Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Israël, l'âme de la Torah selon le Rav Harlap

Pourquoi la neshama de la Torah orale est la nation d'Israël, et ce que signifie « au nom de tout Israël ».

56 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : La notion nationale dans l'étude de la Torah, 56 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, nous reprenons ce que nous avons déjà commencé. Nous sommes dans Mahayane Hayeshwa du Rav Harlap, zatsal, Birchout Arab. Nous traitons de la notion de nation, du côté national de notre judaïsme, de la Torah et des mitsvot. Nous avons dit que l'essence même de toute la Torah et de toutes les mitsvot, en rapportant un midrash qui nous dit que Israël précède la Torah. Ce qui veut dire que la neshama de la Torah, c'est Israël. On peut dire que la Torah chez le Pé'alpé, c'est Israël. Car la Torah écrite, c'est en réalité le texte de la Torah, mais la Torah orale, qui est l'âme de la Torah, c'est Israël.

J'étudie la Torah, je vis la Torah pour dévoiler l'essence de la neshama de la nation d'Israël qui est à l'intérieur de cette Torah. Autrement dit, c'est la neshama d'Israël qui a été utilisée pour créer la Torah. Et c'est avec la Torah que HaKadosh Baroukh crée le monde.

Il faut que tu comprennes que ce texte, ce midrash en question que tu utilises, HaKadosh Baroukh Hou a fait le tour des nations. Ce n'est pas qu'il est allé d'une nation à une autre. C'est tout simplement pour nous révéler qu'il n'y a aucune autre possibilité dans le monde, si un jour tu te poses la question, si quelqu'un d'autre aurait pu jouer ce rôle. C'est ça que ça veut dire. Dieu n'est pas allé demander à personne, il n'y avait personne encore, il n'y a personne à qui demander.

Comme tu dis, par exemple, HaKadosh Baroukh Hou, regarde avec les anges: est-ce qu'il doit créer l'homme, est-ce qu'il ne doit pas créer l'homme ? Est-ce que tu crois vraiment qu'il y a des anges qui sont à côté de Dieu ? Ce sont des représentations de la pensée divine qu'on appelle des anges. Mais en réalité, ce sont toutes les possibilités qui peuvent un jour monter dans ton cerveau en te posant la question.

Donc on va appeler un ange la vérité, on va appeler un autre ange la justice, on va appeler… Et les nations du monde, ce sont encore d'autres possibilités. Est-ce que c'est possible ? Cette chose a donc été rayée, puisque la première pensée divine, c'était Israël. Pour te dire que même si un jour tu poses la question: est-ce qu'il aurait été possible de faire ce travail avec quelqu'un d'autre qu'Israël ? La réponse est non. Alors on te donne ce midrash, d'accord ? Il ne faut pas rester au premier degré du midrash.

La Torah Shebikhtav, c'est la base, mais elle est en réalité comme un coffre. Ce coffre, un coffre. À l'intérieur du coffre, c'est une image que le Ben Ich Haï nous donne, et je te la donne. À l'intérieur du coffre, il y a des creux. Du velours avec des creux. Écoute jusqu'au bout.

Dans chaque creux, il y a une forme. Ceux qui ouvrent la boîte et qui voient ce velours avec des creux ne comprennent même pas ce qui se passe, jusqu'à ce qu'on explique qu'en réalité chaque creux est là pour recevoir un diamant, une pierre précieuse qui a la forme du creux. Et tant que tu n'as pas mis la pierre précieuse sur son écrin, c'est comme si la boîte était restée vide. Donc la Torah écrite sans la Torah orale, qui est la neshama, c'est comme une boîte vide sans ses diamants. D'accord ?

Chez le Pé'alpé, qui est la neshama en fait, qui est tellement élevée qu'elle n'est même pas mise en lettres et en textes. Ça veut dire que quand quelque chose est déjà dit dans un texte, c'est qu'il est déjà plus limité. Quand quelque chose est supérieur à un texte, ce sont des choses qu'on ne peut même pas dire. Tellement elles sont grandes, on ne peut même pas les limiter dans des mots. Et plus c'est élevé, moins tu pourras le limiter dans des mots.

Donc la Torah orale, qui au départ devait rester orale, c'était justement parce qu'elle avait un sens tellement profond qu'il est difficile de le mettre par écrit. D'un côté, c'était une obligation pour ne pas oublier, c'est pour ça qu'on a mis la Torah par écrit, mais il y a une dégradation quelconque, parce qu'on a perdu, en fait, le sens encore plus profond de cette chose-là. Bien entendu, après la Michna, il y a encore des degrés profonds, et jusqu'aux degrés qui ne s'écrivent même pas, qui ne peuvent même pas s'écrire. On appelle ça dans la Kabbale Rad de-lo yada, c'est-à-dire un cerveau, une tête.

