Le Sfat Emet et la voix du chofar
Le son du chofar n'est pas une parole : il vient avant les mots, et Moché le traduit en paroles.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Où sonner le Shofar quand le Sanhédrin n'existe plus, 1 h 09
En bref
Le cours part d'un texte du Sfat Emet, rabbi de Gour, sur le son du chofar, qui n'est pas une suite de mots mais une voix plus originelle que la parole. Le Rav s'appuie sur les mots Nitzavim et Kol Yaakov (la voix de Yaakov, identité d'Israël) pour montrer que le son du chofar renvoie à la voix du don de la Torah au Sinaï. Il relie cette voix à l'idée de liberté (Yovel) et à la capacité de revenir à son origine intérieure à Roch Hachana.
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors, j'éteins le ton ? Celui-là, j'éteins ? D'accord. Voilà, j'annule. Et le monsieur va annuler et supprimer. Quoi ? On peut mettre… On peut aussi allumer les autres lumières. Oui, on peut allumer les autres lumières.
Il y a plus de lumière dans le… voilà. Alors, comme vous savez, ma marchava, c'est toujours d'essayer de réfléchir à quelque chose qui nous amènera un plus au niveau de la marchava. Les kavanot, on peut dire, c'est à quoi on va penser pendant…
Les tefilot de Roch Hachana et pour le sod du shofar. Je pense que vous sentez comme moi. Ça y est, c'est le dernier jour. On a déjà un peu l'angoisse et tout. Si on avait fait le cours il y a une semaine, ça aurait été différent. Maintenant, on sent les dernières hichorot et tout. On est rentrés dans la dernière ligne droite. — Khomri ? La dernière ligne droite, voilà, exactement. Azoulay, Dafka, Zélotova, qu'on étudie comme ça.
Comme ça on sent à l'intérieur, un peu plus fort, les sentiments de Roch Hachana. Voilà. Donc le sujet qu'on va étudier ce soir, c'est le Sfat Emet. Le Sfat Emet était le Rabbi de Gour. Vous savez, un des Rabbi de Gour, pas l'actuel. Aujourd'hui, Gour est une grande dynastie hassidique qui existe toujours, très forte à Yerouchalaïm, entre autres.
Le Sfat Emet était le Rabbi de Gour il y a environ 100 ans. C'est relativement récent. J'ai rencontré des gens qui avaient rencontré le Rabbi de Gour, le Sfat Emet. C'est donc quelque chose de possible. — Quoi ? Ton père, il a rencontré le… ça ? — Ouais. Ouais.
Voilà. Alors on va étudier deux textes. Je pense qu'on aura le temps d'étudier les deux. Le premier, c'est celui qui est à droite, en bas. Le deuxième, c'est celui qui est du côté gauche, là où il est marqué Tavresh Nun Vav, ce sont les années. Tavresh Nun Vav, ça fait un peu plus que Nun Samekh, ça fait 120 ans. C'était en 1000… 1896. 96, Tavresh Nun Vav. Puisque Tavresh Nun Vav, c'était 1996. 96, 96. 16, 16. Ouais.
Et en fait, les drachot, ils les faisaient pendant les chagim, pendant Chabbat, pendant le tish, en général. Et ensuite, il y avait quelqu'un qui notait. Il y a donc, par année, chaque année, ce qu'il a dit. Donc celui de gauche, c'est Roch Hachana, celui de droite, c'est Nitsavim.
Là, Nitsavim est marqué par rachat de Nitsavim. En fait, c'est une rachat sur Nitsavim. On va parler du tekiat shofar, dans le sens de ce que le Sfat Emet a beaucoup développé. Je vais introduire dessus, et ensuite on va voir comment lui-même développe les choses. Le Sfat Emet a beaucoup parlé du fait que la sonnerie du shofar est quelque chose qui n'est pas de l'ordre des mots exprimés.
C'est-à-dire que je ne crois pas en avoir parlé les autres années. C'est souvent, en général, que je fais allusion, mais on va se concentrer sur cette question-là: le fait que ce ne sont pas des mots. C'est-à-dire que quand on entend le shofar, on entend quelque chose, et on se demande ce qu'on entend. À moins qu'il y ait des gens… De nouveau, c'est toujours la même chose. J'aime bien demander aux gens à quoi ils pensent quand ils entendent le shofar. Chacun a quelque chose. D'abord on a des références de mémoire, de quand on était plus jeunes, et puis on a aussi ce qu'on entend aujourd'hui dans le shofar.
Chacun entend quelque chose. Mais justement, on entend quelque chose, et chacun entend sûrement différemment, parce que le shofar, ce ne sont pas des mots exprimés. Même quand on exprime des mots, chacun entend autre chose. Mais ici, c'est un son. Les années d'avant, j'avais souvent analysé la différence entre les tekiot et les teroot. Pour ceux qui se souviennent, c'est-à-dire la différence…
C'est l'expression du fait que c'est un son continu, ou saccadé. On a dit que la teroua est saccadée. Et quand on dit teroua, ce sont les chevarim et les teroot, les deux ensemble. C'est-à-dire que c'est un son saccadé, alors que la tekia est un son continu. Ça, on l'avait étudié. J'ai même vu que c'est enregistré: ceux qui ne s'en souviennent pas, ou qui s'en souviennent et veulent revoir, ça se trouve sur le site. Maintenant, ce qu'on va analyser davantage, c'est le fait même d'une expression. Qu'est-ce que ça veut dire, sonner ?
On ne fait pas de la musique. On ne fait ni de la musique, ni des mots. Alors qu'est-ce que c'est ? Vous voulez dire quelque chose là-dessus ? — Quoi ? — Non, justement, ce ne sont pas des mots. Mais pourquoi… La tefila de Moussaf, par exemple, c'est beaucoup de mots. On les accompagne avec la sonnerie du shofar. Mais c'est ce qu'il y a là.
Que HaKadoch Baroukh nous a demandé de faire. Pourquoi nous a-t-il demandé de faire un truc bizarre comme ça ? — Ah, bien fait. Bien fait. Bien fait. Bien fait. — Ça sort des… des trippes. — Mishpachat Pasantin a dit… ils ont dit, chacun, que c'est quelque chose de plus primordial et plus profond, qui sort des tripes. — Quoi ? — Trimal. C'est quoi le cri primal ? — Est-ce que l'enfant… — Ah, c'est une thérapeutique.
Du cri. Yafé Mo, on va l'utiliser. Et un petit peu quelques mots, parce que je ne connais pas.
C'est lié, je ne savais pas que ça existait. Mais sauf dans Breslev, quand ils vont dans la forêt, ils font aussi tekia. Comme ça, ils font écrit. Donc… Abraham, tu voulais dire quelque chose ? — Non ? — Alors, le Sfat Emet de Gour est allé dans ce sens-là. Il l'a développé. C'est-à-dire que quand on écoute le shofar, on doit entendre quelque chose de plus profond. Quelqu'un a dit, je ne sais pas qui l'a dit, que c'est vrai que…
C'est aussi une plainte, dans le sens où la Torah est l'expression d'un pleur, vous savez. C'est ce qu'on appelle en hébreu une yevava. Une yevava, ça, on l'a déjà vu. Ou bien une yelala. La Guemara dit, et cela explique pourquoi on a des chevarim et on a des teroot: parce que les chevarim, c'est une manière de pleurer.
Qui s'appelle le fait de gémir, en fait. C'est-à-dire, quand on fait un, un, un, un, un, comme ça. On appelle ça en hébreu yevava. Et le fait de faire une teroua est censé représenter, ou représente, un pleur qui est sorti, si l'on peut dire. Et quand on pleure, quoi. Bon, je n'ai pas pleuré devant vous, mais… En général, par exemple, un enfant, et la Guemara fait référence à cela: une personne peut d'abord, tout simplement…
Faire un gémissement, c'est-à-dire un, un, un. Et puis après, il éclate en sanglots. Et quand on éclate en sanglots, ça s'appelle la yelala. Ce sont des termes qui sont aussi onomatopéiques: la yelala, c'est la même chose que le yoyo, le lelelele chez les séfarades, sauf qu'il y en a deux, joie et plainte. On s'éloigne. …
Cours d'Orot veKelim
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