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Orot HaTechouva : la techouva qui corrige le passé

Le Rav Kook montre que la techouva peut réparer rétroactivement le passé, et pas seulement changer l'avenir.

59 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Orot HaTeshuva : la techouva qui touche le fond de l'être, 52 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ce que je vais vous dire, c'est pour moi apparemment une solution de facilité, mais je veux dire qu'il faut savoir que les textes du Rav Kook sont écrits par un homme immense. Qui avait une vitalité intérieure énorme, et qui vivait des moments de spiritualité qui vont très, très loin, très profond. Et nous, nous participons un peu

à cette vitalité-là. Ce n'est pas évident qu'on soit capable de vivre avec la même impétuosité et la même force ce qu'il vit. N'empêche que c'est un homme d'une psychologie énorme, qui connaît son peuple, et tout le monde est d'accord pour dire que ce texte est un chef-d'œuvre pour chacun de nous. J'espère que j'aurai la force de vous ouvrir un peu les portes d'Orot HaTechouva, mais je vous dis ce que je vous ai déjà dit plusieurs fois: sachez que ce livre doit vous accompagner.

Je suis convaincu que dans cent vingt ans, vous comprendrez beaucoup plus que maintenant. On en reparlera dans cent vingt ans. Bon, pour autant que je sache, ce que j'ai embarqué chez moi: la dernière fois, on a fait quelque chose qui tournait autour du « Pérek Exaïm », les paragraphes Hé, Hé, Kofav. Ça se passe autour de la page Noun-Bet. Tu n'es pas dans le nom, mais tu vas le mettre.

Tu vas mettre ton nom. Tu vas mettre ton nom ? J'ai pas la place. On va trouver une place. Tu vois, Benichouch Mouel, tu mets 22 avec ton nom. Ah, je comprends tout. Tu mets ton nom, puis ensuite tu mets un crochet à la dernière ligne. Pour autant que je sache, on avait vu la dernière fois, donc à la page Noun-Bet, il y a le paragraphe Ayin, Ayin, astérisque. Maintenant,

si on veut essayer de s'engager dans le Vav, il faut faire ça avec patience, dans l'espoir que peu à peu les choses s'éclairent. Mais le message n'est pas facile. L'hébreu est riche, et c'est tout un programme qui est proposé pour nous relier à ce potentiel de techouva que l'on porte en nous. Je reviens encore et encore sur

l'appel à la prise de conscience de ce qu'est la techouva, et du potentiel qui est remis entre les mains de l'homme à travers cette techouva. La première chose, une techouva simple, c'est le fait de réaliser que c'est mal, et de changer de direction. À partir de maintenant, je ne fais plus de bêtises.

Je suis un grand homme, enfin. J'ai un grand nez. La prochaine fois, tu peux le faire à peu près. Tu n'as pas encore mis de sucre du tout ? Ça a l'air très bon. Tu entendras mieux là, je crois. La dernière fois, on avait vu, c'est ce qui est marqué chez moi, la page Noun-Bet, les petits paragraphes. Dans ces paragraphes, le Rav insiste énormément sur

le fait que la réalité, telle qu'elle a été créée par le Créateur dans son immensité de grandeur, est quelque chose de beau. C'est quelque chose de plein d'harmonie, c'est quelque chose qui appelle la vie. Le fait qu'à l'intérieur de ce monde, HaKadosh Baroukh Hou ait créé un homme avec la possibilité de faire des fautes peut être compris

comme le désir de donner à l'homme l'occasion d'être créateur et de mériter la lumière divine. En créant un monde dans lequel le bien et le mal existent, il y a une porte ouverte devant la créativité de l'homme, la capacité d'aller vers le bien et de créer quelque chose de neuf. Mais cela s'accompagne aussi de la possibilité de faire les choses mal, de mal faire.

Et malgré tout, on voit que le monde a été créé comme ça, pour pouvoir permettre, apparemment, — je crois que c'est une lecture juste — à l'homme de vivre l'expérience d'acquérir, par son effort, la rencontre avec la lumière divine. À travers cette expérience, cette réalité, se crée un monde

qui est une possibilité, un potentiel de beauté qui va très grand. Mais c'est aussi un monde dans lequel l'homme peut fauter. À l'intérieur de ce monde dans lequel l'homme peut fauter, il y a aussi moyen de récupérer. Et il y a quelque chose d'extraordinaire, qui n'est pas évident, qui n'est pas normal: le fait que l'on peut, on en a déjà beaucoup parlé, mais encore une fois,

on peut, à travers l'expérience de la techouva, non seulement corriger notre chemin à partir de maintenant, mais quelque chose de beaucoup plus profond, qui est la base finalement profonde de la psychanalyse. C'est cette capacité qui a été donnée à l'homme de pouvoir rentrer rétroactivement dans son passé,

et à partir d'aujourd'hui, dans mon présent, de corriger quand même rétroactivement mon passé. C'est une chose extraordinaire. Je peux, avec les forces qui me sont données, non seulement changer mon comportement à partir de maintenant, mais si j'ai la force et le désir de rentrer dans mon passé, une porte est ouverte devant la capacité de corriger rétroactivement.

Et la rencontre que l'on a faite avec la vie dans l'erreur d'une faute nous a fait rencontrer une partie de la vitalité du monde, de la vie de l'homme. On l'a rencontrée. Malheureusement, on l'a rencontrée à travers la faute, mais on l'a rencontrée. À travers la techouva, finalement, on acquiert une connaissance de cette zone de vitalité. Maintenant, on est capable de la revivre à nouveau, mais bien.

C'est-à-dire que toute l'expérience de la rencontre avec la vie, qui s'est faite malheureusement dans la faute, peut être récupérée comme une expérience positive avec le temps. Et même, d'une certaine façon, encore plus que ça, dans la mesure où l'on met en jeu des forces spirituelles très positives que l'on découvre en nous-mêmes et que l'on met en vie,

alors que ce sont des dimensions de vitalité qu'on n'aurait peut-être pas pu imaginer en nous s'il n'y avait pas eu cette douleur du péché, cette volonté de se corriger, l'effort qu'on y met pour essayer de se corriger complètement. Ken ? Tu lèves ta voix dix ou vingt fois plus. Réellement, réellement.

Le fait de donner une liberté à l'homme, ça lui permet d'être un créateur. Mais, autour de ça, dans la mesure où je veux qu'il soit un éventuel créateur dans le bien, c'est-à-dire qu'il peut faire ou ne pas faire le bien, créer ou anti-créer,

se trouve finalement l'autre côté: le fait que le mal est possible. Mais c'est à l'intérieur d'un monde dans lequel le mal est possible que celui qui choisit le bien a une puissance de créativité qui est différente de celui qui se promène dans un monde dans lequel on ne peut pas faire de fautes. Maintenant, est-ce que c'est pour permettre le mérite uniquement que ceci existe,

ou est-ce que quelque chose de plus intrinsèque, qui est encore plus profond que tout ça, se cache derrière l'existence de la faute ? C'est ça. On a une vie entière pour y réfléchir. Yosef, vas-y.

— Qu'est-ce que ça veut dire, créer pour l'homme ? Parce que seul Dieu peut créer à notre niveau. Comment ? Qu'est-ce que ça veut dire créer pour l'homme ? Parce …

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