Techouva et conscience de la sensibilité morale
Pourquoi la conscience du bien et du mal rend la techouva indispensable à l'homme, selon Orot HaTechouva.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Techouva et conscience de ses fautes, 50 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon ouvre l'étude du premier chapitre d'Orot HaTechouva du Rav Kook, en partant du sens du mot techouva : un retour, et une capacité propre à l'homme de revenir sur ce qui a été fait. Il rattache cette notion au but de la création, faire connaître les noms de Dieu, et à l'âme de l'homme, porteuse d'une exigence de perfection. Il montre enfin que la techouva est ce qui permet de ne pas sombrer dans le découragement face à la distance entre l'idéal moral et la réalité de nos actes.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je voudrais vous dire quelques mots avant de démarrer le cours. Le cours que nous faisons le jeudi de 15h à 16h, c'est un cours sur Orot HaTechouva du Rav Kook. Le livre en lui-même est un chef-d'œuvre incontesté. Le côté chef-d'œuvre qu'il y a dans ce texte, de la part du Rav Kook, je crois que toute personne qui a un peu le sens de la Torah en est consciente: il y a ici un message de très grande qualité.
J'ai eu la chance de connaître personnellement le Rav Tsvi Yehouda, qui était le fils du Rav Kook. J'ai entendu des cours sur Orot HaTechouva du Rav Tsvi Yehouda lui-même, de sa propre bouche. Je suis convaincu que ce serait une prétention de prétendre que celui qui donne un cours peut être à la hauteur de ce qui est écrit ici. Mais j'ai quelques avantages: le fait que je parle français, le fait que j'ai connu de très près le Rav Tsvi Yehouda, que je connais bien le Merkaz HaRav, que j'ai étudié pendant de bonnes années. Donc il y a des chances que je ne déforme pas trop le texte. Je crois que si on travaille ensemble comme il faut, on a des chances de tirer beaucoup de profit de cette étude, le jeudi de 15h à 16h.
Si vous arrivez à dire ça à l'ensemble de la classe, et qu'ils soient présents le jeudi de 15h à 16h, même un peu plus que ça, c'est déjà très bien. C'est bien. Dites-le. Et j'espère que je serai à la hauteur de la classe.
Donc, notre livre, en principe, on est au début de l'année. On pourrait continuer à dire que ce qui se passe maintenant est la suite de l'année précédente, mais pratiquement, je pense que nous sommes tous neufs ici. Vous êtes pratiquement neufs dans ce cours d'Orot HaTechouva. Donc on peut se permettre de commencer assez près du début. C'est-à-dire ? Je crois qu'on a vu le Perek Alef ensemble. Maintenant, je continue. Il y a une feuille qui se promène en ce moment. Si vous permettez, je vais nommer trois responsables, qui sont tous des gens très bien. L'un d'eux c'est Rémi, parce qu'il est dans mon cours. L'autre, c'est Jérémie. Et l'autre, c'est Netanel. Et je vous demande: essayez de vous souvenir où on a fini le cours d'avant. Je le marquerai moi aussi, là-bas, sur ma feuille, mais ça va me revenir. Merci d'être là.
Dans le contexte du Perek Alef d'Orot HaTechouva, qui se trouve à la page Chaf Zayin, si on intervertit l'ordre des lettres, ça devient Zakh. Et Zakh, ça veut dire ? Tu ne sais pas ? Zakh, ça veut dire pur, limpide. Vous voulez acheter ? Ça c'est très bien. Il faut une touche en plus. Il faut quoi écrire ? Parce que si je pense à ça sans écrire, ça ne sert pas beaucoup. Un effaceur, ça se dit Mahak, parce que le mot Limchok veut dire effacer. Mahak. Allez, en avant. Bienvenue. Je pense que tu as des livres là-bas si tu veux. Ephraïm, fais vite, fais vite, et fais passer.