Qui ne se connaît pas et qui n'est pas compris. Qui ne peut pas être compris. C'est donc un degré qu'on atteint, si on est dans une bonne position, à Pourim: Ad de-lo yada. C'est-à-dire que tu dois boire jusqu'à atteindre ce degré-là. Quand tu atteins ce degré-là, ce n'est plus la Torah logique que tu as apprise qui est en train de sortir de toi, c'est quelque chose qui vient d'un degré que tu ne comprends même pas, tu ne sais même pas ce que tu as raconté.

Ben, c'est bien, mais il faut savoir que c'est toujours limité dans le temps. En hébreu, on dit: Lo kol yom Pourim. Ce n'est pas tous les jours Pourim. Donc il faut faire attention, savoir qui tu es, pour savoir si tu peux, bekhlal, te mettre dans cette position de boire autant afin de dévoiler ça. Et les kabbalistes boivent quinze verres, pour justement dévoiler ce degré qui est relatif aux deux premières lettres du nom d'Hachem, le Yod et le Hé. Le Yod a pour valeur numérique 10 et le Hé 5. Donc à Pourim, les kabbalistes boivent quinze verres de vin pour atteindre un certain niveau qui s'appelle Rad de-lo yada, qu'on ne peut pas atteindre véritablement, mais c'est Ad de-lo yada. D'accord. Na'hon. Na'hon.

Il n'y a pas de problème, c'est juste tout simplement que la Torah est infinie. Donc ce n'est pas un problème. Au contraire, quand quelque chose est fixé, figé par le texte, c'est là où tu peux perdre le plus, parce que tu l'as coincé dans un système. Tu comprends ? C'est pour ça que je vous dis que, plus que la Torah qui est écrite dans des mots et sur un parchemin, il faut développer la Torah qui est inscrite dans vos yeux, dans votre vie.

Dans votre sang. Ça, c'est une Torah qui peut atteindre des degrés qui dépassent de loin la Torah que vous étudiez avec vos yeux et votre cerveau. Je vous demande de vivre la Torah, pas seulement de l'étudier. De la manger, de la consommer, de la digérer. Qu'elle devienne une partie de vos cellules, car c'est en réalité ce qu'elle est. Mais tant que la Torah reste au niveau cérébral de l'étude intelligente, eh bien, c'est encore limité par la subjectivité de l'homme, par sa limitation. On est obligé de limiter, c'est la réponse que je suis en train de vous donner.

Tout ce qui est dévoilable dans ce monde doit obligatoirement être habillé. Donc le lévouch, c'est la condition pour dévoiler. Regarde …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

64 cours de Rony Akrich, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Émouna, Rav Kook, Erets Israël, Techouva.

  1. 26
    Les voies de la reconnaissance de soi selon la pensée juive
    Comment le corps, l'émotion, la conscience et l'imagination éclairent la nature et le caractère de l'homme.
    1 h 05
  2. 27
    L'écoute émotionnelle et la construction de soi
    Comment l'écoute du texte et de l'autre révèle l'âme et le moi réel, selon Orot HaKodesh.
    1 h 00
  3. 28
    La Brit Mila, alliance qui fonde la terre d'Israël
    Pourquoi la circoncision, alliance du chapitre 17 de Béréchit, est présentée comme un titre de propriété sur Erets Israël.
    1 min
  4. 29
    La génération de la délivrance et la soif de grandeur
    Le Rav Kook explique pourquoi l'affaiblissement de l'instinct ouvre une période de transition vers une émouna consciente.
    57 min
  5. 30
    Israël, l'âme de la Torah selon le Rav Harlap
    Pourquoi la neshama de la Torah orale est la nation d'Israël, et ce que signifie « au nom de tout Israël ».
    En cours de lecture
  6. 31
    La notion nationale dans l'étude de la Torah
    Pourquoi la Torah dévoile la neshama du peuple d'Israël, qui la précède, et ce que cela change dans l'étude et les mitsvot.
    56 min
  7. 32
    La Torah est-elle d'origine divine ? La question de l'historicité
    Comment distinguer un récit véridique d'un mensonge, et pourquoi le souvenir collectif de la Révélation compte.
    50 min
  8. 33
    l’action et l’intention
    35 min
  9. 34
    Le cœur a des raisons que la raison doit connaître
    Pourquoi nos sentiments appellent un examen de leur origine, selon le Rambam dans ses Chmoné Prakim.
    45 min
  10. 35
    La révolte du ghetto de Varsovie : sanctification ou suicide ?
    Le cours examine si le combat de l'OGC relève du Kiddouch Hachem ou d'un suicide collectif, à la lumière de la loi.
    1 h 13

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav