ou sous Yoachim, ou sous Yoachim, et vous savez qu'il sera prophète jusqu'à Tsidkiyahou, c'est-à-dire jusqu'à la période où Nabuchadnetsar envahira la Judée.

Et donc il y a dans le propos de Yirmiyahou une mise en garde, une remise en question, et ce propos est ressenti comme agressif. Non seulement par le pouvoir en place, non seulement par l'institution religieuse, mais également par la population. Nous allons voir ensemble: on lit, on traduit et on explique en même temps.

Adavar acher haya el Yirmiyahou mé'et Hachem lémor. Vous êtes tous avec le chapitre 11 devant le nez ? C'est dans le texte que ça se passe. Chémaou divré habrit hazot. Bien entendu, on vous demande d'être à l'écoute de l'alliance. Mais, vous vous rappelez, l'Ichma, c'est être en équilibre avec soi-même afin de mieux entendre ce que l'alliance veut dire. Chémaou divré habrit hazot, vous avez trouvé ? Chapitre 11. Alors, j'ai dit:

Chémaou divré habrit hazot ve-dibarta bam leish Yehouda ve-al yoshvé Yerouchalayim. Aux habitants de la Judée et aux habitants de Jérusalem, bien entendu. Je pense que le fait que soient précisés les habitants de la Judée et les habitants de Jérusalem, c'est peut-être parce qu'on voyait, dans les habitants de Jérusalem, des personnages qui seraient à même de faire valoir une spiritualité, une morale, une éthique peut-être plus élaborée que celle des habitants de la Judée en elle-même. Mais c'est un point de vue personnel.

Ve-amarta aleihem, ko amar Hachem Elohei Yisrael: Arour ha-ish asher lo yishma et divré habrit hazot. Arour, c'est maudit. Est-ce que l'Éternel a besoin de venir et de dire, par la bouche de Yirmiyahou, bien entendu: maudit est celui qui n'accomplira pas l'alliance telle qu'elle a été donnée ? Ou bien dit-il: moi je vous propose autre chose ? Lorsque l'alliance nous a été octroyée et que nous y avons répondu Naassé vé-nishma, est-ce qu'il s'agit simplement de ceci: lorsque je n'accomplis pas le précepte au niveau microcosmique de mon père, est-ce que j'attends la remontrance de mon père ? Ou bien, déjà par le fait que je n'ai pas réalisé le précepte ou l'ordonnance paternelle, je me suis fourvoyé moi-même, bien avant que mon père me punisse ? Vous comprenez ce que je veux dire ?

Il y a ici, dans la parole portée par le prophète, le fait qu'ils sont maudits de ne pas avoir préservé, gardé le commandement, le précepte, tel qu'il avait été donné et auquel ils s'étaient pliés. Je crois que bien avant que l'Éternel les maudisse, ils se maudissent eux-mêmes.

Ki ha-alot et avoteikhem mé-erets Mitsrayim, et l'Éternel va leur dire maintenant: regardez ce qui est écrit au verset 4. Hachem tsiviti et avoteichem beyom hotsiam otam mé-erets Mitsraim mi-kour ha-barzel, lémor chimou bekoli vaasitem otam kekhol asher tsiviti etkhem. C'est-à-dire: j'ai besoin de vous rappeler que l'événement conjugal qui est le nôtre, l'amour de l'Éternel pour vous, mais tout autant l'amour que vous m'avez déclaré et accepté, nous a engagés à devoir réaliser et concrétiser les promesses que nous nous étions faites.

J'avais fait une promesse à vos pères: oui, vous seriez esclaves pendant un certain nombre d'années dans un pays étranger. Mais j'avais fait la promesse tout autant que vous seriez libérés et que je vous emmènerais sur la terre où coulent le lait et le miel. La promesse, je l'ai tenue. J'ai fait de vous un peuple. Je vous ai donné une terre. Et je vous ai même dit que cette terre serait la terre où coulent le lait et le miel, parce que lorsque le peuple masculin rencontrerait la terre féminine, vous avez l'habitude de ma dialectique maintenant, eh bien ce seraient les fruits de la passion, ce lait et ce miel, bien entendu.

Alors il leur rappelle: croyez-vous simplement que je vous demande d'être ceci ou cela parce que telle est ma volonté du moment ? Non point. C'est parce qu'il existe entre nous un lien contraignant. Am zou yatsartî li, dira Yeshayahou, le prophète: ce peuple, je l'ai créé pour moi. Pour quelle raison ? Afin qu'il vienne raconter, louer qui je suis. Afin que, dans un temps futur, mon nom soit un. Vous voyez ? C'est exactement ce que nous avons dit: la promesse que j'avais faite à vos pères.

Regardez maintenant. Ouappa Chouqva, vayomer Hachem elai: qera et kol ha-divarim ha-éleh, be-arei Yehouda ou-bé-houtsot Yerouchalayim. Ça nous rappelle d'autres choses. Ki achma et divré ha-berit ha-zot … Behaarei Yehouda ou-bé-houtsot Yerouchalayim. Il lui demande de parler, pour que nous n'ayons pas à dire qu'il viendra un temps où il y a, dans le propos de l'Éternel à Yirmiyahou, une volonté formelle: que, non pas dans un temps à venir, on puisse se réjouir dans Jérusalem et ses environs, ou voir la conjugalité se réaliser dans les temps à venir. Non ! Maintenant ! Ce n'est pas dans les temps à venir.

Combien de fois devrais-je employer le verbe lichmoa ? Employer le verbe lichmoa, je vous l'ai dit, c'est permettre à l'homme non pas d'entendre, mais de réaliser l'équilibre de l'être qu'il est. Si vous ne suivez pas ces préceptes et ces commandements, qui sont faits et adaptés justement pour vous, il en va du déséquilibre de votre existence. Il ne s'agira pas ici de perdre pied. Il s'agira d'une désagrégation qui se fera palier par palier, jusqu'à ce que l'identité qui est la vôtre se voie éradiquée de son terroir. C'est la raison pour laquelle je vous dis, et je vous répète:

L'équilibre n'est que la conséquence du bon entendement, mais surtout le vecteur de votre devenir. L'équilibre au niveau de ce que je suis, et de ce que je dis. Il faut que tu arrives à trouver un équilibre entre ce que tu exprimes et ce qui est toi, c'est-à-dire ce qui est imprimé dans le fort intérieur de ton être. C'est ce que nous essayons d'apprendre le jeudi après-midi, d'ailleurs. Et si tu arrives à faire cette conjugaison, ce n'est pas simplement en venant et en faisant comme les Judéens d'ici, en ayant une parole dans la bouche et une parole dans le cœur. C'est déséquilibré.

Tu pourrais penser et accepter que je te fasse autant de sourires de bon matin, et que dans un autre moment je vienne te décrier. Si j'étais tout sourire le matin, tu attendrais de moi que je sois tout sourire envers toi continuellement, c'est-à-dire que je sois entier, intègre. Mais je ne peux pas, comme dira le prophète, danser entre deux mondes. Et l'équilibre …

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