Dans le contexte du Perek Alef, je vous rappelle le titre du Perek Alef. Oui, avec moi, page Kavzaïm. Ouvrez à Kavzaïm. S'il y a un problème pour trouver les pages, levez la main, faites-vous aider, mais s'il vous plaît, essayez d'avoir les textes devant vous. La lettre, ça aide. Vous connaissez cette expression en hébreu qui dit otiot markimot ? Le mot otiot markimot veut dire « les lettres rendent sages ». C'est-à-dire que l'hébreu a une force. Et la lettre qui est là transmet cette espèce d'ouverture depuis un fond spirituel qui arrive vers nous, à travers des fenêtres un peu noires et pleines de contenus. Shalom.
Donc je passe un peu sur les noms. Je les lis, mais ça va m'aider un peu. Ok. Shabit Rémi, je connais. Pazvon Netanel, je connais. Shafati Jérémie, je connais. Ilan Ben Hamou, je le connais, mais je ne le connais pas assez. David Barakha, hein ? C'est bien toi ? C'est pas toi ? C'est toi David, non ? David ? C'est toi ? Toi. Alphon, Ephraïm, tu as marqué ton truc, pas exactement au même endroit, mais ça va. Hamak David, c'est lui ? C'est lui. Maintenant il faut que je… Tu n'as aucune occasion, tu ne peux pas t'échapper. C'est bien Arthur là-bas ?
Voilà. Krig et l'Ertur, je l'ai eu. Alouch et Yal, je l'ai eu aussi. Et Amnef, Artouk, je ne sais pas qui c'est, mais tu dois le connaître. Dans ce Perek Alef, je vois le titre, ensemble. On nous dit Techouva… David, tu suis ? Ephraïm, tu suis ? Le titre, c'est Techouva, Tivit, Emounit, Tzichlit.
Je vous l'ai dit, et je vous le dirai encore, et vous le direz à vos enfants et à vos petits-enfants. Non, vraiment. La notion de techouva, on va voir un peu plus loin des thèmes tels que techouva, kadma, laolam: c'est par essence une capacité de revenir sur quelque chose de précédent. De revenir. Techouva, c'est un retour.
Maintenant, étant donné que la problématique de l'homme est immense, que le projet qui s'appelle un bonhomme est quelque chose dans lequel il s'agit réellement d'essayer de mettre en vie, dans un monde matériel, à travers l'homme, une présence spirituelle, qui a pour but de mettre en vie une conscience. Cette conscience a essentiellement pour vitalité d'être consciente de la grandeur de Dieu.
C'est-à-dire que nos textes sacrés, je l'ai dit, je le dirai encore, parce que je me le dis tous les jours: nos textes sacrés disent que la raison de la création du monde, c'est de faire connaître les Noms de Dieu. Dieu se manifeste de toutes sortes de façons. Tu peux le voir quand on est enfin… Quelqu'un qui voit gentiment, tranquillement, de très près, une fleur, c'est un chef-d'œuvre, c'est une folie. Regardez une petite fleur, comme c'est beau, et les couleurs, et les formes, une vitalité, et ça se transmet, et ça grandit. C'est une folie. Si un homme devait faire une chose pareille, c'est impossible, il ne peut pas faire ça.
On est dans notre vie, dans un parcours dans lequel, à chaque moment, on est en présence d'une intelligence inouïe, infinie, qui force, pour quelqu'un de droit, une admiration sans fin. Et apparemment, cette admiration est importante dans la vie du cosmos. Le fait que nos maîtres disent que HaKadosh Baroukh Hou a un nom, c'est un programme.
Qu'est-ce que ça veut dire, avoir un nom ? Dire qu'on a un nom, ça veut dire qu'il y a tout un contexte dans lequel ce nom peut être compris, reçu. Sinon, qu'est-ce que dire un nom ? Un nom, c'est quelque chose qui est dirigé vers l'extérieur de nous-mêmes, pour que l'extérieur nous connaisse. Or, au départ, on dit que le Maître du monde a un nom. Ça veut dire que la vitalité divine est quelque chose qui contient, dans son extension, un monde qui prend conscience de son nom. Vous comprenez ce que …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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