Hanouka et la lutte entre la lumière et la culture grecque
Pourquoi la Hanouka célèbre la lumière d'Israël face à l'assimilation voulue par Antiochus.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Hanouka, la lumière qui dépasse les lois de la nature, 20 min
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En votre part, je voudrais parler un peu de Hanouka. Ce soir, nous allons commencer à élargir la lumière de Hanouka. Quelle est la signification, quelle est l'idée, qu'est-ce qui explique Hanouka ? Tout d'abord, il faut comprendre que cette fête, la fête de Hanouka, a pour symbole la lumière. La lumière. Les lumières de la lumière élargissent la lumière.
La lumière nous représente toujours, dans la Torah, le bon. La lumière, c'est le bon. Il y a un Dieu qui est bon. Le rôle de l'homme israélien, dans l'histoire, c'est d'amener le bon au monde, d'amener la lumière au monde. Mais ce n'est pas simple. L'homme israélien est comme une lumière qui vient de la ville au monde.
On veut essayer de comprendre la signification de la fête de Hanouka. La fête de Hanouka, c'est la fête où l'on allume les bougies, les lumières de Hanouka. On essaie de comprendre comment se fait-il que HaKadosh Baroukh Hou nous ait demandé d'allumer la lumière.
C'est vrai que dans la Torah, la lumière représente le tov, le bon. Quand HaKadosh Baroukh Hou a fait la lumière, on dit qu'Il a vu que c'était tov, que c'était bon. Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois, dans un endroit, on apporte la lumière, on apporte le bien, on apporte la clarté. Et ça, c'est le rôle d'Israël. Le rôle d'Israël sur terre, c'est d'apporter le tov, c'est d'apporter l'or, c'est d'apporter la lumière, c'est d'apporter le bien. Ça, c'est le rôle d'Israël. Maintenant, ce rôle d'Israël peut être perturbé par des… des choses qui empêchent l'homme israélien d'être dans l'incapacité d'apporter tout le tov qu'il peut apporter, tout le bien qu'il peut apporter. Et pendant Hanouka, justement, on récupère, on retrouve cette ressource, et on comprend que toute notre vie d'Israélien est justement d'apporter la lumière au monde.
La culture de l'esprit. Oui, la culture de l'esprit. La culture de l'esprit dit que ce que l'on voit, c'est ce qu'il y a. Tout ce qui est extérieur, si c'est de l'air, si c'est de l'énergie, ou si c'est… La culture juive dit que c'est vrai que tout ce que l'on voit, c'est ce qu'il y a. Mais dans cela, il y a un esprit. Il y a un esprit.
Dans le monde, on a deux façons de penser, deux façons de voir les choses: la façon matérialiste et la façon spirituelle. Selon les matérialistes, c'est-à-dire le concret, c'est le matériel. Le concret, c'est la matière. Ce que je vois, c'est la matière, et ça, c'est concret. Et ce que je ne vois pas, eh bien, ce n'est pas concret. Ce n'est pas l'essentiel du monde. Est-ce qu'ils ont raison ? Eh bien non, ils ont raison, c'est vrai. Ce qu'on voit, c'est la chose concrète, c'est la chose réelle, c'est la chose qu'on voit. Mais selon la Torah, ce n'est pas comme ça. Il dit, en effet, que lorsqu'on voit le matériel, on sait que c'est quelque chose de concret et de vrai.
Mais à l'intérieur de ce matériel, il y a ce qui s'appelle le spirituel. Il y a l'âme de lui, du matériel. Et l'âme du matériel, pour pouvoir se dévoiler, a besoin du matériel. Elle a besoin d'un kélil, elle a besoin d'un récipient qui va recevoir l'âme. Mais qu'est-ce qui fait l'essentiel de la matière ? L'intériorité de la matière. Et l'homme israélien, lui, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va se tourner tout le temps vers l'intériorité de la matière. Il va dire: c'est ça qui donne la vie à la matière.
