Techouva et conscience : la morale des reins
Comment la conscience naturelle de l'homme précède la Torah, et pourquoi la techouva corrige les fautes de l'individu comme du peuple.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Techouva et conscience de la sensibilité morale, 52 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente le premier chapitre d'Orot HaTechouva du Rav Kook, consacré à la teshouva au niveau naturel : retour au corps, au psychisme (nefesh) et à la droiture intérieure. Il montre que les fautes individuelles et collectives entraînent souffrance et appauvrissement de la vie, et que la prise de conscience de ce qui dépend de nous ouvre le chemin de la correction. Il souligne enfin le lien entre la santé du corps, la conscience intérieure et la teshouva spirituelle, avant d'introduire la teshouva fondée sur l'émouna et sur le pardon de la Torah.
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Dans cette introduction, nous avions insisté. J'ai pris un texte du début d'Orot HaTechouva, dans cette édition-ci, l'édition jaune, à ma page, cadre, tablette, et en bas j'avais choisi un texte qui insiste sur le fait que si nous voulons parler de techouva de nos jours, et qu'on veut que le message
C'est un message qui a un contenu. Il faut que ce message soit dans toute son actualité. Quand le centre de la vitalité de notre retour à notre identité, qui est finalement le message essentiel de la techouva d'Israël, est centré là où il se passe actuellement, c'est-à-dire en revenant en Erets Israël, notre retour en Erets Israël nous permet de récupérer notre identité.
Pour vous qui venez d'arriver en Erets Israël et qui commencez à vivre votre vie ici, ce sont des choses qui sont évidentes, je pense. On se rend compte que le milieu dans lequel nous vivons, et l'ambiance dans laquelle on vit en Erets Israël, nous permettent de réveiller certainement des forces qui, autrement, seraient restées endormies et peut-être inefficaces en dehors d'Erets Israël.
Je vous avais dit en partant que, dans mon petit trajet personnel, j'avais entamé une techouva que je voulais sérieuse, mais je n'avais jamais réussi à m'épanouir tant que je n'étais pas revenu en Erets Israël. C'est en Erets Israël, que je ne connaissais pas à l'époque, que j'ai été étonné de rencontrer une telle vitalité. C'est en Israël, finalement, que j'ai senti que j'avais des chances. Baroukh HaChem, je peux dire que j'ai fait mon chemin, je suis heureux de moi, en tout cas, en Erets Israël, grâce à la Terre d'Israël et grâce à ce qui s'y passe actuellement, où l'on rencontre une des dimensions essentielles de notre identité, qui est aussi la dimension de peuple. Ce sont des choses sur lesquelles j'avais insisté la dernière fois.
Bon, maintenant, nous allons entrer dans le vif des textes d'Orot HaTechouva, en commençant par le premier chapitre. On se retrouve à la page Khaf Zayin. Et voyez un peu le titre tel qu'il se présente: Perek Aleph. Vous avez le texte devant vous. Perek Aleph, à la page Khaf Zayin. Le titre dit: Techouva Tiv'it, Emounit VeSichlit. Je traduis: c'est une techouva, un retour en soi, au niveau naturel, au niveau de la émouna et au niveau de l'intelligence.
Si vous voulez, nous allons commencer à lire un peu le texte lui-même. David, si tu veux bien. David.
— passage de lecture illisible dans la transcription.
On commence avec une techouva naturelle, en disant que la techouva naturelle est dans cette techouva qui est naturelle, au niveau de l'air. La techouva naturelle, on le dit, même au niveau du corps: la techouva au niveau de notre propre corps, et la techouva au niveau de notre psychisme. Mais ce qu'on nous dit, c'est qu'on nous prépare aussi. Est-ce que le Rav va nous présenter aussi un aspect de la techouva ?
On y va sur notre texte maintenant. Et tu vas nous dire la suite, David, vas-y.
Je repense aux premières phrases. On parle de la Techouva Goufanit, et on nous dit que cette Techouva Goufanit, Sovevet, c'est le mot Saviv: Saviv veut dire autour d'eux, Sovev veut dire tourner autour d'eux. Kol Haavérot Neged Chou'hkei Tévah: de toutes les transgressions, le mot Avéra veut dire faute, transgression, Neged Chou'hkei Tévah, qui sont contraires aux lois de la nature, aux lois de la nature physique; il y a aussi HaMoussar, la morale, et la Torah, HaMekoucharim Im Chou'hkei Tévah, qui sont liés aux lois de la nature. Sof Kol Nagaa, la fin de tout comportement mauvais, Avim Khalot ou Mahouvim, c'est finalement nous rapporter des maladies, des souffrances. Le verbe Sovel: Mize Adam, beaucoup souffrent de cela, l'homme, aussi bien dans son identité individuelle, Adam HaPrati, que dans sa vitalité collective.
Il y a des erreurs d'hygiène et tout cela, qui font qu'on peut avoir de nombreux exemples où une collectivité souffre de choses mal faites au niveau de la collectivité, et la même chose au niveau du comportement de chaque individu. Maintenant, le point qui est important, c'est ce qui va être dit maintenant: c'est le point de la prise de conscience de notre responsabilité. Là où il y a des souffrances que nous avons sur nous, qui ne dépendent pas de nous, on n'a pas à faire techouva là-dessus. Mais c'est la prise de conscience qu'il y a des souffrances, des choses mal faites, qui dépendent de nous. C'est entre nos mains de changer les choses. À ce niveau-là commence ce mouvement de techouva, qui est de corriger en prenant conscience des choses mal faites.
Alors, la phrase suivante: Véacharé Aviru Chémidbarer Etzlo Adavar, une fois que les choses sont mises au clair. Lévarer, en hébreu, c'est Mét Chokler, d'accord ? Cela veut dire trier, mais cela veut aussi dire Mét Chokler. Acharei Aviru, Chémidbarer Etzlo Adavar: une fois que c'était clairement ce fait, Shehou Be'atzmo, Be'avono Hagato Ara'a, HaChem Hou Be'chol Oto Adildou Lakhayim Shebalo. Ça, c'est le message central. Shehou, lui, Be'atzmo, de lui-même, Be'avono, Hagato Ara'a, par son mauvais comportement, qui est le sien, et cela dépend de lui. Le mot HaChem, ici, a le sens de responsable, coupable: il est coupable. Bechorotot Dildoul HaChayim, de cet appauvrissement de la vie, Shebalo. Le mot Dildoul est une redondance du mot Dal, en hébreu, qui veut dire pauvre. Un dildoul, c'est un appauvrissement de vie qui vient sur lui.
Et il prend conscience que c'est lui qui en est coupable et responsable. Vers Oussam-Lev, il prête attention. Le État-ken, c'est un médecin: corriger cette situation qui dépend de lui. La Chouvré, le Chou'hkei HaChayim, revenir vers les lois de la vie: Ishmo Retroukei HaTéva, respecter les lois de la nature, de la morale et de la Torah. Les mains en Yashouv, de façon à ce qu'ils reviennent, Ve Yechyé, et qu'ils revivent. Ve Yashouv Elav, Ve Yashouv Elav HaChayim, et que la vie revienne vers lui. En hébreu, le mot Chayim est un pluriel; donc revenir, cela se dit Yashouvou, que la vie revienne vers lui. Bechol Rahan Enoutan, dans toute leur verdeur, dans toute leur force.
Bon, ça, c'est le message de la techouva au niveau du corps: la prise de conscience qu'il y a des comportements qui font que, quelque part, on perd notre santé, on perd nos capacités. C'est entre nos mains. Il faut changer notre comportement et corriger. Voyons la suite.
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