Le vote, l'égalité du demi-shekel et les trois courants de Rav Kook
Pourquoi chacun pèse le même poids au vote, et comment chacun choisit selon sa tendance dominante.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Le shofar de Roch Hachana : tkia, chvarim et троуа, 30 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Introduction
Dans la paracha, on voit la première mitsva qu'Hachem nous ordonne: le renouvellement de la lune, sanctifier la lune lorsqu'elle se renouvelle. C'est le Rosh Hodech, le nouveau mois. Moché Rabbénou demande: comment pourrais-je savoir quand la lune se renouvelle ? Il est écrit alors que HaKadosh Baroukh Hou a montré du doigt.
Les Hachamim disent: Il a montré du doigt. Kaze, comme ça, Adzbiya, il a montré du doigt, Vekidesh, et il a sanctifié. Le Rav fait un jeu de mots sur « montrer du doigt » et « voter ». Adzbiya se dit « voter », mais Adzbiya signifie aussi montrer du doigt. Même HaKadosh Baroukh Hou vote, il montre du doigt. Mais nous aussi, nous devons voter.
Je vais vous dire quelque chose sur les élections. On va commencer par la Chekalim. Il est écrit que chaque juif doit donner un demi-shekel, qu'il soit riche, ou roi, ou homme simple, cela n'a aucune importance.
Lorsqu'on étudie les lois du Michkan, le Tabernacle qui était dans le désert, on voit que HaKadosh Baroukh Hou ordonne que chaque juif apporte un demi-shekel.
Pourquoi ? Avec cet argent, lorsque les enfants d'Israël apportaient leurs dons pour le Tabernacle, on achetait les sacrifices qui concernent la collectivité, qui concernent tout Israël. Et avec cet argent, on achetait aussi ce qu'il fallait pour tenir les poutres: les adanim, des socles placés en bas des poutres, à l'intérieur desquels on mettait les poutres pour qu'elles tiennent. Tous les murs autour du Tabernacle ont été faits avec l'argent du Mahatsit HaShekel.
Lorsque chaque juif donnait un demi-shekel, on ne faisait aucune différence entre les riches et les pauvres, entre les grands et les petits, entre les grands sages et les moins sages. Tout le monde était égal à ce niveau-là. Chacun doit donner un demi-shekel, et à ce niveau-là, nous sommes tous égaux.
De même, lorsqu'on vient voter pour la Knesset, pour le gouvernement d'Israël, la voix du Premier ministre et la voix du simple citoyen sont la même. Elles ont le même poids. À partir de quand cela change-t-il ? Après le vote. Mais au moment du vote, nous sommes tous égaux. Et cela nous rappelle le Mahatsit HaShekel.
Vous me demandez pour qui vous devez voter ?
Dans la Torah, on ne commence pas par dire qu'il faut voter pour telle ou telle personne. Chacun, au moment du vote, exprime quel est son monde, quels sont ses idéaux. Mais ce n'est pas comme en Russie, en URSS, lorsque Staline obligeait tout le monde à voter pour le communisme. Ce n'est pas ça. Chacun doit voter selon sa hachkafa, sa façon de penser, sa façon de voir les choses. C'est cela, le vote. Dans le vote, nous nous retrouvons tous égaux, du plus grand au plus petit, avec la possibilité d'exprimer comment nous voyons les choses.
Chacun doit voir les choses d'une certaine façon. Levez la main ceux qui peuvent voter.
Après les élections, vous oubliez déjà. De toute façon, il faut se demander ce qu'il faut cibler. Je ne dis pas quel parti choisir, mais qu'est-ce qu'il faut viser ? Tout homme, comme l'écrit le Rav Kook, a trois côtés. D'un côté, il est lié à Dieu, il a un esprit de Dieu, un côté religieux. De l'autre côté, il est juif, donc lié au peuple. Et de l'autre côté encore, il est un être humain, lié à l'humanité.