Et les matérialistes vont dire: moi, plutôt… De quoi tu parles ? Je ne vois pas cette intériorité. Quoi ? Parce que tu ne vois pas, alors ça n'existe pas ? La matérialité, c'est ça, la seule vérité ? Non ? Il y a l'intériorité de la matière. Et l'homme israélien va tout le temps être tourné vers la neshama, vers l'intériorité des choses. C'est déjà écrit, à la fin de l'Histoire: « Yaft Elohim le-Yefet, veyishkon be-ohalei Shem ». Yefet …
Yaft, la langue esthétique, la beauté. Yaft Elohim, la beauté. Et Yishkon, la langue de la nature. Il y a la culture Yavan, qui s'occupe de l'esthétique, de la beauté, de la nature, de ces choses. Et la culture israélienne s'occupe de la nature. La nature, qu'est-ce que la nature ? Les deux, qui s'occupent des paroles de la Torah, c'est la nature entre eux.
Or Hachem est de l'Evraim. Chekhina, c'est le tsadik de l'Elokim, l'emet de l'Elokim, l'ava de l'Elokim, l'atchanim… Il ne s'agit pas de tuer la beauté. C'est écrit dans la Torah, les Chazal: Ichana, qui veut ichana ? Qui veut ? Ichana, kelim naim, dirana.
De beaux appartements, de belles maisons. Alors, cela permet à l'homme d'élargir son esprit. Mais ce n'est pas le but. Le but, c'est la pensée de l'homme, la pensée de l'Éternel. Dans la Torah, Yefet, Yefet… je ne sais pas comment traduire: c'est lui qui a donné naissance au peuple de Yavan, des Grecs.
Maintenant, on dit que Yefet, lui, Yaft Elohim et Yefet, c'est-à-dire c'est quelque chose de beau, cette beauté. Ichkon be-ohalei Chem, c'est-à-dire qu'elle doit résider dans la tente de Shem. Shem, ce sont les sémites; Sem, c'est l'homme d'Israël. Donc on prend conscience de la force qu'a Yavan. La force qu'a Yavan, c'est la force de l'esthétique, de la beauté. Mais cette beauté doit être gouvernée, dirigée
par la tente de Sem. La tente de Sem, qu'est-ce que c'est ? C'est l'âme d'Israël. Et qu'est-ce que va faire l'âme d'Israël ? L'âme d'Israël est présente chez l'homme. Elle ne va pas repousser l'esthétique. La beauté extérieure, ça existe. Mais pour nous, ce n'est pas une finalité en soi. La Michna nous dit, bien sûr, qu'une belle femme, de jolis habits et une belle maison permettent à l'homme d'élargir son esprit, d'avoir un esprit ouvert. Mais l'essentiel, c'est l'esprit de l'homme.
C'est l'esprit de Torah de l'homme. C'est-à-dire que l'esthétique n'est pas une finalité en soi. Elle aide l'homme à arriver au but. Et c'est en cela que l'homme israélien se distingue des Yevanim. Les Yevanim, les Grecs, pensent que l'esthétique est une fin en soi. Et nous, c'est un moyen qui permet de dévoiler quelque chose de plus profond.
Mokdonia, ils l'appellent Alexandre de Macédoine. Vous avez entendu parler d'Alexandre le Grand ? Où avez-vous entendu parler de ça ? Alexandre de Macédoine était un jeune homme, mais il était… L'Éternel lui a donné de la force, et il a combattu tout le monde à cette époque-là. Lui, Alexandre de Macédoine, quand il a combattu tout le monde, on peut dire, de l'Afrique jusqu'à, presque tout le monde précédent, il a combattu tout le monde. Comme Napoléon; c'est-à-dire que Napoléon était beaucoup plus petit que nous. Mais il avait un objectif dans ce combat, pas seulement de combattre,
et de gérer le monde, et d'apporter aussi une culture étrangère au monde. C'était son objectif. Surtout en Erets Israël, il y avait quelque chose de très intéressant. Lorsqu'il arrivait à l'étranger, à l'étranger de Petah Tikva, …
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