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Le Mizbe'ah HaKetoret et l'unité du peuple

L'autel des parfums, les onze kétorot, et le parfum malodorant à ramener vers le peuple.

9 min

Rav Haim Rosenfeld

Ensuite : Le Kodesh du Beit Hamikdash : la menorah, la table et l'autel, 11 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, aujourd'hui, nous allons parler du Mizbéah HaZahav, c'est-à-dire l'autel des parfums. Il se trouvait à quel endroit ? Dans le Kodesh du Temple, c'est-à-dire dans le sein du Temple. Il y avait trois objets bien précis: la Ménorah, l'autel des parfums, et un autre objet, la table des pains de proposition, c'est-à-dire le Choulhan HaPanim.

Aujourd'hui, nous allons donc voir le Mizbéah HaZahav. Qu'est-ce qu'il représente ? C'est l'autel, comme on l'a vu, c'est là qu'on offre la ketoret. On offre les onze ketorot deux fois par jour. Et ces ketorot représentent l'unité du peuple. Pourquoi onze ? Parce qu'il y a effectivement onze tribus. Le Cohen qui l'offrait était seul, mais nous étions bien réunis dans l'offrande. Pourtant…

Dans cette ketoret, il y avait une senteur qui était beaucoup moins bonne. Tous les parfums étaient agréables: il y avait de la lavande, il y avait du kinamon, il y avait des parfums qui sentaient très bon. Pourtant, il y avait le Bona qui sentait particulièrement mauvais.

Alors, pourquoi le HaKadosh Baroukh Hou nous dit-Il ceci: ce parfum que vous allez offrir, vous allez le mélanger avec tous les autres parfums. Pourquoi ? Parce qu'il a, pour moi, peur. Alors, comment nous pouvons… Nos maîtres nous enseignent que ce parfum, c'est parmi nous. Parmi nous, il y a des gens qui n'ont pas eu la chance d'étudier, je l'ai déjà dit. Et des gens qui n'ont pas eu la chance d'être dans une yéchiva, et encore moins dans un endroit où il y avait une possibilité d'accessibilité pour les chiourim. Cette personne, il ne faut pas la rejeter, au contraire. Il faut la ramener vers nous.

Si vous faites l'expérience: vous prenez dix parfums, vous en rajoutez un qui sent un peu moins bon, et tous les parfums sentent bon. C'est l'image même qui est importante, l'image qui doit rester: l'image de l'unité, et de ramener ceux qui sont un peu loin. Ce parfum qui sent un peu moins bon s'est éloigné pour des raisons X ou Y. Ce sont des gens qui n'ont pas eu, comme je l'ai dit tout à l'heure, la chance d'étudier, ou des gens qui ont étudié et qui, pour des raisons qu'on n'explique pas toujours, se sont éloignés.

Alors, il ne faut absolument pas les rejeter. Il faut les amener vers la connaissance. C'est notre rôle, et c'est le rôle de tout un chacun de les ramener. C'est ce que HaKadosh Baroukh Hou nous apporte ici comme message. Il nous dit: comprenez qu'il est indispensable, et j'accepterai cette offrande.

Chacun d'entre nous, là où il se trouve dans le monde, a une mission à accomplir. Cette mission, c'est de transmettre à ceux qui sont dans la connaissance le message d'HaKadosh Baroukh Hou. Pour ceux qui sont un peu plus éloignés, c'est de dire: écoute, ne les rejette pas, et dis-leur: viens vers nous, viens vers nous, parce qu'on a besoin de toi.

Alors, ce Mizbéah HaZahav, où se situait-il ? Il se situait au centre, au milieu. Il y avait un autre objet, dont on va parler maintenant, le Choulhan HaPanim, la table des pains de proposition. On voit dans le Beit Hamikdash, dans le premier Beit Hamikdash, celui de Chlomo HaMelekh (on en reviendra après à la construction), mais avant de rentrer dans le Beit Hamikdash, je voulais vous montrer que la Ménorah était au sud, qu'on avait le Mizbéah HaZahav au centre, et que les tables des pains se trouvaient au nord.

Dans le Mishkan, comme vous le savez, le fonctionnement a duré quarante ans dans le désert, et ensuite plus de quatre cents ans. Et en Erets Israël, parce que souvent on pense que c'est seulement quarante ans dans le désert, mais non. Après être entré en Erets Israël, ce temple portatif a duré encore quatre cents ans. Ces trois objets étaient donc là.

L'objet qui est cette merveille, la table des pains de proposition, le Choulhan HaPanim, on l'appelle en français les tables des pains de proposition. Des fois on ne comprend pas très bien ce que ça veut dire. C'est la table des pains, en bois de chittim pour le bas, et en or pour ce qui était en haut. Il y a des lamelles, et le pain était posé. Les douze pains, qui représentent les douze tribus, étaient posés sur cette table. Elle était posée tous les vendredis, et chaque vendredi elle était remplacée pour en remettre douze autres. Il était indispensable que ces pains soient en permanence sur la table.

Alors, comment, et pourquoi ? HaKadosh Baroukh Hou voulait-Il avoir ce pain en permanence ? Parce qu'il est marqué: vous placerez ce pain en permanence devant Moi. Pourquoi ce pain ? Parce que le pain est notre nourriture indispensable, indispensable à l'homme. Pour avoir du pain, qu'est-ce qu'il faut ? On travaille la terre. On travaille la terre, on met de la graine, et ensuite il faut attendre que ça pousse. Est-ce que ça suffit ? Bien évidemment non, ça ne suffit pas. Et les saisons, l'eau et les saisons, c'est qui qui nous les donne ? C'est HaKadosh Baroukh Hou, c'est Dieu qui nous les donne.

Alors Il dit: si je vois ce pain devant Moi, cela veut dire que tu as compris, que tu es en relation avec Moi. C'est-à-dire que tu Me demandes les eaux et les saisons à leur temps, le soleil et les eaux à leur temps, et Moi, Je t'enverrai cette eau et ce soleil au moment où il le faut, parce que c'est Moi qui ai créé le monde. Donc, s'il nous demande de mettre ce pain en permanence, cela veut dire qu'Il a compris aussi. C'est nous qui avons compris que nous travaillons la terre, et qu'à Kakh Baroukh Hou nous avons à demander ses eaux.

À ce moment-là, ce pain est beau et moelleux. Alors, aujourd'hui, malheureusement, qu'est-ce que nous faisons bien souvent ? Nous travaillons sans arrêt et nous essayons d'aller demander à Dieu de nous donner cette parnassa. Ou alors nous faisons de grandes prières, et nous allons dans Nevé Nechama, ce qu'il faut continuer à faire, même dans les lieux de prière, en général. Et on oublie de travailler la terre, ou de travailler, c'est-à-dire: ne rien faire.

Hachem dit: comprends que le pain, le travail ne peut venir qu'avec ton travail, et le blé, l'orge, ce qui nous permet d'avoir du pain, ne sera donné que si tu travailles. On verra dans un prochain chiour pourquoi il y a ce déséquilibre qui se fait de nos jours, par rapport à l'époque où nous avions simplement des grappes de raisin qui faisaient 240 kilos, et des grains de blé de la grandeur d'un œuf d'autruche. Vous voyez donc que ce n'était pas le nombre d'hectares de plantation qui était important, mais la valeur nutritive de chaque produit. On verra plus tard quel était cet équilibre.

Cours de Machon Meir

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