Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

La techouva, ressource la plus saine de l'esprit

Le Rav Kook compare la techouva à la digestion et y voit une libération qui ouvre la vitalité de l'âme.

36 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Techouva et création : le repentir rétroactif de l'homme, 52 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le chapitre H d'Orot HaTeshouva du Rav Kook, consacré à la nécessité de la teshouva, qu'il présente comme une dynamique naturelle et saine de l'être humain. Il la compare à la digestion : comme le corps doit expulser ses déchets pour être en bonne santé, l'âme doit se libérer des impressions négatives laissées par les mauvaises actions, en particulier de l'éloignement du divin. Il montre aussi que la teshouva ouvre à une lumière et à une vitalité nouvelles, et que le monde lui-même évolue vers le meilleur.

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous prenons notre texte d'Orot HaTechouva, l'édition que vous connaissez, la jaune, au Peré Ekhad, qui se trouve à la page 1-9. On commence un nouveau chapitre. Nous quittons le grand thème de la relation que nous avons vu, avec ses dimensions collectives, l'âme d'Israël, l'âme de Knesset Israël et d'Israël, thèmes qui sont très chers au Rav Kook, et qui nous ont ouvert des horizons pour nous montrer à quel point la relation avec l'âme de Knesset Israël est essentielle pour nous. Pour avoir droit à l'accès à ces dimensions-là, il faut purifier son être.

Nous passons maintenant à un thème très différent, au chapitre Hé. Regardez bien le titre, je le lis avec vous: Metsiout HaTechouva oupeoulata ba'adam, ba'olam ou beknesset Yisraël. Ehrekhiout: c'est l'obligation de metsiout HaTechouva, de l'existence de la techouva et de son action ba'adam, sur l'homme, ba'olam, au niveau de l'univers, du monde entier, ou beknesset Yisraël, et l'assemblée d'Israël en particulier.

Le sujet, c'est que la techouva est quelque chose de nécessaire. Nous allons voir comment le Rav aborde cela. Il va insister énormément sur le fait que c'est quelque chose de profondément naturel chez l'être humain, qu'elle fait partie des dynamiques spirituelles les plus essentielles, les plus normales, les plus saines chez l'homme. Prenons le premier paragraphe, écoutez.

La techouva est la ressource la plus saine de l'esprit. Dans le chapitre Hé, la techouva est la ressource la plus saine de l'esprit, une ressource saine dans un corps sain, ce qui se prouve par la grande puissance de la techouva, qui est la ressource naturelle la plus grande. L'élimination des matériaux toxiques fonctionne.

Peulatam atuva veyamaviria bagufia kashi shlema betchounata, veyarkha ruhanit shel kol maasse ra veköl rishumim raim oumekoulkalim abayim mimenu, shel kol makhshava ra vekhel kol rekhuk miyatokhena atsilia elokhi bikhlal, shou yasod lekhol ra, lekhol gassout vekhiour, mouhakhati lavo keshay aourgan bari mitsidoh ruhani veyagashmi.

Nous revenons sur ce texte. HaKadosh Baroukh Hou, la Torah, la Guemara, la Michna, le Rambam, le Kouzari. Le Rav passe ici sur une dimension de sentiment, regech, de ce que l'homme ressent à travers l'expérience de la techouva. Le Rav dit: la techouva et la harakha sont le sentiment le plus sain qui soit au niveau de notre être, de notre néfech, de notre âme. Il insiste sur le côté de la santé de l'être spirituel, qui est capable de vivre l'expérience de la joie.

Maintenant, nous allons arriver à une comparaison, je vais un peu parler une fois de plus, mais elle est présentée de façon très claire par le Rav. Il y a un parallélisme entre l'expérience de la techouva au niveau spirituel et un phénomène qui est celui de la digestion chez l'homme. Le Rav compare l'un à l'autre. Il dit que, de même que la digestion est quelque chose d'absolument nécessaire chez l'être, et que la base de la santé chez l'homme est la capacité de digérer comme il faut et d'expulser ses déchets, il en est de même au niveau de l'expérience de la techouva, qui est aussi ce genre de choses.

Je reprends le texte: Néchama bria, begouf bari, mouhakhati lavo, hayedéa hagadola chetatchouva. Une âme saine dans un corps sain. Mouhakhati lavo doit arriver, hayedéa hagadola chetatchouva doit arriver à cette félicité, cette joie, qui s'appelle la techouva. Vehi, une néchama bria, un être saint, margeshet ba, sent, à travers cette expérience de la techouva, ve tahonag...

Le plaisir, la joie, naturelle, la plus grande qui soit au niveau spirituel: l'expérience de la techouva. Ici, le Rav parle de l'expérience de la digestion. Il nous dit que le fait d'expulser, de rejeter des corps qui sont mazikim, qui sont néfastes, qui sont dangereux, poelet peulata tova, fait son action, sa bonne action, pleine de santé, dans le corps, keshesh lema betrounatan, lorsque cette capacité d'action du corps est dans sa plénitude. C'est-à-dire qu'un corps sain est un corps dans lequel les déchets, les excréments chez l'être humain, sont évacués. L'expulsion de ces excréments est quelque chose qui est le meilleur quand le corps fonctionne comme il faut.

