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Jérémie et la responsabilité partagée du peuple

Le cours montre que l'échec pédagogique n'est pas seulement celui du peuple, et que chacun garde en lui une potentialité à éveiller.

1 h 01

Rav Rony Akrich

Ensuite : Jérémie 10 : le chemin des nations et la crainte des signes, 1 h 06

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On est à la treizième étape, c'est-à-dire le verset youd du chapitre 6, soit le verset 10. C'est bien ? Al mi adabera. Top. Nous continuons à étudier les chapitres 5 et 6. En vérité, nous ne verrons qu'un seul passage du chapitre 5, qui terminera la leçon de ces trois dernières semaines consacrées aux chapitres 5 et 6. Les semaines suivantes, nous prendrons des sujets dans le livre de Yirmiyahou qui sont importants à repérer et à analyser. Nous nous arrêterons donc moins sur l'étude de texte elle-même, si

ce n'est pour nous consacrer à des événements particuliers et voir, une fois encore, comme je vous l'ai appris dans l'approche de l'étude prophétique, ces trois thèmes qui restent essentiels et qui restent le filigrane de notre étude: l'approche géopolitique, l'approche religieuse et morale, et l'approche historiosophique, c'est-à-dire les leçons de l'histoire. Continuellement, nous travaillons à travers ces trois thèmes lorsque nous abordons un nouveau chapitre d'étude ou un nouvel événement prophétique.

Si tu peux fermer la porte derrière toi, parce qu'on entend le bruit des autres classes, c'est gênant. Merci beaucoup.

Je vous disais donc que nous sommes à la treizième étape. Je vous le dis tout de suite, il y en a dix-huit, donc nous sommes presque à la fin. J'espère que cette semaine se passe bien. Mizrat HaChem. Al mi adabera ve'aida va'yichmou ihné orla oznam ve lo yuchlou lehakchiv. Hinei dvar Hachem, haya lahem lecherpa, lo yachpetsou bo. Je vous rappelle que les chapitres 5 et 6, pour ceux qui n'étaient pas là, concernent les prophéties de Yirmiyahou avant la destruction du Temple. Nous sommes à l'époque du roi Tsidkiyahou, d'accord ? On se rappelle ? Tsidkiyahou, nommé par Nabuchodonosor, dont le nom était... ?

Le nom du roi qu'il nomme: avant de s'appeler Tsidkiyahou, il s'appelait Mattanya. C'est Nabuchodonosor qui lui change son nom en Tsidkiyahou. Nous avions expliqué qu'en dehors du tribut en monnaie sonnante et trébuchante, il fallait assujettir les Judéens, dont le roi. En changeant son nom, il y avait là une certaine manière de le rendre tributaire du nouveau despote régional, qui était Nabuchodonosor.

Bon. Nous venons de lire le verset 10, qui nous emmène dans les différentes étapes que je vous ai construites afin de pouvoir approcher l'évènementiel des Judéens au quotidien. Nous sommes depuis deux semaines rentrés dans ce quotidien-là. Car tous les propos de Yirmiyahou que nous avons vus et que nous allons voir révèlent un état d'esprit, mais pas seulement: un comportement qui va à l'encontre des préceptes qui ont été donnés à Israël. C'est cela qui nous intéresse, et d'essayer, bien entendu, quand je parle de la troisième approche thématique, l'historiosophie, c'est-à-dire les leçons de l'histoire, de savoir et de comprendre, à travers ce qui est dit d'antan, ce qui viendrait nous parler dans notre temps.

Bien entendu. Je crois que c'est ce que nous avons fait depuis, ça va faire bien trois mois que nous sommes ensemble. Et donc depuis ces trois mois, j'espère que nous avons tous évolué dans cette appréciation tripartite de la géopolitique, de l'approche religieuse et morale, et de l'historiosophie.

