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Iyar, mois de guérison et de lumière

Le sens du mois d'Iyar : guérison collective, lumière des patriarches et renouveau de la dignité juive.

12 min

Rav Chlomo Chiche

Ensuite : Le hasard, l'erreur et la Providence cachée, 36 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom, chers auditeurs, Docteur Chiche des Montagnes Saintes de Jérusalem. Le mois d'Iyar est le deuxième mois de l'année des mois juifs. Il commence au printemps, après le mois de la sortie d'Égypte, le mois de Nissan. Le mois d'Iyar a pour signification lumière, luminosité. Il vient du mot Or, « lumière » en hébreu, tel que vous le voyez au-dessus de ma tête, sur le côté gauche, avec un Vav, et se transforme en Iyar, avec deux Youd. C'est une forme hébraïque, comme Din se transforme en Dayan: la justice devient le justicier, le juge, Dayan, avec deux Youd.

Ce mois d'Iyar est un mois de santé, de guérison. Les sages d'Israël ont donné, sur chaque lettre d'Iyar, un mot. Aleph, Ani, moi. Youd, Hachem: « Je suis le Dieu, ton guérisseur, ton médecin. »

De quelle guérison s'agit-il ? La première chose évidente, c'est que lorsque nous sommes sortis d'Égypte, nous sommes sortis comme un peuple d'esclaves qui avait été en esclavage 210 ans, 86 ans dans le joug de l'esclavage, dans la profondeur du joug de l'esclavage. En sortir, il faut véritablement une guérison.

Mais comme il s'agissait du Roi du monde, Créateur du monde et Roi d'Israël, qui nous guérissait, ça a pris seulement 49 jours jusqu'au don de la Torah. C'est la première guérison collective, qui s'est passée pendant le printemps de la sortie d'Égypte. Mais cette guérison continue d'année en année depuis cette première délivrance de l'esclavage d'Égypte.

Nous avons vu l'importance de la lumière au printemps dans le premier cours: le rythme qu'elle entraîne au niveau de notre vie biologique, émotionnelle, psychologique. Nous avons vu que sortir de l'esclavage, c'est donner à chacun sa dignité, son respect, son espace vital. Et l'espace est donné lorsque le temps commence dans le monde. Nous allons voir à quel point la dignité de l'individu est dépendante de la dignité de la collectivité.

Car la guérison ne se limite pas à une guérison individuelle. Il s'agit d'une guérison collective qui va commencer par un exemplaire, par un échantillon humain qui s'appelle le peuple d'Israël. Elle va commencer par cet échantillon pendant le printemps, mais elle va continuer pendant toute l'histoire, et elle va finalement conquérir toutes les formes humaines qui sont sur la terre, qui sont toutes les nations. Mais cela commence par l'échantillon d'Israël au moment du printemps, moment de la lumière, où tout se réveille, où il y a un mouvement, où il y a l'éveil de toutes nos émotions, de toutes nos tendances.

Donc, nous allons exprimer cette guérison collective. Le mois d'Iyar est mentionné dans la Bible, au livre des Rois, au sixième chapitre, lorsque le roi d'Israël, le fils de David HaMelech, Chlomo, Salomon, va décider de construire le Temple. Il va commencer cette construction le deuxième mois, le mois d'Iyar, qui s'appelle dans la Bible le mois de Ziv. Ziv contient la notion de luminosité, de lumière éclatante.

Rachi cite la luminosité qui existe, la brillance qui existe au niveau de la nature. Pourquoi, dit-il, le roi Salomon a-t-il choisi le mois de Ziv pour commencer la construction du Temple, qui est lui-même la lumière du monde ? Parce que dans la nature, au printemps, cette luminosité, cette brillance particulière se révèle au niveau du monde des arbres, qui sont dans une splendeur dans la nature.

Mais la Guemara, le Talmud, va dire qu'il s'agit de la luminosité de ceux qu'on appelle les luminaires d'Israël. De qui s'agit-il ? Il s'agit d'Avraham, Yitzhak et Yaakov. Ils sont appelés ceux qui sont lumineux, Ziv, Taneh, Olam. Leur lumière est aussi une lumière, mais pas la lumière de la nature. C'est une lumière qui s'exprime dans la nature, mais ce n'est pas la lumière de la nature: c'est une lumière qui va révéler la lumière de la nature.

À propos d'Avraham, il est dit dans l'enseignement homilétique de la Torah, dans le Midrach, que c'est celui pour lequel il a été dit Vayéhi Or, Yéhi Or, « Que la lumière soit »: c'est Avraham, la première lumière. Mais il y a aussi la lumière d'Isaac, et la lumière de Yaakov. Chacun a sa lumière particulière. La lumière d'Avraham est celle qui resplendit le matin, au début du jour: c'est la générosité de la journée qui commence, mais aussi la générosité du temps qui commence pour Israël. C'est la générosité du printemps, de la délivrance d'Égypte, et c'est elle qui est en rapport avec la lumière d'Avraham.

La lumière d'Isaac est celle du milieu du jour. Si nous voulons la rapporter à l'année, aux saisons, c'est la luminosité de l'été qui, en son cœur, révèle la brillance de la force de la Torah, donnée sur le mont Sinaï lors de la fête de Chavouot. Et la lumière de Yaakov est celle qui se révèle à la fin du jour, et aussi au moment où, dans l'histoire, nous arriverons à l'instant où toutes les nations, ceux qui ont le cœur pur parmi les nations, viendront à Jérusalem porter leur sacrifice au Temple pendant la fête de Souccot. C'est la troisième forme de luminosité.

Pour qu'il y ait cette luminosité dans le monde, il ne faut pas uniquement la luminosité de la nature. Nous avons dit qu'Israël ne se préoccupe pas uniquement de faire valoir les forces biologiques de survie. Il y a quelque chose qui fait mouvoir le peuple juif, qui est bien au-dessus de cela: le retour, pas seulement de la luminosité, mais aussi la sortie de l'esclavage, telle que nous la voyons dans la sortie d'Égypte, et donc le retour de la dignité de chaque individu, mais aussi de la collectivité.

En quoi ce retour de la collectivité est-il en rapport avec notre thème d'hier ? Eh bien, le fait qu'en Israël nous vivons, depuis 50, 60 ans, un renouveau de la dignité collective. Le respect d'Israël est revenu dans le monde. Depuis l'indépendance d'Israël, cela n'a pas été très bien supporté par les nations. Mais cela s'est révélé beaucoup plus fortement lors de la réussite de la guerre des Six Jours, et ensuite par la délivrance de Jérusalem, où nous devons reconstruire à Jérusalem le Temple, qui est la lumière qui va redonner l'espace digne à chaque individu, en commençant par l'échantillon d'Israël, bien entendu.

Tout cela s'est passé dans le mois d'Iyar. Au début du mois, le 5 Iyar, c'est la fête d'indépendance, le retour de la dignité juive sur la terre d'Israël; et le 28 Iyar, à la fin du mois, c'est la fête qui commémore la délivrance de Jérusalem. Ce temps-là a été prévu par de nombreux sages d'Israël, qui ont parlé de ces dates il y a de nombreuses centaines d'années. Ils ont révélé que c'est dans ce mois d'Iyar qu'il doit se passer tellement de choses.

Il y avait déjà une lumière dans ce mois d'Iyar. C'était la lumière de Rabbi Chimon Bar Yo'haï, le 18 Iyar, Lag BaOmer. C'est cette première lumière qui illumine en fait tout le mois. Il y a aussi la lumière de Pessa'h Chéni, mais nous pourrons dire que c'est une lumière qui est un petit peu escamotée par le fait que c'est …

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