Et parallèlement à cela, harakha rouhanit. Le mot harakha vient du mot rékh, qui veut dire la vidange spirituelle, shel kol maasse, de tout acte mauvais. D'une part l'acte en lui-même, et c'est l'essentiel de la techouva, et de toutes les impressions, rishoumim rahim, toutes les impressions mauvaises, ou mekoulkalim, détériorées, qui viennent de ce mauvais acte. L'acte mal fait est accompagné d'un cortège d'impressions qui se marquent en nous-mêmes. Il s'agit de vider tout ce monde-là: l'expérience négative du mauvais acte et de ses séquelles, shel kol makhshava ra, de toute mauvaise pensée, shel kol rekhuk, de tout éloignement, mitokhena atsilia elokhi bikhlal, du contenu noble, divin, de façon générale. C'est tout. Le fait de se libérer de cet éloignement qui attache, qui attaque quelquefois la personne, l'éloignement du divin.

Et cet éloignement du divin, dit le Rav, c'est yesod lekhol ra, la base de tout le mal chez l'homme: le fait de vouloir s'éloigner du divin. C'est la base de tout le mal chez l'être humain. Lekhol gassout vekhiour, de toute grossièreté, de toute laideur.

Alors, cette harakha, cette vidange, doit certainement arriver dans le corps, comme dans l'organisme bari, lorsque l'organisme est sain, de sa part spirituelle et matérielle en même temps. Deux santés essentielles, tandem: la santé corporelle, physique, qui est tout simplement la capacité de se libérer de ses déchets, dans le cas du corps. Tous ceux qui ont un peu l'expérience de textes de médecine sérieuse le savent: les médecins nous disent que l'essentiel de la santé de l'être humain, c'est cette capacité de se libérer de ses déchets.

C'est un thème qui est dit, par exemple, par le Rambam, de façon extrêmement claire, dans Il Chod Deo, De Khoubeh. D'une part donc. Et d'autre part, l'expérience de la techouva, qui est le fait d'être capable de se libérer de toutes les impressions négatives qui sont, au niveau spirituel, le résultat de mauvaises actions, de mauvaises rencontres. Il faut apprendre à faire techouva, c'est bien, comme il faut apprendre aussi à libérer ses déchets. C'est quelque chose d'essentiel.

Il est intéressant, en parallèle, et j'en ai déjà parlé une fois, que la Guemara, quand elle pose la question: quelle est l'activité dans ce monde qui ressemble le plus au Gan Eden, au paradis, à la joie du paradis ? Elle pose toutes sortes de questions. Et la Guemara, qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, conclut que l'impression la meilleure qui soit chez l'être humain, c'est le fait de se libérer de ses déchets. C'est la joie la plus grande, celle qui mérite le plus d'être

comparée à la joie du Gan Eden. Parce que ce n'est pas seulement une joie, elle est pleine de sens et de santé. Il y a ce côté positif, sain, de mettre en marche, de mettre en vie l'être, qui est un des messages de ce que doit être le Gan Eden, un endroit dans lequel la vie s'installe. Et la même chose au niveau spirituel. La Guemara n'a pas …

Cours d'Orot veKelim

Dans la même série

Étude du traité Orot HaTechouva du Rav Kook. La téchouva comme force cosmique de réparation et d'élévation, au-delà de la simple repentance.

  1. 122
    La techouva, désir constant du bien chez l'homme
    Le Rav Kook explique que la plénitude de l'homme tient à son aspiration vers le bien, même après une chute.
    45 min
  2. 123
    Techouva et prise de conscience soudaine
    Le Rav Kook décrit la techouva pitomit, éclair de conscience mûri en secret, puis la techouva supérieure vers la lumière.
    54 min
  3. 124
    Techouva, conscience et la droiture des Yesharim
    Le Rav Nahon montre comment la techouva corrige la faute et rétablit le lien avec le divin.
    53 min
  4. 125
    Techouva et conscience de l'âme collective d'Israël
    Le retour sur la terre comme prise de conscience de la dimension collective du peuple, selon Orot HaTechouva.
    48 min
  5. 126
    La techouva, ressource la plus saine de l'esprit
    Le Rav Kook compare la techouva à la digestion et y voit une libération qui ouvre la vitalité de l'âme.
    En cours de lecture
  6. 127
    Techouva et création : le repentir rétroactif de l'homme
    Pourquoi la faute est presque inévitable, et comment la techouva peut réparer même après coup.
    52 min
  7. 128
    Techouva, création et l'âme collective d'Israël
    Le Rav Nahon relie la techouva personnelle au désir de salut du peuple d'Israël, source de bénédiction pour le monde.
    35 min
  8. 129
    La techouva, force créatrice du monde selon le Rav Kook
    Pourquoi l'homme peut corriger ses fautes après coup, et ce que la techouva a de cosmique.
    49 min
  9. 130
    Techouva : la faute, la colère et le travail intérieur
    Pourquoi l'homme a été créé en sachant qu'il fauterait, et comment transformer la colère en réparation intérieure.
    58 min
  10. 131
    La techouva, un processus naturel de l'être humain
    Pourquoi l'homme, créé avec ses penchants, peut corriger ses fautes passées par le repentir.
    54 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav