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Séraphim, ophanim et la sainteté de Dieu

Pourquoi la Kedoucha et les anges sont au cœur des bénédictions du Chema, et ce que disent les Séraphim dans Yeshayahou.

50 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Ahavat Olam et Ahava Rabba, deux amours du Créateur, 47 min

En bref

Le Rav Oury Cherki commente la première bénédiction du Chema Israël de Chaharit, la Yotzer, et explique pourquoi elle contient une demande de miséricorde qui relève en réalité de la louange. Il présente le rôle des anges, appelés Séraphim (qui disent Kadosh, éloigné et transcendant) et Ophanim (qui disent Baroukh, source de bénédiction), ainsi que la lecture des lettres de l'alphabet dans les louanges du Chabbat. Le cours décrit enfin les lois de l'histoire et la manière dont Dieu se manifeste par à-coups dans l'histoire des hommes.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom tout le monde. Je crois que, dans le cadre de notre étude sur la prière, nous en sommes arrivés à la première bénédiction, celle qui précède le Chéma, et que nous sommes au milieu de cette bénédiction. Nous sommes arrivés à Méchoubah, Vémefo'ar, Vémitnassé, Imot Olam. Vous vous rappelez de tout ça ? Oui ? Très bien. Nous allons donc continuer. Après toutes les louanges adressées au Créateur, on vient…

…lui demander quelque chose. C'est assez bizarre, car dans une bénédiction de louange, on ne fait en général pas de demande. Mais on peut dire qu'ici, les demandes font partie de ce qui est nécessaire à la proclamation de la gloire de Dieu. C'est-à-dire que je peux avoir une demande personnelle, par exemple la guérison, la richesse, la reconstruction de Yérouchalaïm, mais ça, ça fait partie de la Chemoné Esré.

Il y a une demande qui n'est pas véritablement une demande particulière, qui fait en fait partie de la louange. C'est ce qu'on dit ici: Elohé Olam, bé-rahamèkha harabim, rahem alénou. Dieu du monde, dans ta grande miséricorde, prends-nous en miséricorde. On ne demande pas en quoi, spécifiquement, ni miséricorde pourquoi. De manière générale, l'épanchement de ce qu'on appelle la Midat HaRahamim, la miséricorde, fait partie des louanges.

C'est pour ça que cela apparaît au milieu de cette série. Adon Ozénou, Tsour Misgabénou, Magen Yeshénou, Misgav Ba'adénou. Ces quatre expressions, sans trop rentrer dans le détail, représentent la providence au sein de l'histoire. Et là, vous avez toute une série de louanges qui suivent l'alphabet, mais qui ne sont pas les mêmes selon que c'est Chabbat ou un jour de semaine.

Un jour de semaine, c'est El Adon, El Baroukh, Gadol, Déha, Ékhin, Ouval Zahama, etc. C'est tout un alphabet. Vous avez trouvé, Daniel ? Vous n'avez pas trouvé. Alors, pourquoi je donne un cours, si les élèves n'ont pas trouvé ? Tu as trouvé ? Voilà. Donc vous avez ici un alphabet qui est plus large le Chabbat. Le Chabbat, chaque lettre de l'alphabet devient…

…l'initiale d'une strophe. El Adon, Al kol maassim, c'est pour le Alef. Baroukh hou oumévorakh, bifi kol néshama, c'est pour le Beit. Comment ? Est-ce que je peux rapprocher le micro ? Mais bien sûr ! Là, maintenant, ça va ? Génial ! D'accord. Il suffisait de le demander. Je reprends. Vous avez ici toute une série de louanges alphabétiques, et ce n'est pas la même chose le Chabbat et les jours de la semaine.

C'est tout simple: le Chabbat, la sainteté est plus grande. Comme la sainteté est plus grande, il y a un élargissement des lettres. Donc chaque lettre, au lieu d'être l'initiale d'un mot, devient l'initiale d'une strophe. Mais pourquoi, bichlal, faire des louanges alphabétiques ? Pourquoi s'amuser à faire des anagrammes ? Non, pas des anagrammes, des… des acrostiches. Vous savez ce que c'est, un acrostiche ? On prend un mot…

…et on le décompose en ses lettres, et chaque lettre devient le début d'un mot ou d'une phrase. Par exemple, dans le Lekha Dodi, vous avez les initiales de Rabbi Shlomo HaLevi Alkabetz, n'est-ce pas ? Parce qu'il a été écrit par Shlomo HaLevi Alkabetz. Et de même, donc, ça s'appelle un acrostiche. Voilà. Et pourquoi s'amuser à faire des acrostiches ? Ce n'est pas simplement par goût esthétique. C'est parce que, ici, nous parlons de la création du monde.

Or, la création du monde se fait par la parole. Et la parole est faite de 22 lettres, qui sont les lettres de l'alphabet. Donc, quand nous parlons de Dieu en tant que Créateur, il va de soi que nous allons le représenter sous forme alphabétique. C'est bien clair ? Très bien. Bon. Titbarakh… Je continue après: après les 22 lettres de l'alphabet, vous avez ici toute une description…

…du monde des anges. Surtout si vous continuez, après Titbarakh, Lanétsah, Souredou, Malkénou, Nogea gueoulénou… Boré kedoshim, que tu sois béni à tout jamais, notre Rocher, notre Roi, notre Rédempteur, Créateur de saints. Qui sont les saints que Dieu crée ? Eh bien, les anges, tout simplement. Il y a des saints que nous créons: nous nous créons nous-mêmes. Nous devenons saints. Kedoshim, kiyou.

Mais il y en a qui sont saints dès le départ, ce sont les anges. Donc Dieu est appelé le Créateur des saints. Hein ? Eh bien, c'est ce que j'ai dit. Maintenant, si vous voulez, je peux me contredire, mais je n'en ai pas l'habitude. En général, quand je dis quelque chose, je le crois. Oui, donc: Yotsèr Boré Kedoshim, Yishtabah shimkha adamalkénou, Yotsèr mesharetim, que soit loué ton nom à tout jamais, notre Roi, Formateur de serviteurs. Qui sont les serviteurs que Dieu crée ? Les anges aussi. Il y a donc ici toute une description du monde des anges. Qu'est-ce que cela fait ici ?

La bénédiction dans son ensemble s'adresse à Dieu en tant que Créateur de la nature. Vous vous rappelez de ça ? Contrairement à la deuxième, qui se termine par Ha-bo'er Israël bé-tifarah, et qui parle de Dieu en tant que se révélant à l'homme, la première bénédiction parle de Dieu en tant que se manifestant dans la nature. Vous vous rappelez de tout ça ?

Bon. Mais de quoi est faite la nature ? La nature est faite de tout ce qui est loi. Il y a des lois du monde physique, qui font partie de la nature, ce qui est à l'origine des luminaires, le soleil, la lune et les étoiles; tout ça, on en a parlé. Mais il y a également Dieu en tant qu'origine des lois métaphysiques. Qu'est-ce que le monde des lois métaphysiques ? Eh bien, ce sont les anges. Les anges aussi sont une forme de nature.

Ce n'est pas la nature physique, c'est la nature métaphysique. Donc on parle des anges. D'accord ? Oui ? Hein ? Un exemple d'ange ? Tout simplement: il y a le feu dans le monde. Le feu est un élément destructeur, n'est-ce pas ? Qui donne aussi de l'énergie. C'est le feu. Il faut bien qu'il y ait un ange qui soit préposé au feu. Eh bien, il s'appelle Gabriel. D'accord ? Les… les téphilines ? Les néphilim ?

Est-ce que ce sont des anges ? Je n'en sais rien. C'est possible. Il y a des midrachim qui vont dans ce sens. Mais oui, la différence entre Mesharetim et Kedoshim, c'est que le Kadosh est saint pour lui-même, et le Mesharet a du travail à faire. Non, non, il a du travail. Ce travail lui est imposé, un peu à la manière d'une machine. On ne donne pas son avis à la machine. De même, l'ange agit, on peut dire, à la manière d'une machine, mais il y a quand même une différence.

Entre les machines, les anges et les hommes. Les machines agissent comme ça. Elles sont bêtes, les machines. On ne leur a pas demandé leur avis. Elles n'ont même pas de personnalité. Et puis il y a les hommes. Les hommes, c'est exactement le contraire. Les hommes sont une personne, et ils ont le libre arbitre. D'accord ? Il y a deux éléments dans …

Cours d'Orot veKelim

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