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Paracha Emor (05/05/09)

37 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Hayei-Sara (10/11/09), 56 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, est-ce que vous savez de quoi parle cette paracha ? Ah, ok, d'accord. Alors, vous savez que le livre de Vayikra parle beaucoup de choses qui sont en rapport avec les Kohanim. On appelle le livre de Vayikra Torat Kohanim, comme on le dit.

Donc on va avoir, dans le livre de Vayikra, plein de halakhot qui concernent les sacrifices, le travail des Kohanim, et tout. Maintenant, dans notre paracha, on va parler des interdits pour les Kohanim, de se rendre impurs, et tout. C'est une chose qu'on a déjà énoncée plus ou moins dans d'autres parachiot, mais là, ça va être dit d'une manière totalement claire. Ok. Donc vous avez les feuilles, là, que j'ai distribuées. Chemot, tu prends une feuille, s'il te plaît.

Alors, la règle du jeu dans le Shiour, pour ceux qui ne savent pas encore, c'est qu'il faut avoir lu la paracha avant de venir. Ça demande pas mal d'efforts, mais vous avez le droit d'aller en français. Il faut juste avoir lu pour pouvoir poser des questions. Parce que si vous arrivez sans avoir lu la paracha, vous la découvrirez avec moi, et la possibilité de poser des questions est plus difficile. Ok ? Donc, première partie. Je vais vous donner une feuille où il y a des parties.

Je vous recommande d'avoir un stylo, parce que je suis long, pour prendre des notes. C'est une chose qu'il faudrait s'habituer à faire dans tous les shiourim. Il n'y a qu'avec les notes qu'on est capable de réutiliser les idées. Sinon elles nous paraissent jolies, on les écoute, et à part les effets qu'elles ont sur nous-mêmes, elles ne sont pas réutilisables. Bon, je n'ai pas de stylo à vous donner, désolé. Est-ce qu'il y en a qui en ont ? Vous êtes arrivés en touristes. Touristes.

Alors, la première partie que vous avez, ce sont les halakhot qui concernent le Kohen, le Kohen Gadol, ce qu'il a le droit de faire, le droit de se rendre impur, et toutes les choses qui les concernent. On va voir ensemble ce qui est écrit. Il est marqué: Dis aux Kohanim: il ne se rendra pas impur pour les morts.

Donc, uniquement le cercle des gens très proches, ce sont ceux pour lesquels il a le droit de devenir impur. Qu'est-ce que ça veut dire, devenir impur, en fait ? Assister à l'enterrement. C'est-à-dire que quand on va à un enterrement, si on est suffisamment proche de l'endroit où l'on enterre, où le corps passe, ou alors si on participe quand même, par exemple en posant une pierre, on devient impur.

— Théoriquement, oui, mais bon... Un Kohen n'entre généralement pas dans un cimetière. Il n'entre pas dans un lieu d'impureté ?

Non, non. Le Kohen, effectivement, on demande aux Kohanim, qui ont un travail dans le Beit Hamikdash, d'avoir une certaine séparation d'avec la mort. Vous ne pouvez pas être trop dans la kedoucha si vous êtes trop dans l'impureté. Donc les Kohanim ont des halakhot que nous n'avons pas.

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui est Kohen ici ? Ok, personne n'est Kohen. Donc les Kohanim ont des halakhot en plus, des obligations en plus, et ils ont une kedoucha en plus. C'est le même rapport que vous avez entre un Juif et un Goy. Attention, on ne parle pas des mêmes niveaux, mais un Juif a une plus grande kedoucha, une plus grande sainteté, qu'un Goy, c'est vrai, mais d'un autre côté il a plus d'obligations. Ok ? Un Kohen, c'est pareil.

D'accord, il a plus de sainteté, plus de kedoucha qu'un..., mais d'un autre côté il a plus d'obligations. Il n'a pas le droit de se rendre impur, et il doit faire attention, beaucoup plus qu'attention, à ce qu'il mange, et tout. Dans les mariages, il ne peut pas se marier avec une femme divorcée, il ne peut pas se marier avec une femme qui a une certaine origine de halal, on va expliquer après ce que c'est. Donc il y a toutes sortes de halakhot que nous n'avons pas. Ça va ensemble: si vous êtes plus proches, vous avez plus de sainteté individuelle, alors vous avez plus de halakhot qui vous concernent. Plus d'intérêt.

Et ces différences, si vous voulez, une plus grande proximité d'Hachem entraîne d'une manière inhérente plus de halakhot, plus d'interdits, plus de besoin de se garder. — Juste avant le hachouva ? — Juste après, oui. Non, non, ce n'est pas qu'un rapport. Le lien qu'un homme a avec une femme quand il se marie n'est pas forcément un lien seulement social ou physique, ou tout ce qu'on peut imaginer. C'est un lien devant Hachem.

Et donc une femme qui a déjà été mariée à un homme, il reste quelque part une empreinte de ce lien, même s'il n'a pas été consommé, même si c'était très court, et ça reste. Et on ne veut pas que le Kohen, qui doit être dans le Beit Hamikdash, qui a un travail de proximité avec Hachem que nous n'avons pas, soit dans ces rapports les plus intimes qu'il a sur terre, avec sa femme, si elle porte l'empreinte... d'un autre homme avant lui. Même si cette empreinte a été effacée, même si elle n'est plus là, même si l'homme est décédé, tout ce que vous voulez. Pour le Kohen Gadol, on a dit: même une femme veuve. Mais pour un Kohen ordinaire, une femme divorcée.

— Attends une seconde, Yannatan, tu n'avais pas une question ? C'est bon ? Ok, c'est bon.

— Ah, ouais. J'ai vu, là. J'ai pas pensé à ça, si tu veux.

— C'est-à-dire que le Kohen Gadol, c'est clair que ses pensées peuvent influencer, puisqu'on dit que les Kohanim Gadolim, dans le premier temps,...

...S'il y avait de mauvaises pensées quand il entrait au Kodech Kodechim, alors il ne survivait pas. Mais bon, ça n'a pas duré tout le temps. Au bout d'un moment, quand le niveau du peuple, le niveau général, n'était pas très haut, même ça ne marchait plus. Ok ? Ça, c'est peut-être le tchilat du Kohen Gadol, ou la hachivat du Kohen Gadol.

D'une manière générale, le Beit Hamikdash est le seul endroit où la halakha est modifiée par la pensée. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun autre endroit où, si moi j'ai pensé quelque chose au lieu de penser à autre chose, je suis puni ou il y a un changement dans le monde. D'une manière générale, la pensée, c'est la meilleure chose qu'il faut garder. Si j'ai de bonnes pensées, mes actes, je n'ai même pas besoin de les garder. Quand j'ai de mauvaises pensées, il faut que je m'attache à garder mes actes. Ok ? Donc d'une manière générale, la pensée, c'est ce qu'il y a de plus élevé. Si je la garde, elle est pure, elle est bien dirigée vers la kedoucha, je n'ai même pas besoin des actes; j'ai juste besoin de savoir ce qu'est la halakha, pour être à ma place, ok ?

Je n'ai pas besoin de me garder, je n'ai pas besoin de faire des efforts et tout, parce que j'ai une bonne pensée. …

Cours de Machon Meir

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