l’action et l’intention
Rav Yossef David
Ensuite : Le cœur a des raisons que la raison doit connaître, 45 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, alors j'aimerais qu'on voie un peu maintenant la place de l'intention et la place de l'acte. Pour le christianisme, la seule chose qui est importante, c'est ce qu'il y a dans le cœur. Quand les chrétiens parlent des juifs, ils disent: « Vous, peuple charnel, vous imaginez vraiment que HaKadosh Baroukh Hou en a quelque chose à faire que vous mangiez de la viande avec du lait, ou du lait après de la viande, ou de la viande après du lait ? Vraiment, HaKadosh Baroukh Hou en a quelque chose à faire ? » À votre avis, qu'est-ce que vous répondez à ça ? C'est une bonne question.
Khachboukhou, créateur du monde, tellement loin de nous. Qu'est-ce qu'il en a à faire qu'on fasse un truc comme ça ? Et quand on met les chaussures, il y en a qui mettent des chaussures avec des lacets. Vous savez comment on met les chaussures avec les lacets ? Vous connaissez cette halakha ? C'est pour dire jusqu'où va la halakha. On met le pied droit d'abord, après on met le pied gauche, après on fait le lacet du pied gauche. Vous imaginez jusqu'où elle va, la halakha ?
C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou, maître du monde, créateur de l'univers, en a quelque chose à faire: dans quelles chaussures tu vas mettre le pied d'abord, et quel lacet tu vas attacher d'abord. C'est fort quand même. Alors, le gars lui dit: HaKadosh Baroukh Hou s'en fout de tout ça, ce qui l'intéresse, c'est tes kavanot, tes intentions. Et bon, à priori, c'est un bout de vérité. Enfin, peut-être, pourquoi pas. Il faut expliquer ça: pourquoi l'acte est important. On va l'expliquer.
Alors d'abord on va aller dans un sens, le sens de la kavana. Écoutez bien. Je vais lire dans le Sefer HaHinoukh. Vous connaissez le Sefer HaHinoukh ? C'est un livre très sympa que je vous conseille de lire, facile à lire. L'auteur était tellement modeste qu'il n'a pas mis son nom dans son livre, donc on ne sait pas exactement qui il est. On suppose que c'est quelqu'un de la tribu de Lévi, puisqu'il dit: « Nous, chez nous, les Lévi… » C'est un livre qu'il a écrit pour son fils, on le voit dans le livre qu'il s'adresse à son fils. Et c'est un livre qui, à chaque mitsva, explique à son fils ce qu'il faut savoir.
Dedans, il parle donc des mitsvot, un peu des dinim de la Guemara, à qui ça s'adresse, à quelle époque, et un point qui est important et précis, parce qu'il n'y a pas beaucoup de Richonim qui l'ont fait: pourquoi on fait chaque mitsva. Toutes les mitsvot, il va expliquer pourquoi on la fait. Il donne une explication, une taâma. Alors venez, on lit ce qu'il dit sur la mitsva des Korbanot, je pense. Je vous traduis après.
Le Sefer HaHinoukh nous donne déjà un élément de réponse: pourquoi on a besoin d'actes. Il dit que l'homme est constitué de homer, de matière, et de spirituel. Donc, étant donné qu'on est constitué de ces deux éléments, quand on va faire un acte, ça va élever nos pensées vers les directions qui sont liées avec l'acte. Donc, l'essentiel, c'est quoi ? L'acte ou la pensée ? On a l'impression que c'est la pensée. Mais l'intention, puisque le but quand tu fais l'acte, c'est d'élever ton intention. Oui, c'est sûr que c'est lié, on a une personne.
Deuxièmement, je vais directement en français pour gagner du temps. C'est pour ça que les Hachamim disent cette phrase que vous connaissez bien: HaKadosh Baroukh Hou a voulu purifier Israël. Et donc il a ajouté beaucoup de Torah aux mitsvot, pour inscrire en nous toutes nos pensées, et pour qu'on soit occupé tout le temps à faire du bien. Et grâce au fait qu'on fasse du bien, nos pensées elles-mêmes s'élèvent. Le Zohar et le Ari ont mis en place le monde futur, Olam Haba.
Alors j'ai une question à vous poser. Ça paraît un peu bizarre comme idée. Hachem nous a fabriqué plein de mitsvot, et ça n'a rien à dire, juste pour qu'on fasse plein de choses bien ? Pour pouvoir s'élever ? Quand tu fais des trucs durs, c'est bon, t'as fait quelque chose de dur pour Hachem ? À votre avis, c'est pour quoi, cette mitsva ? C'est pour toi-même ? Regardez bien, c'est un peu dans la science. Il ne s'agit pas de dire: « Pour que vous ne vous ennuyiez pas, je vais vous donner plein de mitsvot. » Au moins, on le fera tout le temps, vous comprenez ? Non. Les mitsvot sont liées au bien. Pas toujours, on comprend. C'est-à-dire que le gars dit: « Je ne comprends pas. Quand je mange de l'huile et de la viande… » Enfin, c'est vrai que tu ne comprends pas, mais ça fait quand même quelque chose de bien.
Il y a marqué, par exemple, à propos de la Kacherout, que la Torah nous donne une raison pour laquelle on mange Kacher: « Quand vous mangez ces choses-là, vous rendrez impures vos âmes. » Et il dit: titmeou et nafshotéhem. Rendre impur notre corps, on comprend plus ou moins ce que ça veut dire. Rendre impures nos âmes, on comprend un peu moins, mais c'est la raison. C'est-à-dire qu'il y a une affinité entre ce que je mange et ce que je suis. Si je mange des hamburgers et des frites depuis vingt ans, il n'y a plus que ça dans mon corps. Donc si j'ai mangé du lion… Et voilà, c'est l'origine de l'expression populaire « manger du lion ». Même dans le langage populaire, on sait que celui qui a mangé quelque chose est marqué par ce qu'il a mangé.
Donc HaKadosh Baroukh Hou nous a donné plein de mitsvot, et ça entraîne notre corps dans une activité qui va le rapprocher de lui. Maintenant, je voudrais qu'on voie quelque chose qu'il connaît. Est-ce que vous avez déjà commencé à étudier le livre du Kuzari ? Vous l'avez étudié ? J'ai investi des mois là-dedans. C'est un livre de base. Dans les livres d'émouna, de pensée juive, un des livres de base s'appelle le Kuzari. Je vous raconte de quoi ça parle, comme ça on gagne du temps pour la lecture du texte.
Il y a un roi. C'est une histoire vraie à la base. C'est l'histoire d'un roi, au VIIIe siècle, en Russie, dans le peuple des Khazars, qui était roi des Khazars et qui avait tout le temps un rêve qui revenait. Dans le rêve, il y avait marqué Maasecha reshura,, Mishnah Allah. C'est-à-dire: tes pensées sont pures, tes pensées sont voulues devant Hachem, mais tes actes ne sont pas bons. Et il a commencé à chercher comment devenir quelqu'un de meilleur, de plus pieux. Il s'est même mis à devenir lui-même prêtre dans son temple d'idolâtrie. Il ne savait pas quoi faire. Il continuait à avoir le même rêve.
Qu'est-ce qu'il a dit ? Il faut absolument que je trouve quel est le vrai acte. Si mes pensées sont bonnes et que …
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