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Remonter les midot vers leur racine, selon le Rav Kook

Comment redonner à nos forces et à nos élans leur sens originel, puis les amplifier vers le bien.

18 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Le paragraphe 14 d'Orot HaTeshouva : l'opacité du péché, 56 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va prendre maintenant le chapitre Yod Dalet. On quitte actuellement des textes très généraux pour entrer dans des textes très spécifiques, qui essaient de s'adresser à des problèmes individuels. On va voir. Premièrement, le titre: vous voyez, Netivot Techouva.

C'est là qu'on va rencontrer un texte dont je vous avais parlé à l'époque, qui complète certaines paroles.

Hach al pi shehen tovot, aval einana be ma'ala gedoula ou me'ira, limkor shoshan, velaha iran ve'or shel gedoula. Horshem shemo'ilim la'olam, kulou ve'aliyat ha'midot ve'machashavot ha'nefulot. Kach, ve'yoter mo'ilim u metinvim la'olam al yede'a la'atan she'l ha'midot ve'machashavot ha'ketanot

Maintenant, pour comprendre ce texte, essayons premièrement de situer certains thèmes qui sont présentés par moi.

Le Rav Kook présente un premier thème ici, qui est dit en termes de léhaalot, etamidot, véamarshavot, haraot, leshosh. L'moshorech, c'est la racine. Quand on porte certaines forces en nous qui sont mal utilisées, le mal de ces forces n'est pas leur vitalité: c'est la mauvaise utilisation de ces forces.

Les forces de notre vie sont des forces qui, à leurs racines, sont des messages de vitalité. Il s'agit de les utiliser en tant que telles. Mais quand j'utilise cette force pour autre chose, que je la dirige mal, que je l'éloigne de ce pourquoi elle a été mise en vie, je peux arriver à faire des choses non faites. Mais restituer cette force à ce pourquoi elle a été faite, la ramener à son sens pour lequel elle a été donnée au monde, c'est comme ça que je reprends ces forces et que je les utilise comme il faut.

Ce n'est pas difficile d'avoir des exemples. Prenons un exemple d'excès: la gloutonnerie, qui est une idée rare, c'est le fait d'utiliser l'expérience de la nourriture d'une façon négative, pour le plaisir, et non pour ce pour quoi finalement l'appétit a été créé.

L'appétit mal utilisé, ce n'est pas parce que l'appétit est quelque chose de mauvais. Simplement, il faut comprendre que la racine de la notion d'appétit, c'est le fait que HaKadosh Baroukh Hou bénit quelqu'un qui fait quelque chose de bien fait. Le fait que l'homme se nourrit pour vivre, c'est une mitsva.

Prendre des forces, se nourrir pour être au service de HaKadosh Baroukh Hou, pour faire des mitsvot: HaKadosh Baroukh Hou bénit cette personne qui fait les choses bien faites, par le fait qu'elle a du plaisir aussi à faire ses mitsvot. Redonner à l'appétit son sens authentique, c'est ramener la notion de l'appétit à sa racine, à sa raison d'être. Il en est de même pour, euh…

Toutes les forces, toutes les joies que l'on a à travers toutes les activités de la vie. Toutes ces joies que l'homme peut vivre à travers des activités dans lesquelles la bénédiction divine se déploie. Mais la faute est d'utiliser cette force, chercher le plaisir au lieu de chercher le but de cette force, et utiliser le plaisir pour l'accomplir comme on le veut. Ça, c'est l'idée de…

La lote est amie d'

Maintenant, le Rav dit: ça, c'est quelque chose qui… ce mouvement, cette analyse, existe dans le cas où l'on fait des choses mal faites. Mais pas uniquement dans ce cas. Le Rav dit: Keshem shetzichim, lalot, etamidot, etamarshavot, araot, leshtosha. De la même façon que l'on doit remonter nos midot, nos approches de la vie, nos réactions, vers amarshavot et notre pensée, qui sont mauvaises actuellement.

Leurs racines, shorsham, pour les restituer dans leur véritable bon sens, plutôt que de les taknam ou de les matkam, pour les corriger, les radoucir. Ken, et c'est ça le message de ce paragraphe: ken, srichim lehalot et hamidot et hamarshavot akhtanot: il faut remonter les midot, les réactions intérieures, et les pensées akhtanot qui sont vécues.

Dans la petitesse. Afalpichem tovot: quoiqu'elles soient bonnes, elles sont pour le moment petites. Enam bema lakdola omeyra: elles ne sont pas encore arrivées à un niveau de grandeur et de lumière. Il faut remonter ces midot à leur nekor shorsham, à leur source. Pourquoi ? Le hairam behor shelgdouma, pour les illuminer.

D'une lumière de grandeur. Du moment que j'arrive à comprendre que cette force qui est en moi est une force bénie, quand je commence à comprendre que cette force que je porte en moi est pleine de sens, que je n'ai pas encore eu l'occasion de la mettre en vie dans sa plénitude, mais que je sais que sa nature est bonne…

Sa nature de qualité, sa qualité. Je suis convaincu qu'elle a un sens. Je suis convaincu qu'elle est bonne. Je suis convaincu qu'elle est de source divine. Une fois que j'en suis convaincu, j'ai toutes les raisons de l'amplifier, de la mettre en vie. Et c'est une étape dans la vie, une étape d'une balchouva qui a découvert des valeurs. Son rôle actuellement n'est pas de quitter le mal.

C'est, une par une, ces valeurs qu'il a réussi à rencontrer actuellement, dont il a réussi aussi à les situer comme étant des valeurs qui ont un sens, qui sont belles, qui sont pures, qui sont pleines de sens pour lui. Une fois qu'il a réalisé ces valeurs, il faut les mettre en vie. Là, je vous rappelle un enseignement que je vous ai cité plusieurs fois: celui de Rosh Yeshiva de Merkaz, Rav Shapira, dans le Khayim Toubine.

Il y disait, il le dit toujours, que le travail du talmid chacham dans la yeshiva, ce n'est pas tellement de lutter contre le mal. L'essentiel de l'Avodah, c'est d'amplifier le bien, d'agrandir le bien, d'agrandir la lumière, d'agrandir notre engagement dans le bien. Ça, c'est son travail. Alors le Rav continue dans cette direction, au Kesher.

Che moïlim la olam, koulo, béaliat hamidot véhamachavot, anyoufoudot. De la même façon que l'on aide le monde entier par le fait que l'on est capable de remonter des penchants, des forces déchues qui étaient tombées, qui avaient perdu leur sens, qui avaient perdu leur direction, et de reprendre ces forces pour les situer comme il faut. Car veyoter moïlim ou metilim la olam.

C'est de cette façon, et encore plus, que l'on fait du bien au monde entier: à l'yédé, à alat, chez l'amidot, vers marshabot, à ketanot, que chez olot il y aura gdoulon. C'est à travers le fait que nous remontons des comportements, des pensées qui sont pour le moment petits, pour les faire grandir, les faire remonter vers la lumière en grand.

Et leur donner toute leur force, toute leur capacité, toute leur amplification. C'est quelque chose qui est très net, je pense, pour celui qui monte en Erets Israël. Parce qu'on a quand même, quelque part, dans notre expérience de Koutsla Harech, une rencontre avec des valeurs. Mais ces valeurs n'arrivent pas à être vécues dans leur plénitude. On sent qu'on est limité.

Quand on arrive en Erets Israël, une des impressions les plus extraordinaires que l'on a, c'est l'impression que, ici, ça se vit. Ici, c'est autre chose. Ici, tu sens que tu peux donner …

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