PARACHA HUKAT (24/07/08)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Hukat (28/06/11), 56 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Dans la paracha, nous allons voir des choses sur lesquelles je vous invite à réfléchir. Quand on lit la Torah, et même quand on lit Rachi, on reste parfois avec de grandes questions. Si l'on ne va pas plus loin et que l'on n'essaie pas de trouver des réponses, on risque de rester avec une émouna qui n'est pas suffisamment renforcée. C'est souvent le cas.
Nous allons approcher au moins un ou deux thèmes de la paracha. C'est important. Si vous avez d'autres questions, nous les verrons après. Mais c'est évidemment toujours plus facile quand on a lu la paracha, parce qu'il y a alors des chances que l'on ait des questions. Là, vous n'avez peut-être plus rien à dire.
Tout au début du cours, nous parlons de la paracha. J'espère que tout le monde le sait: Parah Adouma, la vache rousse. Vous pouvez le noter. Première partie: Parah Adouma. Avez-vous un stylo ? Notez Parah Adouma.
Deuxième partie: de quoi parle-t-on ? De la mort de Myriam. Il faut bien comprendre qu'il y avait trois miracles qui accompagnaient en permanence les Juifs dans le désert. Quels sont ces trois miracles qui les accompagnaient tout le temps, vous vous en souvenez ? La manne. Oui, la manne. La brume, la protection.
Très bien. Il y avait aussi le puits qui les accompagnait. Imaginez ce puits: ce n'est pas un petit puits. Il devait être de la taille d'une maison, d'un immeuble. Il y avait six cent mille hommes âgés de plus de vingt ans, c'est-à-dire deux, trois millions de personnes quand on compte les vieillards, les enfants et les femmes. Ces gens-là, le puits les accompagnait. Il bougeait tout le temps avec eux. Je ne sais pas s'il avançait en roulant ou en ligne droite, mais il avançait avec eux.
C'est ce que dit la Torah. Le puits, je ne pense pas qu'il soit assez grand pour nager dedans, mais il est peut-être assez profond pour qu'on puisse y remonter de l'eau. Non, dans la Torah… Oui, oui. Où est-ce écrit ? Ce n'est pas écrit, mais il faut le déduire. On comprend le lien: puisqu'elle est morte, le puits a disparu.
Deuxièmement, les Anenei Hakavod, les nuées de gloire, d'où viennent-elles ? De quel mérite ? Non ? Regardez, nous avons dit que c'est le puits. La brume dont je vous parle les protège de tout: des serpents, des scorpions, de la chaleur, de la pluie, de tout. Nocaon décède, et il n'y a donc plus les Anenei Hakavod*. Dans le désert, c'est déjà beaucoup moins confortable.
Il se passe plein de choses dans cette paracha, qui n'est pas très longue mais d'une grande richesse. Premièrement, nous avons dit Parah Adouma. Deuxièmement, la mort de Myriam. Il n'y a plus d'eau, élément très important. Et troisièmement, le peuple se rassemble autour de Moshe, parce que là, c'est vraiment la catastrophe. Il demande de l'eau. J'ai une question à vous poser: que le peuple vienne demander de l'eau à Moshe, est-ce normal ou pas normal ? Cela vous paraît-il normal ?
— Eh bien, Moshe a un bon kesher avec HaKadosh Baroukh Hou. Donc s'il n'y a pas d'eau, il nous faut un petit miracle, et Moshe peut peut-être l'arranger.
Hmm ? C'est bien ça ? Jusqu'à présent, quand il s'agissait d'un miracle, Moshe n'avait aucun problème à le provoquer. Oui, mais Moshe, c'est Neeman béchol Beiti, le plus proche de Hachem. Quand on demande quelque chose à Hachem, en général il donne, il n'y a pas de problème. Sauf quand il y a de vraies raisons qu'il ne donne pas, comme on va le voir dans cette paracha, par exemple pour entrer en Israël.
Moshe a demandé cinquante fois à entrer en Israël, et HaKadosh Baroukh Hou lui a dit non. Il fallait vraiment une bonne raison, puisque Moshe Rabbenou, HaKadosh Baroukh Hou l'aime bien. Pourquoi ne donne-t-il pas ? Il veut tellement entrer en Israël, pourquoi ne le laisse-t-il pas entrer ? Cela nous paraît bizarre, non ? On va le voir dans la paracha.
Donc, deuxième partie, très importante: Myriam décède. Ensuite, il n'y a plus d'eau, et le peuple se rassemble autour de Moshe. Et là, il se passe quelque chose de très bizarre, et c'est ce que nous allons analyser ensemble: Moshe frappe le rocher.
Là, c'est une histoire à dormir debout. Moshe frappe le rocher, et on lui dit: « Tu as frappé le rocher, ce n'est pas bien, tu n'entreras pas en Israël ! » Quel rapport ? D'accord, nous verrons, c'est une histoire très étrange. On la lit, on la relit, on la relit tous les ans depuis qu'on est petit, depuis que vous lisez la Torah. Et vous ne trouvez pas que cela pose problème ? Il est dit que Moshe et Aaron sont accusés de ne pas avoir cru en Hachem. Moshe Rabbenou, du matin au soir, parlait avec Hachem, et on lui reproche de ne pas avoir cru en Lui ? Bien sûr !
Est-ce convaincant ? Vous ne trouvez pas cela bizarre ? On a retenu une version de l'histoire du rocher, et là, imaginez: si on vient parler avec le rocher, alors les Juifs auraient fait de mauvais choix. C'est une idée super bizarre. Vous allez voir que c'est beaucoup plus profond que cela.
Bref, quand quelque chose vous paraît bizarre dans la Torah, c'est que vous ne l'avez pas compris. Prenez-le comme règle. S'il y a quelque chose qui ne vous paraît pas normal, pas moral dans la Torah, c'est que vous ne l'avez pas compris. Demandez.
Avec l'aide de Hachem, vous aurez la réponse. Alors, si cela vous paraît normal, c'est vous qui n'êtes pas normal. C'est le genre de chose que disait souvent le Rav Zini: il arrive en cours et dit qu'il faut ajouter une bénédiction parmi les bénédictions de la Torah. Tout le monde dit: bon.
C'est une bénédiction un peu dure à prononcer. Il le dit en riant, évidemment. Il demande: mais pourquoi ce sont les seuls à poser des questions intelligentes ? Parce que nous, les religieux, on n'arrive pas toujours à poser des questions. Il répond: oui, c'est normal.
Le pire, ce sont les gens qui ont passé très longtemps dans les yeshivot, surtout dans certains types de yeshivot, Baroukh Hachem, pas trop ici. Ils sont tellement habitués à jouer avec le pouce comme ça que même les raisonnements qui font un grand tour, qui reviennent sur eux-mêmes, qui aboutissent au contraire de ce qu'on était au départ, ils les trouvent normaux. C'est-à-dire que l'esprit critique était annihilé.
La droiture intellectuelle, abolie. Ce n'est pas ce que l'on vous demande. On vous demande d'être entiers. Votre cerveau sert aussi pour la Torah. S'il y a quelque chose qui vous paraît bizarre, il faut le savoir, il faut le dire. À la fin du cours, le Béjar d'Achaï vous paraîtra peut-être plus bizarre.
Pourquoi est-ce important ? Parce que vous rencontrerez aussi des Juifs à qui cela paraîtra bizarre, et pour eux, vous aurez de bonnes réponses. Surtout pour ceux qui prennent des notes …
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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