Quand l'âme s'élève et laisse le corps derrière elle
Le danger de l'étude mystique sans tchouva : les forces intérieures se réveillent et livrent bataille au retour.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Quand la techouva achoppe sur des empêchements, 23 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Présentation du passage
Le titre est Netivot Techouva Bratiyot, c'est-à-dire des chemins, des centres de travail personnel. On commence par le paragraphe beth, à la page Kouf Alef. Parfait.
« Aruchanim lem'ala be'olam ha machachava ha elyona, ve'agouf me'izav min ha néchama, ve'al yedezeh hamidot ha ra'ot sholtot bo. Ve'akhach kach, keshé ha istakelout ha ruchanit ha elyona negemeret, roach ha chayim chozer la regilout shelo, moslet ha néchama et ha gouf chavour,
bekilkouli tchounotav, matkhila milchama penimit gedola ou mesukenet meoud. Ou vichvim kach, tsricha a techouva imechefetza zikouh amidot, liyot godemet l'aliyah ha istakeutit, ve'ad mechshirim ezi tsad shel maga, ben ha gouf el ha néchama, gam be'it'alouda ha yona. »
Prenons un peu ce qui est dit ici. Premièrement, au niveau du message, le Rav parle d'un cas dans lequel on se lance dans une étude très spirituelle, qui sont des thèmes, disons, de proximité avec le divin, du texte supérieur, du mystique, très riche apparemment, mais où il faut se donner pleinement, et par l'esprit et par la pensée.
Et quelquefois, ça prend très fort l'être-esprit. En réalité, dans notre vie, on est constamment aux aguets par rapport à nos forces intérieures. Et en particulier, il faut toujours être capable de tenir nos yetsarim en main. Mais pour ce faire, il faut quelque part que notre pensée, que notre intelligence, que notre capacité d'être alerte
soit consciente des tendances intérieures qu'on porte en soi-même, pour les dominer. Aussi bien la colère que toutes sortes de tentations, d'envie, que l'on doit savoir freiner. Mais il se peut que, à travers l'effort, l'intérêt qui se déclenche et qui se déploie autour de l'étude très spirituelle, on délaisse notre monde intérieur,
au niveau de notre vie de tous les jours. Et pendant un certain temps, quand on revient après notre tiyoul rouhani, notre promenade spirituelle, on se retrouve avec un monde intérieur qui est délaissé. Il y a toutes sortes de forces qui peuvent apparaître, toutes sortes de tentations, toutes sortes d'envies qui se sont déployées intérieurement parce qu'on n'a pas tenu notre monde intérieur en main pendant ce temps.
Le Rav dit: c'est dangereux. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Faire la chose suivante, dit le Rav: essayer de mener avec nous, dans notre monde spirituel, une relation avec nos midot. Comment on le fait ? À travers le fait qu'on fait techouva. En faisant techouva, on remonte notre monde intérieur, on le relie
à notre monde spirituel. Et en faisant cela, quand on avance dans notre monde spirituel, on reste en contact avec d'autres choses. On avait vu il y a quelques semaines un texte, un peu plus haut, juste ici, dans lequel le Rav parle du fait que, quand on fait techouva et qu'on remonte dans le monde spirituel avec notre techouva, il faut apporter avec nous aussi notre monde d'action,
notre monde engagé dans ce monde. Ce qu'on a fait dans ce monde fait partie de notre être spirituel, et cela doit monter aussi dans notre aventure spirituelle. Je crois que c'est un peu le même genre de thème qui se retrouve ici. Rentrons un peu dans le texte.
Les « famines »: Aliede, Mâche, Mit, Tamsim, Lyot, Mut, Bak, Béouf, Anyot et Lyonin. Quelquefois, quand on s'efforce de s'unir à une dimension de spiritualité supérieure, mithromenim kol kochot hachayim, toutes nos forces vitales remontent. Les malas, Beolam ha Marshava El Yonah, en haut, à un niveau de pensée supérieur. Ve Hagouf, Ne'ezav min ha Nesha: et notre corps est laissé quelque part par notre âme, qui s'occupe d'autre chose.
Elle ne s'occupe pas de dominer les forces de notre corps, ce qui est en principe son rôle, un de ses rôles, mais elle revient à sa source spirituelle, dont elle se nourrit, elle jouit de cette force spirituelle, mais, quelque part, elle abandonne son corps. À la limite, ça pourrait être quelqu'un qui quitte son corps. Ça existe, ce genre de choses. Dans notre monde, ce n'est pas comme ça. Dans certaines spiritualités, il y a une capacité, quelque part, de l'âme de quitter son corps.
Ici, on ne parle pas à ce niveau, mais quelque chose dans ce sens-là. Le corps est laissé par son âme, quelque part. À travers ce mouvement, nos mauvaises tendances intérieures s'installent dans notre corps et essaient de le pousser, de l'attirer dans des directions qui ne sont pas voulues, qui ne sont pas bonnes,
et que, en principe, on aurait dû dominer. Mais, étant donné qu'on s'occupait d'autre chose, entre-temps, notre corps a laissé pousser toutes sortes de forces. Et très souvent, dans le monde des nidot, il y a des tentations, des envies. Il y a certaines envies très fortes que l'on a beaucoup de difficultés à dominer. Aharqa, keshayis taklouta rouhali talionan igmeve.
Ensuite, une fois que notre promenade spirituelle vers le haut s'achève, après notre recherche, notre étude, notre vision, la force de la vie revient dans la zone classique dans laquelle nous vivons, dans notre monde. Notre néchama se retrouve devant mon corps, avec des forces qui sont, quelque part, détériorées.
Mais des envies, des forces qui sont créées pendant un certain temps où il n'y avait pas de mise en main. On se retrouve devant milchama, dans une guerre, une lutte intérieure, grande, difficile et dangereuse, parce qu'entre-temps toutes sortes de forces se sont créées en nous par l'abandon intérieur.
C'est pour ça qu'il faut une techouva. Laquelle techouva remet en main, avant de rentrer dans notre monde, nous unit dans notre vie spirituelle avec le monde de notre corps, avec ce désir de corriger nos midot, nos relations avec les forces instinctives de notre corps.
Il faut que cette techouva soit codem et qu'elle précède l'élévation spirituelle. Il doit précéder notre démarche spirituelle. Ve'az marchirim ezetzach el ha gouf el ha néchama: on se retrouve dans un contact, un certain contact, entre notre néchama et notre corps, qui continue malgré notre ascension spirituelle, même pendant notre aliyat, pendant notre ascension.
## Les quatre entrés dans le Pardès
Ce thème a peut-être été touché, par exemple, dans ce texte. C'est la Tossefta, par exemple, qui parle de ces arba'a chachamim qui sont entrés dans le Pardès, et dont chacun a eu certains problèmes qui se sont réveillés, qui sont apparus quand ils sont entrés dans le Pardès. Quatre grands sages sont entrés dans le Pardès:
Rabbi Akiva. On dit que chacun d'eux, à sa façon, a eu un problème, sauf Rabbi Akiva, qui est revenu de cette promenade et s'est retrouvé sur ses pieds. On dit qu'Elisha ben Abouya a renié sa émouna. On dit que Ben Zoma a perdu sa raison. On dit que Ben Azaï est mort en extase. Chacun à sa façon. Ils ont quitté.
Disons que, dans le cas de Ben Azaï, c'est une vision tellement forte au niveau spirituel qu'il a quitté son corps, alors que notre rôle, ce n'est pas de quitter notre corps. Si on est venu dans ce monde, on aurait pu rester là-haut. On est venu dans ce monde pour faire quelque chose dans ce monde, …
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