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Jérémie 3 : le retour d'Israël après la rupture

Le prophète examine, par la métaphore de l'épouse répudiée, si Yehouda peut revenir vers Hachem.

1 h 00

Rav Rony Akrich

Ensuite : Jérémie 3 : le retour de Yehouda sans cœur, 1 h 01

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Le chapitre de Yirmiyahou commence par les mots « Ren Yéchallah ». Ce chapitre se partage en plusieurs parties, importantes pour la construction du texte prophétique, et nous allons voir pourquoi et comment. Dans le texte prophétique, il faut lire le texte et ne pas se contenter de l'expliquer, sinon cela ne sert à rien. Les mots qui sont inscrits sont importants. Vous savez comme moi que les lettres sont des notes, les mots sont des temps, les phrases des mesures, et que le texte devient une véritable symphonie, pastorale ou fantastique, si vous aimez Berlioz ou pas. Vous comprenez ce que je dis ? Ça faisait peut-être une semaine que je n'étais pas là, vous avez peut-être oublié comment cela fonctionne, mais c'est comme ça que ça fonctionne. Allez, je commence. Pasouk Alef.

Nous allons essayer d'expliquer de quoi il est question. Je vous rappelle qu'auparavant nous avons vu des choses très importantes, mais je ne veux pas, comme je vous l'ai dit, revenir à chaque fois sur les sujets. Simplement, nous sommes à l'époque de Yoshiyahou, qui est le fils d'Amone, le petit-fils de Ménaché et l'arrière-petit-fils de Hizkiyahou. Je commence par cela pour essayer de mettre les choses en place. L'arrière-grand-père de Yoshiyahou est roi de Judée. C'est un homme souffrant, et ses conseillers lui conseillent de faire appel au prophète de son temps, Yeshayahou, pour venir le voir et, en tout cas, tenter de lui faire entendre raison. Le roi est sur sa couche, mais il ne se préoccupe pas véritablement de son problème, peut-être physique.

Le prophète ne veut pas venir, car il n'est pas de bon aloi que le prophète se rende auprès du roi. C'est au contenant royal de se rendre auprès du contenu prophétique. C'est une espèce de guéguerre des pouvoirs. Au bout d'un certain temps, Yeshayahou se rend à la raison du roi et vient auprès de lui. Il lui dit: « Votre Majesté, je ne pense pas que vous soyez véritablement malade. Vous avez une autre maladie, mais celle-ci n'est en tout cas pas pathologique. Vous êtes malade d'une maladie bien connue. Laquelle, prophète ? La maladie d'amour. »

Cela veut dire quoi, prophète ? Cela veut dire que vous n'êtes pas marié, Votre Majesté, et qu'il serait bon, de votre part, de prendre une demoiselle pour femme et reine de demain. Le roi lui dit: « Je suis désolé, prophète, mais je ne peux pas prendre femme, car dans mes rêves royaux, dans mes visions prophétiques, j'entends que ma descendance va parjurer la loi d'Israël. » Yeshayahou lui répond: « Ce n'est pas à vous, Votre Majesté, de faire les comptes et les décomptes de l'Éternel. Laissez la comptabilité à l'Éternel. Votre rôle, à vous, roi d'Israël, c'est de tout tenter, de tout essayer. La réussite est entre les mains de l'Éternel. Il est bien clair, Votre Majesté, que vous devez prendre femme. Et j'en suis tellement persuadé que je suis prêt à vous offrir ma propre fille. »

Sa Majesté se rend à la raison et au cœur de Yeshayahou, et il épouse la fille du prophète. Ménaché, l'enfant de Hizkiyahou, n'ira pas dans le chemin de son père, comme son père l'avait bien rêvé. D'ailleurs, Ménaché, qui est le petit-fils du prophète Yeshayahou, n'a pas suivi son propre grand-père. Son fils Amone continue dans la lignée de son père, mais pas dans celle de son grand-père. Et ce que Yoshiyahou va trouver lorsqu'il prend le pouvoir, c'est un royaume qui se consacre, en hébreu ou en français, à un dialogue que l'on veut sanctifier, consacrer, en commun. Sanctifiez la chose. Ce qui est sanctifié ici, à cette époque, c'est l'Avodah Zarah.

