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Roch Hachana, jour de la mesure et du jugement

Le jugement se mesure à la proximité de chacun avec le programme initial, la Torah, qui a précédé la création.

1 h 02

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Roch Hachana, un jour de quarante-huit heures, 33 min

En bref

Le Rav explique que Roch Hachana, Yom haZikaron, est d'abord un jour de din, c'est-à-dire de mesure et de rigueur, plutôt que de simple jugement : chacun est jugé selon sa proximité ou son éloignement du programme initial conçu par Hachem avant la création, que le Rav identifie à la Torah. Il en tire que l'étude doit aller jusqu'à la halakha et ne pas s'arrêter aux conclusions, et que la véritable étude est une façon de vivre, non une simple connaissance. Il développe enfin l'idée de la techouva comme retour à sa propre nature, que le Shofar éveille en éveillant la neshama.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ezat Hachem, aujourd'hui nous allons parler de Roch Hachana comme étant le jour du souvenir. On appelle effectivement ce jour-là Yom HaZikaron, et nous allons essayer de comprendre le sens de ce Zikaron-là. De quoi s'agit-il exactement ? Roch Hachana ou Yom HaDin ? Roch Hachana représente en fait le jour de la rigueur, de la précision.

On a l'habitude de traduire cela comme étant le jour du jugement. Mais en fait, la traduction du mot din est exactement la mesure, la rigueur. C'est-à-dire qu'en ce jour-là, il y a un attribut de rigueur qui s'installe dans le monde, et cela induit en fait le jugement. Et on va essayer de comprendre à quel degré arrive ce jugement.

Donc en ce jour-là, il y a un jugement de tous les êtres, dans le tribunal supérieur de la vie. Cela veut dire qu'en réalité, ce jour-là, le monde est jugé depuis la profondeur de son degré.

Je veux dire par là qu'il y a une pensée divine qui précède la création. Cette pensée divine qui a précédé la création contient en fait tout ce que la création devra être, puisque la pensée, c'est la volonté du Créateur, qui se dévoilera lors de la création. Donc, selon le désir du Créateur, la vie qui sera déjà en place devra se réaliser. On est d'accord ?

Selon quoi allons-nous donc juger la réalisation ? Selon sa proximité ou sa distance par rapport à la volonté qui a précédé le monde. Donc qui juge le monde ? Qui juge les êtres ? La première pensée, celle qui était dans le programme initial, et on va tout simplement placer les êtres par rapport à ce programme initial. Si tu es proche dans tes actions, dans tes pensées, dans tes agissements, de la pensée initiale qui a précédé la vie, tu es proche d'être défini comme étant un tsadik. Mais si tu es loin de ce que Dieu a pensé avant de créer le monde, donc si la mesure entre toi aujourd'hui et l'idée première est grande, si la distance est grande, eh bien tu es considéré comme Chas véchalom Ein Racha.

Donc le tsadik ou le rasha, le jugement se fait par rapport à la proximité ou à l'éloignement du programme initial. C'est simple. Le programme initial, c'est le programme écrit dans la Torah, puisque Dieu a regardé la Torah et a créé le monde. Donc le programme initial, c'est la Torah. Plus ta vie correspond à la vie de la Torah, telle que HaKadosh Baroukh Hou la veut, plus tu es considéré comme étant Néeman, c'est-à-dire fidèle. Fidèle à quoi ? À la volonté divine. Plus tu t'éloignes de l'idée de la Torah, plus tu t'éloignes de la fidélité. Chas véchalom, tu es infidèle. Donc tu refuses.

C'est extraordinaire en hébreu, le mot Néeman, qui veut dire en fait la fidélité. Si vous inversez le mot Oman, qui veut dire Amen, je certifie, il y a Ma'en, je refuse. Donc, ou bien tu certifies et tu deviens un Amen. Amen veut dire en hébreu certifier. Quand vous répondez Amen, c'est que vous certifiez un certain lien, et il faut étudier selon les Amenim que vous répondez, ça change. Ou bien, Chas véchalom, tu refuses de certifier la chose en question et tu deviens refusant, donc Ma'en. Ma'en veut dire non. Je ne veux pas, je ne joue pas le jeu.

Donc il n'y a pas dix mille possibilités. Ou tu es fidèle, correspondant à la mesure première, ou bien tu te refuses et tu t'en éloignes. D'accord ? Donc il faut étudier la Torah, et il faut étudier le maximum pour savoir ce que l'Éternel veut de nous réellement. Alors plus on approfondit l'étude, plus on apprend le programme initial qui a précédé la vie. Moins on sait, et plus on végète dans ce monde. On ne sait pas exactement pourquoi nous sommes là.

Ken ? Shulchan Aroukh. Si tu es fidèle au Shulchan Aroukh, ne t'occupe pas pour l'instant des signes extérieurs. Si tu es fidèle à ce qui est écrit, alors ta vie est fidèle. Je n'ai pas dit que tu seras forcément dans ce monde, avec toutes les garanties de bonheur, de tout ce que la Torah promet. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'histoire est grande et que je ne sais pas dans quel épisode de ton histoire tu te trouves. Donc je ne peux pas te situer. Mais d'une manière générale, il est certain que quelqu'un qui se réfère aux valeurs de la Torah vit une vie correspondant à la valeur et au vouloir du Créateur. Donc il est de plus en plus dans le juste. Être dans le juste, c'est être tsodek, tsedek, donc il s'appelle tsadik.

Cela devrait, au bout de tous les épisodes, de l'âme qui est revenue dans deux cents ou trois cents personnes, être dans le final une personne qui vit éternellement, donc en bonne santé, sans plus de maladies, dans un bonheur parfait, et une bra'ha dans tous les domaines de la vie. C'est comme ça que le monde terminera. On sera tous dans cet élément. Seulement, je ne sais pas exactement où vous êtes, où nous sommes dans les épisodes du film de votre vie, donc on ne peut pas réellement mesurer la chose. Mais il est certain que, comme la Torah est une prophétie, ce que HaKadosh Baroukh Hou promet à ceux qui marchent selon ses préceptes, c'est ce qu'il va donner. D'accord ?

Donc, encore une fois, nos yeux sont tellement limités que nous ne voyons en réalité que cette réincarnation. Mais si on avait la possibilité de voir toutes les réincarnations d'une seule âme, on verrait en réalité, dans l'ensemble des deux cents ou trois cents personnes qui sont venues pour la même neshama, l'ensemble de tous les bonheurs réunis. Parce que c'est une seule neshama qui est entrée dans deux cents corps différents. Comprenez ? Ok.

Il ne faut pas l'étudier, il faut le vivre. Ce n'est pas un livre d'études, c'est un livre de vie. On nous l'a posé comme une table. Pourquoi les sages appellent-ils cela le Shulchan Aroukh ? Tout simplement parce que c'est comme une table dressée dans laquelle tu manges. Donc le Shulchan Aroukh, ce n'est pas seulement une étude, c'est une vie. Et donc quand tu étudies la Guemara, tu dois toujours arriver à la halakha. Si tu restes au niveau de la Guemara, tu restes au niveau des discussions. Tu n'es pas encore arrivé au but, c'est-à-dire à la réalisation de la volonté divine.

Donc, à chaque fois que tu termines une Guemara, fais attention de ne pas tirer des conclusions selon la page de Guemara dans laquelle tu te trouves. Il faut que tu ailles voir la halakha, ce qu'elle dit concernant le sujet que tu es en train d'étudier. Parce que si tu n'étudies pas la Guemara, tu n'étudies pas le cheminement. Et quand on ne comprend pas le cheminement, si tu n'étudies que des conclusions, tu les oublieras. Et c'est pour ça d'ailleurs que vous oubliez chaque année les halakhot que vous lisez, que vous répétez pour les fêtes.

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