Al mi adabera: à qui parlerai-je ? Je vous l'avais déjà expliqué. Cela fait partie des règles, des clés pour vous, comme Hachem Elokim, comme Vayiv... et Vaédaber et Vaomer. Vous vous rappelez ce que nous avions vu ? Mais il faut le rappeler, car c'est à force de répétitions, cent et une fois, que la chose doit être étudiée, afin que ce qui a été étudié devienne moi. Vous comprenez la différence entre acquérir quelque chose et faire que la chose soit moi ? Quand j'acquiers quelque chose, la chose reste, d'une certaine manière, encore différenciée de moi. Mais lorsque nos Sages disent que la chose doit être appropriée, appréhendée, à travers cent et une répétitions, c'est pour essayer de faire en sorte que ce que nous étudions, ce que nous apprenons, soit nous-mêmes.

On peut éteindre ce truc-là ? Comme ça ? Merci.

Alors, ici, on commence tout de suite par Adabera, c'est-à-dire Al mi adabera. On aurait pu dire Elmi. À qui m'adresserais-je ?

Ici, il y a Al. Lorsque le roi est nommé, il devient Mélech al Israël, roi sur Israël. Il y a une fois, tout à fait étonnante d'ailleurs, où Elisha, non pas lui, mais son envoyé, le prophète Elisha, envoie un de ses prophètes pour oindre... Il y a eu un des généraux de Yoram, fils d'Ahav. Oui, je sais, vous ne le savez pas, mais rappelez-vous qu'avant le royaume de Judée et le royaume d'Israël, là-bas, il y avait un règne de la famille des Omrides, dont l'un des descendants, c'est Ahav; son fils, c'est Yoram. À l'époque d'Ahav, il y a eu Eliyahou, que vous connaissez, enfin, vous en avez entendu parler. Et puis, après qu'Eliyahou... je vais dire le verbe qui va vous étonner, mais c'est une autre étude, peut-être qu'une prochaine fois on le fera: lorsqu'Eliyahou sera déchu de sa fonction prophétique, c'est Elisha qu'il nommera pour poursuivre sa prophétie.

Bref, à l'époque d'Elisha, vers la fin de sa vie en tout cas, il doit accomplir une des trois demandes d'Eliyahou avant de s'envoler, pour qu'Elisha soit le prophète. Qu'il nomme Chazaël roi d'Aram à la place de Ben Hadad. Et la troisième chose: qu'il aille oindre Jéhou, un des généraux de Yoram, fils d'Ahav, comme roi d'Israël. Et là-bas, il n'est pas écrit Mélech al Israël, il y a marqué Mélech el Israël. Si ça vous intéresse, c'est dans Melakhim Bet, le deuxième livre des Rois, chapitre 9. C'est ça. Je me suis trompé, vous m'excuserez. Non, mais je crois que c'est ça.

Et ici, la phrase utilisée est Al mi adabera, ve'al mi a'id. Sur qui parlerai-je et sur qui témoignerai-je ? Parce que je ne peux pas parler simplement à celui qui est face à moi, dans une relation tout à fait extérieure. Mais dans le al, qu'est-ce que vous entendez dans le al ? Il y a le... Quel est l'autre mot que vous entendez dans al ? Ol. Le joug. Lorsqu'on dit que le roi est roi sur Israël, al Israël, il y a bien plus que « pour Israël ». Il y a le fait que le roi est omniprésent dans la fonction royale qui lui a été octroyée.

Le prophète, dans sa relation vis-à-vis des enfants d'Israël, ce n'est pas le joug, ou si vous préférez, une relation de pouvoir à vassal. Non point. Concernant Yirmiyahou, ce al est un propos qui viendrait signifier une relation plus qu'intime vis-à-vis des enfants d'Israël. Vous vous rappelez le mot qu'il a employé la semaine dernière, Yirmiyahou ? En utilisant le propos de l'Éternel, bien entendu, parce qu'il reste toujours le porte-parole de l'Éternel, ne nous trompons pas. Mais dans la parole de Yirmiyahou, bien sûr, il est le porte-parole de l'Éternel, et n'oublions pas que Yirmiyahou prend sa fonction à cœur. Lorsqu'il parle de nafchi, son âme, son être est ébranlé par la décadence d'Israël.

Lorsqu'il emploie le mot nafchi, il aurait pu employer un tout autre mot. Mais l'employer, le mot nafchi, cela veut dire que …

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