## Les trois courants
Le Rav Kook écrit que dans chaque peuple, dans chaque société, il y a trois courants principaux. Le courant religieux, ce sont toutes les personnes chez qui la religion prend une importance essentielle dans leur vie. Il y a le deuxième courant, le courant nationaliste, où les gens s'occupent davantage de l'État et moins de la religion. Et le courant libéral, le courant universaliste, qui se tourne davantage vers le monde et moins vers la nation dans laquelle il vit. Maintenant, le Rav Kook dit:
Cela ne veut pas dire qu'une personne religieuse ne doit pas être aussi nationaliste et universaliste. Mais qu'est-ce qui domine chez elle ? C'est la Torah. Et qu'est-ce qui est moins dominant chez elle ? Son côté nationaliste et son côté universaliste. Une personne nationaliste peut aussi être religieuse et faire la Torah, mais ce qui domine chez elle, c'est son côté nationaliste. Et pour les libéraux, c'est la même chose. Cela ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas être religieux ou non religieux, parfois.
Ce qui domine chez lui, c'est son côté libéral. Par conséquent, lorsqu'on va voter, la première chose à faire est d'exprimer ce que nous sommes: qu'est-ce que tu représentes ? Qu'est-ce qui est le plus important pour toi ? Sans vouloir écraser ou effacer totalement les autres tendances, quelle est la tendance qui domine chez toi ? Si tu es plus dans la Torah, tu vas voter Shass, tu vas voter Agouda, tu vas voter Mafdal, etc. Si tu es plus nationaliste, tu vas voter Likoud. Si tu es libéral, tu vas voter Kadima et les travaillistes. C'est ce que dit le Rav.
## La politique comme un arc
Je vais vous expliquer ce que je pense à ce sujet. La politique, c'est comme une couche, un arc. Nous devons être liés à tout ce qui est lié. Mais si quelqu'un dit: je suis à l'extérieur de la politique, alors il n'est lié à rien, il est à l'extérieur. Nous devons être engagés pour quelque chose dont nous croyons qu'il est nécessaire d'assurer et d'améliorer la Torah d'Israël et l'État d'Israël.
Moi, je pense que la politique est comme un demi-cercle, depuis l'extrême droite jusqu'à l'extrême gauche. Mais on a pour principe de ne jamais être aux extrêmes. Pourquoi ? Parce que lorsqu'on est à l'extrême, on n'appartient qu'à l'extrême, on n'appartient pas à toutes les personnes qui se trouvent sur ce demi-cercle. Il faut donc appartenir au centre, au maximum de personnes. Moi, je vais voter tout simplement pour.
Il y en a qui disent que c'est seulement la Torah, seulement la Torah. Qu'est-ce que c'est, un pays ? Chacun doit trouver… le…
Chacun doit trouver son… son… le…
Il y a un représentant en politique qui conçoit la Torah, qui conçoit aussi l'État d'Israël, qui conçoit aussi le peuple d'Israël et qui conçoit aussi le pays d'Israël. Lorsqu'il aura trouvé, parmi ce demi-cercle politique, la personne qui résume tous ses idéaux, alors il faut voter. Pas seulement pour un parti qui défend tel ou tel sujet. Pour lui, tous les sujets sont importants.
Il dit qu'il n'y a pas de représentants comme cela. Est-ce qu'on est obligé de voter, justement, si l'on ne trouve pas ? Il pense qu'il n'existe pas d'équipe comme celle-ci, qui connaît la Torah, l'État et l'État d'Israël. Alors, est-il nécessaire de voter ? Oui, il est toujours nécessaire de voter. Il est vrai qu'une équipe n'est pas idéale. Elle n'est pas idéale. Mais aujourd'hui, tu peux montrer, par exemple, la Dati Leumi, Mafdal, la Dati Leumi. Le Tsarif Rav. C'est le Rav Kook, c'est un arbre… Il …
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