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Prier Roch Hachana dans la joie, non dans la tristesse

Néhémie 8:10 : pourquoi le jour de Roch Hachana est un jour de réjouissance et comment la prière s'y construit.

1 h 02

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Téchouva par amour : quand la faute devient mérite, 49 min

En bref

Le Rav Menachem Ackermann explique pourquoi la prière de Moussaf de Roch Hachana s'articule en trois bénédictions centrales, Malchouyot, Zichronot et Shofarot, en s'appuyant sur le Sfat Emet. Il montre la correspondance entre ces trois dimensions et les dix paroles de la création, les dix plaies d'Egypte et les dix paroles du Sinaï. Le cours associe ensuite cette progression à la lecture de la Torah de Roch Hachana, centrée sur la naissance d'Yitzhak et la Akedat Yitzhak, selon l'enseignement de Manitou.

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Préparation aux fêtes de Tichri avec la Midrashet Yehouda Manitou et Lil Maud. Shalom à tous. Nous sommes très heureux, comme très souvent avec Lil Maud et la Midrashet Yehouda, d'être avec le Rav Menachem Ackermann, qui est le Rav officiel de la Midrashet Yehouda Manitou. Aujourd'hui, pour ce séminaire de Tichri, le Rav Ackermann a décidé de nous parler des prières de Roch Hachana.

Rav, on ne vous entend pas, il faut réactiver le micro… Voilà, ça y est, il est réactivé. Alors, Chalom à tous. Donc, je vois que, d'après le programme, il faut d'abord remercier tous ceux qui ont organisé ceci, que ce soit Yohan avec Lil Maud, et j'imagine que c'est en coopération avec la Midrashet Yehouda. Cela nous permet vraiment d'arriver aux quatre coins du monde, comme tu l'as dit, pour transmettre une Torah d'Erets Israël et une préparation aux Chagim.

Je vais commencer par un tout petit texte. Vous me permettez donc de passer directement sur l'écran, sur les textes. Comme d'habitude, si quelqu'un a envie de participer, il peut ouvrir son micro, comme à l'habitude. On est beaucoup, Baroukh Hachem.

Je vais commencer par un petit texte qui, à mon avis, est très important. C'est un pasouk de Nehemia, au chapitre 8, verset 10. Je vais le lire en hébreu, vous le lisez en français, en parallèle, pour ceux qui ont besoin de lire la traduction.

C'est sympa, parce que lorsqu'on avait étudié cela à une autre occasion: à l'époque d'Ezra et de Nehemia, les Juifs se sont rassemblés le jour de Roch Hachana et ils ont entendu toutes sortes de choses qui leur prouvaient qu'ils n'étaient pas des Juifs super. À ce moment-là, ils ont commencé à pleurer. Nehemia et Ezra leur ont dit: non, aujourd'hui c'est Roch Hachana, on n'a pas le droit de pleurer, on n'a pas le droit d'être triste, parce que le jour de Roch Hachana est un jour Kadosh, un jour saint. Yamim Norayim … mais c'est un jour de joie.

Vous voyez: Ki hedvat Hachem maouzkhem. La force, en ce jour de Roch Hachana, c'est la réjouissance, ki hedvat Hachem. Pourquoi ai-je décidé de commencer par ce pasouk ? C'est la référence du fait que nous faisons, le jour de Roch Hachana, le seder de Roch Hachana. Vous savez, nous avons tous l'habitude de faire des simanim le soir de Roch Hachana. On appelle cela le seder de Roch Hachana. Ce n'est pas un seder comme le seder de Pessah. En tout cas…

Le jour de Roch Hachana, bien que l'on appelle cela les Yamim Norayim, les jours… en français on peut traduire « terribles », etc., ou « craintifs ». Redouta [le mot est donné par l'auditoire, à propos de la traduction]. Merci. Mais ceci dit, nous avons inversé le sens. Et l'on n'a aucun verset de la Torah qui nous dit le contraire, qui nous demande d'être joyeux le jour de Roch Hachana. C'est un jour de réjouissance, ce n'est pas un jour triste.

Et pourquoi est-ce que je dis cela ? Parce que je ne sais pas où nous serons. Avec l'aide de Hachem, nous ne serons pas comme à Pessah, enfermés, chacun chez soi. Cela dit, j'imagine qu'une partie des gens ici, ou des gens qui écoutent, ou d'autres, n'auront pas forcément un minyan à côté de chez eux pour faire les tefilot. Et même s'ils en ont un, je ne sais pas s'il sera comme chaque année, dans l'air conditionné d'une synagogue, etc. Les choses sont différentes. On a fini par s'y habituer, cela fait déjà six mois depuis Pessah. Mais, malgré tout, il faut se souvenir que…

… il y a une injonction du HaKadosh Baroukh Hou, puisque c'est écrit ici: Ve'al te'atsevou, ne vous attristez pas. Cela fait partie aussi de notre préparation à Roch Hachana cette année: accepter, puisque l'on voit bien que ce n'est pas quelque chose qui est lié à chacun de nous. C'est un fléau mondial. On ne sait pas exactement pourquoi HaKadosh a décidé que ce soit comme cela. Mais, en tout cas, accepter que ce sont les conditions, et arriver à puiser les forces pour que notre Roch Hachana, à chacun, soit dans un maximum de joie, c'est-à-dire de réjouissance.

On est là, on est vivant, on a à manger, on peut prier, même si l'on doit prier Be'i Chidout, chacun soi-même, pas forcément en minyan, pour ceux qui n'auront pas l'occasion. Mais, en tout cas, acceptons au moins de voir le bien de ce que nous avons.

À propos de cela, c'est aussi une des raisons pour lesquelles je pense que cette année, le cours que je vais vous faire maintenant sur la prière de Roch Hachana est important. Puisque nous ne serons peut-être pas autant portés par la ferveur communautaire, par le Chazan, etc., autant la remplacer par une meilleure compréhension des prières de Roch Hachana.

Le cours que je vous donne aujourd'hui est en partie basé sur un texte que nous avons étudié l'année dernière dans le cadre de la Midrasha et de la Yehouda, le texte du Sfat Emet, que nous allons reprendre. Il est aussi basé sur le texte de la Amida elle-même, de la Amida de moussaf. J'avais donné un cours sur ce sujet, mais dans un autre cadre. Pour ceux qui étaient là, vous vous en souvenez, il y a quelques personnes. En tout cas, nous allons reprendre des choses, puisque ce sont des choses extrêmement importantes.

Quelle est donc la structure de la prière de moussaf de Roch Hachana, qui est tellement importante ? C'est le seul jour de l'année où nous avons une prière de moussaf qui est comme cela. Vous savez que les prières sont soit de dix-neuf bénédictions, ce qu'on appelle la Chmoné Esré, des dix-huit bénédictions qui en font dix-neuf, soit de sept brakhot: toutes les prières des fêtes et du Chabbat ont sept brakhot, vous vous en souvenez. On commence par les trois premières, les trois incontournables du début, et l'on continue par les trois incontournables de la fin. Au milieu, il y a toujours une brakha.

Je pense aussi à l'une des personnes qui participent de manière très régulière à tous les cours: Fabien. Il a dû partir la semaine dernière en précipitation à Paris, parce que nous avions fait le cours pour la Refouah de sa sœur. Malheureusement, sa sœur est Nifterah, je ne me souviens pas de son nom, mais en tout cas, She'el Ehilo Nishmata, c'est la sœur de Fabien. Je ne sais pas s'il nous entend, mais en tout cas: She'el Ehilo Nishmata.

Pour revenir à notre cours: cette prière de moussaf est la seule prière de l'année qui comporte neuf bénédictions: trois au début, trois à la fin, comme d'habitude, et trois au milieu, qui sont ce que l'on appelle les Malchouyot, les Zikhronot et les Chofarot. D'ailleurs, vous voyez, ici en jaune, dans le texte du Sfat Emet, si vous le voyez avec moi: ces trois prières sont ce qu'on appelle les Malchouyot, les Zikhronot, les Chofarot. Je les traduis en français.

Cours d'Orot veKelim

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