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Techouva, conscience et la droiture des Yesharim

Le Rav Nahon montre comment la techouva corrige la faute et rétablit le lien avec le divin.

53 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Techouva et conscience de l'âme collective d'Israël, 48 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le début de Orot HaTechouva du Rav Kook en situant la teshouva dans les quarante jours qui précèdent Yom Kippour. Il distingue plusieurs niveaux : la teshouva du corps et de la santé, la teshouva de la conscience intérieure, appelée moussar kelayot, et la teshouva fondée sur la émouna et la tradition. Il montre que la conscience, lorsqu'elle est blessée par la faute, pousse à réparer, y compris rétroactivement, et que la teshouva ouvre la voie à une vie réussie au service du projet divin.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ça, c'est un livre qui fait partie de ceux dont j'ai déjà parlé, mais je le redis pour remettre les choses à leur place. C'est un livre qui est apparu il y a à peu près une centaine d'années. C'est le Rav Kook qui l'a écrit, dans les années 14. C'est un livre que lui-même étudiait, et il revenait sur son propre texte.

Il y a certains écrits de Chassidout qui disent que, quelquefois, quand on est dans des moments de grandeur spirituelle et que l'on écrit des choses, plus tard, quand on revient sur ces textes-là, on retrouve ces grands moments spirituels en revenant sur le texte. Et quand le Rav Kook écrivait Orot HaTechouva, il est certain qu'il y avait un état d'esprit vers lequel il voulait revenir. Nous sommes en plein processus de techouva.

On est pendant les quarante jours qui précèdent Kippour,. On est en train de finir Chodech Elloul, qui est la première partie de cette grande Aliyah, pour bientôt rentrer dans Roch Hachana et les Assérett Yemei Techouva, qui sont les journées les plus bénies de l'année pour faire techouva.

Je vais redire des choses que vous connaissez peut-être et que je connais, mais c'est bon de les redire maintenant, parce que c'est important. C'est important, comme tout, de savoir profiter du potentiel du moment que nous vivons actuellement. Indépendamment du fait extraordinaire qu'on est à une époque merveilleuse dans l'histoire d'Israël, où le peuple d'Israël revient sur sa terre, retrouve de plus en plus la dimension collective, qui est une dimension essentielle pour nous, comme vous le savez.

Un être juif, c'est être conscient de porter en nous une âme collective, qui vit des aventures historiques au niveau d'un peuple, comme par exemple la sortie d'Égypte ou la rentrée en Erets Israël. Il y a aussi des sorties, malheureusement aussi des sorties douloureuses, qui se font en collectif, comme les destructions du Temple. Mais nous vivons notre aventure de façon collective. Et c'est important de savoir que cette âme collective vit pleinement sa grandeur dans cette terre, qui est une terre faite pour un peuple qui doit vivre ici.

C'est une aventure de civilisation entière, pour donner au monde entier le message de la vie d'un peuple. Parce que l'expérience spirituelle est certainement une expérience particulière, mais c'est beaucoup, beaucoup, une expérience collective.

Maintenant, pour une partie de ceux qui sont ici, qui ont senti cette dimension collective en France, mais je pense que la plupart d'entre vous êtes quand même … Je suis profondément conscient de la différence de madréga à laquelle vous êtes arrivés au niveau de votre vitalité collective en passant de la France à la terre d'Israël. Tu comprends ce que je dis ? Tu sens une différence entre la France et Israël ? Un peu ? C'est autre chose. C'est vivre notre émotion collective dans ce volume.

Mais à l'intérieur de cette dimension spirituelle, il y a une dimension extraordinaire, et je reviens sur elle: c'est la dimension de la techouva, qui est absolument nécessaire, et qui ne peut pas ne pas être prise en considération quand on sait quelle est la grandeur du projet humain que le Créateur veut mettre en marche.

L'homme est un être extrêmement complexe, qui voudrait réunir en même temps des forces animales et des forces spirituelles, les mettre en harmonie entre elles et faire vivre tout ça, et arriver à le faire vivre de façon naturelle. C'est un projet qui va très loin, mais c'est un projet qui n'a de sens que si on peut, peu à peu, nuit et jour, corriger vers cet idéal vers lequel on veut arriver. Corriger nuit et jour vers cet idéal, ça s'appelle posséder au maximum notre potentiel de techouva.

La techouva se vit à différents niveaux. Il y a une techouva qui est au niveau de notre prise de conscience actuelle de ce qui ne va pas, et du changement de direction. Mais il y a de grandes dimensions de techouva, dont on parlera, on aura l'occasion d'y revenir plus tard, qui concernent aussi notre passé. Et c'est cette capacité de pouvoir revenir sur notre passé, de le corriger, qui est en fait la source profonde d'un optimisme dans la vie qui peut aller très, très loin.

Parce que le grand problème de l'homme, finalement, c'est de couper son lien avec le divin à travers la faute, le chet. Le chet, qui est une faute, est accompagné d'un éloignement qui se fait entre nous et le Maître du monde. La lumière divine n'arrive plus chez nous. Mais la techouva arrive à récupérer notre dimension précédente et à ôter cette espèce de voile. J'ai déjà dit l'autre fois, c'est très bien: c'est ce voile qui nous sépare à travers la faute, et la techouva nous permet d'enlever ce voile. Et non seulement d'enlever ce voile actuellement, mais de le faire même rétroactivement, par rapport à des époques

qui ont laissé en nous des empreintes qui ont fait mal pendant des années. On peut arriver, en faisant techouva, à corriger rétroactivement ce qui s'est passé, et aussi, à la suite de cela, corriger toute cette histoire qui est derrière nous, qui était le résultat d'une faute, et regarder les choses de façon différente, et devenir quelqu'un qui a grandi à travers son expérience humaine, même dans la faute.

Bon, si vous voulez, on va quand même prendre notre Perek Aleph. Pour autant que je sache, on n'a pas encore commencé le Perek Aleph dans la lecture commune. On n'a pas fait le Perek Aleph. On va le faire, hein ? On avait lu en entier le Perek Aleph, non ? À Kafret, le second paragraphe de Kafret ?

Si je récapitule un tout petit peu le premier grand paragraphe de ce Perek Aleph, il insiste sur le fait qu'on peut faire techouva

par rapport, dans un premier temps, aux fautes qui ont marqué notre corps, par un manque de préoccupation, de sérieux, de responsabilité par rapport à notre propre santé.

Je crois qu'il faut ouvrir un peu. Je vais essayer d'ouvrir encore là-bas, mais laissez ouvert quand même, parce qu'il n'y a pas d'air. Alors…

J'avance dans l'ordre présenté par ce texte, dans lequel le Rav parle de différents niveaux de techouva. Je prends la première ligne de notre texte: HaTechouva noumotsim beshalosh marachot. On peut retrouver le thème de la techouva dans trois zones. La première s'appelle Techouva Tivit, la seconde Techouva Emounit, et la troisième Techouva Tzichlit.

Le thème de la Techouva Tivit, c'est la techouva que l'on fait par rapport à notre corps, dans notre prise de conscience de notre responsabilité dans la vie de notre corps et de notre santé. On avait vu ça la dernière fois. On va passer à une autre dimension, qu'on a déjà un peu touchée la dernière fois. Ce n'est pas que la première dimension ne soit pas importante; elle est extrêmement importante, mais on en a déjà parlé.

Notre nature, notre santé. Et quand je vous disais, je vous ai dit, mon papa, avait souvent dans sa bouche cette parole: faites très attention à votre …

Cours d'Orot veKelim

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