Mais ne croyez pas simplement que lorsque nous disons Avodah Zarah, idolâtrie, nous signifions seulement l'adoration du bois et de la pierre. Que nenni. Avodah Zarah, c'est le travail étranger, un travail étrange et étranger parce qu'envers et contre tout, vous servez d'autres dieux. Mais voulez-vous que je vous dise la vérité sur l'Avodah Zarah ? Ce n'est pas simplement que nous allons servir d'autres dieux. C'est que nous allons servir autrui que nous. Vous comprenez ce que je dis ? Servir autrui que nous. Avodah Shehizara Lecha, un travail qui t'est étranger.

Je te dis ce que c'est: tu es continuellement assoiffé, et tu n'attends qu'une chose, trouver l'eau qui pourra assouvir ta soif afin de te rendre repu. Mais tant que tu boiras à des puits étrangers, tu n'assouviras jamais ta soif et tu ne seras jamais repu. Le jour où tu seras capable, comme aujourd'hui, de t'imbiber de l'eau de ton propre puits, alors tu auras toutes les chances d'assouvir cette soif et de sortir d'ici avec l'impression, mais pas seulement l'impression, la réalité d'être repu. Il se pourrait même que cela déborde, et à ce moment-là tu pourras demain donner à autrui. Mais tant que tu te sers de l'eau étrangère, ne pense pas à assouvir ta soif. T'as compris maintenant ?

C'est la raison pour laquelle l'étude est si importante: elle nous permet de partir à la rencontre de celui qui se cache dans celui que je crois être. C'est un peu compliqué, hein ? Mais personne ne nous a dit que nous avions ici un simple travail à faire. On se retrouve dans une situation où le leitmotiv socio-spirituel est un leitmotiv idolâtre. Qu'est-ce qui va donc se passer pour que le roi Yoshiyahou se trouve bouleversé ? Prenez votre Tanakh et allez à la fin du Tanakh, au livre de Divré Hayamim Bet, si je ne m'abuse, au chapitre 34. Regardez le verset 14. Divré Hayamim Bet est le dernier livre du Tanakh. Chapitre 34, verset 14. Ils sont là, juste devant vous. Bon. Je lis.

Oubéotsi èt hakessef hamouva bévèt Hachem. Il faut savoir que Yoshiyahou ne supportait plus de voir les institutions religieuses, et en particulier l'institution par excellence, le Temple, dépravées. C'est comme si la dépravation du Temple déprimait le roi Yoshiyahou. Aussi veut-il puiser dans les deniers de la caisse royale afin d'essayer de redorer le blason de ce Temple. Et regardez ce qui est écrit: alors qu'on sortait l'argent qui était apporté au Temple, le Cohen a trouvé…

…un Sefer Torah de l'Éternel, beyad Moshé. C'est clair, ça. Il trouva le livre de l'Éternel qui avait été remis entre les mains de Moshé. Nos sages en ont déduit que c'était le livre parmi les cinq livres qui avait été écrit par Moshé lui-même, lequel ? Devarim, qui est le code de la route des enfants d'Israël, alors que Moshé va bientôt disparaître de la scène historique. Il laisse à Yehoshoua et au peuple d'Israël un véritable code de la route. C'est fait, Hachem beyad Moshé. Qui a trouvé ce livre ? C'est donc en essayant de rénover le Temple que Hilkiyahou HaCohen trouve ce livre, qui était enfoui depuis je ne sais quand.

Va-yaan Hilkiyahou vayomer el Shafan hasofer: Hilkiyahou transmet le livre à Shafan. Vous savez qui est Shafan ? C'est le scribe du roi. Le scribe du roi, Sefer HaTorah matsati, et il le lui remet en lui disant: voilà ce que …

Cours de Machon Meir

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