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Techouva achevée et profanation du Nom selon le Rambam

Le Rav Cherki explique le quatrième cas de Hilkhot Techouva : quand la faute n'est pas pardonnée malgré la techouva, et ce qu'est une techouva achevée.

47 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Pourquoi Roch Hachana est-elle une fête ?, 53 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous. Nous continuons notre étude approfondie d'Orot HaTechouva, du Rambam. Nous sommes dans la dernière halakha du chapitre Aleph, et je suis très satisfait de la qualité de la photocopie. Vous prenez donc à la, oui, là ils ont fait une division un peu différente. Regardez là où il y a écrit Pach Kuf Samerhe: nous en sommes là où il y a écrit Yudbet. Yudbet, en fait, c'est la fin de la quatrième halakha, mais ici ils ont divisé autrement. Que faire ?

Non, Bamidbarim. Voilà, Bamidbarim Amourim. C'est dans quel cas est-ce qu'on dit cette chose-là ? Quelle chose-là ? Vous vous rappelez que si quelqu'un a transgressé une mitsva positive, pour laquelle on n'est pas passible de karet, il suffit de faire techouva. Si il a transgressé une mitsva négative pour laquelle on n'est pas passible de mort ou de karet, il suffit de faire techouva et,

Kippour. Si il y a eu transgression d'une mitsva pour laquelle on est soit passible de mort, soit de karet, alors il faut techouva, Kippour, et des souffrances. Vous vous rappelez de ça ? Bon. Et là, nous avons un quatrième cas de figure, celui que nous avons laissé en plan la dernière fois. Je vous le lis: Bamid devarim amourim. Dans quel cas, de quel cas s'agit-il ? Béchéloch Hillel et Hachem, béchéarach et avar. S'il n'a pas transgressé

il n'a pas, pardon, profané le nom lorsqu'il a transgressé. Mais s'il a profané le nom, bien qu'il ait fait techouva, et que le jour de Kippour est arrivé, et qu'il reste fidèle à sa techouva, et que des souffrances lui sont arrivées, malgré tout cela,

Mitka perlo, kaparag moura. Il n'y aura pas de parfaite expiation. Hachi yamout, jusqu'à ce qu'il meure. Ce qui, d'une façon, arrive. Donc il n'y a pas à se faire de bol. Si quelqu'un est dans ce cas de figure, de toute manière, il sait que lorsqu'il mourra, il en aura fini. Et là, techouva, Yom HaKippourim et yissourin, la techouva, le jour de Kippour et les souffrances, shlosha, toutes les trois,

Donc nous avons un quatrième cas, qui est ce qu'on appelle le Khiloul Hachem.

Le Khiloul Hachem n'est pas une transgression en soi. C'est quelque chose qui est associé à toutes les transgressions. C'est-à-dire qu'il arrive que l'on transgresse une mitsva de la Torah sans qu'il y ait de Khiloul Hachem, et parfois il y a transgression et il y a Khiloul Hachem. C'est quoi, le Khiloul Hachem ? La profanation du nom. Il s'agit de tout comportement qui amène l'opinion publique à mépriser les choses saintes. D'accord ? Voilà. Et donc ça dépend du personnage qui a transgressé, du forum où ça s'est passé, etc. L'opinion publique, ce sont les Juifs. Uniquement les Juifs. Disons, comme ça, bien que dans la Bible nous ayons un idéal de sanctification du nom de Dieu face aux nations, et il y a également le souci de Dieu que son nom ne soit pas profané face aux nations. Ça, on le voit très souvent.

Mais quand on parle au niveau de la halakha, c'est-à-dire ce qui m'engage au niveau du Kiddouch Hachem et du Khiloul Hachem, c'est par rapport aux Juifs. C'est-à-dire que si, par exemple, je suis amené, en cas de danger, à une profanation du nom de Dieu, mais que ça se fait en présence d'Akoum seulement, alors j'ai le droit de la faire. Tandis que s'il s'agit de le faire en face d'Israël, il vaut mieux la mort que ça. D'accord ? Donc il y a des cas de figure différents. Ça a besoin d'être étudié dans le détail, évidemment. Oui.

— Y a-t-il un lien entre marit ayin et Khiloul Hachem ?

Euh, oui, mais pas obligatoire. Le marit ayin risque, par exemple, d'être un Khiloul Hachem. On va penser qu'une chose interdite, je la transgresse, donc c'est un Khiloul Hachem. On peut également penser autre chose: qu'une chose qui en vérité est interdite est autorisée. D'accord ? Et ce n'est pas forcément un Khiloul Hachem. C'est simplement une erreur. Le marit ayin face aux goyim, j'en sais rien. Écoute, ce n'est pas le sujet de notre étude, là, maintenant.

— Eh oh ! On voudrait avancer.

Bon, oui. Ça va nous faire perdre du temps. Allez, vas-y. Marit ayin, c'est ce qui est apparent. Par exemple, si je mange de la viande avec de l'orge, du lait d'amande, alors on a l'impression que je mange de la viande avec du lait. D'accord ? Alors qu'est-ce qu'il faut faire dans ce genre de cas ? La halakha dit qu'il faut poser des amandes à côté du bol de lait.

Comme ça, on sait que c'est un lait d'amande. D'accord ? C'est un signe. C'est pour éviter le marit ayin, ce que l'œil voit. Bon, ça nous a fait perdre du temps, mais enfin, on va quand même continuer. Vous ne connaissiez pas le terme ? Ce que ça veut dire: il y a un cas, par exemple dans la Guemara, où Rabbi Yo'hanan donne un exemple de Khiloul Hachem. Il dit, comme quand, par exemple, moi, il parle de lui-même, Rabbi Yo'hanan, je me déplace

de quatre coudées, sans Torah et sans téphiline. Bon, la plupart d'entre nous ne mettons pas les téphilines toute la journée, nous ne disons pas de paroles de Torah toute la journée. Mais Rabbi Yo'hanan, qui était un homme éminemment saint, il suffisait qu'il se déplace de la distance de quatre coudées, c'est-à-dire deux mètres, sans dire de paroles de Torah et sans porter les téphilines, pour que tout le monde commence à dire: « Ah, ces rabbins, ils ne sont pas sérieux, hein ? »

Alors que celui qui dit ça est quelqu'un qui n'a jamais mis les téphilines de sa vie, ou qui les a mises à savoir mitsva. Mais le rabbin, Rabbi Yo'hanan, est le sujet des flèches de l'opinion publique, donc il doit faire plus attention que les autres. Petite question: pourquoi Rabbi Yo'hanan ne mettait-il pas les téphilines ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ce jour-là ? D'après la Guemara, Rabbi Yo'hanan avait une maladie de l'estomac. Et quand on est malade de l'estomac, on ne doit pas mettre les téphilines, parce qu'on va aux toilettes, c'est ça ?

Parce que le corps n'est pas propre. Donc ça se réfère à ça. Bon. En tout cas, revenons à notre histoire de Khiloul Hachem. Ce qui ressort de tout ça, c'est que le sommet de la gravité, le sommet de la pyramide de la gravité selon la tradition, c'est le Khiloul Hachem. Ça veut dire que toute la Torah a une motivation, il y a un but de la Torah:

c'est le Kiddouch Hachem, la sanctification du nom de Dieu. Et tout le reste est dérivé par rapport à ça, secondaire par rapport à ça. Voyez-vous ? Bon. Eh bien, il y a un petit problème. Ce que dit le Rambam est assez dur: il faut attendre la mort pour que le Khiloul Hachem soit expié.

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