La techouva, ou comment l'âme se relève de la faute
Comment la faute enchaîne l'âme, et comment la techouva la libère et lui rend sa joie.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La peur née de la faute et le chemin de la techouva, 47 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente le chapitre 3 du Pérek Hé de Manitou (Haï Hacha) sur la techouva et la faute : l'homme porte en lui une dimension animale aux appétits aveugles et une âme divine, et la faute survient inévitablement dans cette rencontre. Il distingue la faute involontaire (chet), la faute commise sous la pression du désir (avon) et la faute délibérée du pochea, et montre comment la techouva permet de réparer, y compris rétroactivement pour le tsadik. Le cours décrit enfin le retour de l'âme vers la joie spirituelle et la relation amoureuse avec Hachem, nourrie par la Torah et les mitsvot qui sanctifient le matériel.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Si je ne me trompe pas, je crois que la dernière fois, je voulais le confirmer, j'avais fait un petit arrêt sur le Pérek, sur le paragraphe Vav du Pérek Hé, que je voudrais résumer en deux mots, sans rentrer dans le détail des mots. Mais le message qui est donné ici est un message essentiel. C'est très lié à ce qu'on a l'habitude de dire et d'entendre en termes de techouva Kadman Baroukh.
L'idée est de penser à la réussite de cet être qui s'appelle l'homme, qui est une rencontre entre un côté corps, animal, instinctif, poussé par des forces aveugles, qui sont simplement des appétits mis dans le corps pour que la vie continue. Ce sont des appétits aveugles. Sans considération, ils vivent uniquement leur dimension. Chalompien, tu peux prendre. Ça va, ça va. Et de l'autre côté, une dimension qui est une dimension de l'âme, dans toute son idéalité et toute sa divinité. Parce que finalement, cette âme que l'on porte en nous-mêmes, en particulier quand il s'agit du peuple qui est le nôtre, c'est quelque chose qui est vraiment une étincelle divine.
Avec tout ce que ça a comme désir de plénitude et de perfection. Et cette rencontre est quelque chose qui a priori est invivable, à moins que l'on permette, à l'intérieur de la vie, quelque chose qui ressemble à l'écriture, dans laquelle on peut effacer, corriger et aller de l'avant. Mais on ne peut pas s'imaginer faire vivre en même temps cet être animal, avec des forces instinctives aveugles qui demandent leur désir, et puis c'est tout, avec quelque chose qui ne demande que la perfection, être à l'image du divin, et qui ne voudrait pas faire de fautes.
Mais l'être humain, porté par des forces animales, est forcé quelque part de faire des fautes, parce que ce sont des forces qui vont quelquefois très, très loin. Au niveau du manger, par exemple, c'est très net. Au niveau de quelque chose de parallèle, dont vous savez que je parle aussi, ce sont des forces qui vont très, très loin. Et comment on fait pour mettre tout ça en vie ?
Quelqu'un voulait poser une question. C'est toi, ok. Non. Il faut simplement, peu à peu, excuse-moi Nathaniel, je crois que je n'ai pas été assez optimiste, j'étais trop, trop, trop optimiste. Mais ça va, très bien.
Yofi. Bon, il y a pour toi. Yofi. Baroukh Haba, Netanelim. Netanelim. Le message que je trouve très bien exprimé de cet espoir de réussir, c'est la techouva. Tu vois, Kadmala Olam elle permet à l'homme, d'une part, de vivre de façon naturelle, de ne pas annuler le naturel.
Mais dans le cas où le naturel ne fait pas ce qu'il faut faire, il y a une réflexion sur ce qui a été fait, et puis on peut faire techouva, on peut corriger, et peu à peu, l'animal apprend à vivre. Peu à peu, avec l'habitude, on fait moins d'erreurs, mais au départ, il y a des erreurs.
Est-ce qu'il apprend à vivre parce qu'il s'affaiblit, ou parce qu'il change de direction ?
— S'affaiblit ? Non. Ce n'est pas qu'il s'affaiblit, c'est qu'il apprend. Il apprend avec l'expérience à faire attention à des tendances animales, mais d'un autre côté, peu à peu, il apprend à vivre.
Le Rav insiste sur le fait qu'il n'est pas question, dans l'idéal de l'homme, d'annuler sa naturalité. Parce que l'idéal authentique dans la vie, c'est quelqu'un qui fait ce qu'il fait normalement, instinctivement, par désir de son cœur. Il ne faut pas annuler ces dimensions-là. Mais de l'autre côté, le côté instinctif, au départ, est aveugle. C'est avec l'expérience, peu à peu, qu'on apprend à vivre.
Mais ce côté aveugle ne dure pas toute la vie. Avec l'expérience de la vie, l'homme, avec sa pensée et conscient de ce qui se passe, peu à peu arrive à dominer ses tendances naturelles et à les diriger d'une certaine façon. C'est ce qui se passe chez chacun de nous. Mais la première rencontre, en tout cas, avec les forces de la vie naturelle, animale, sont des rencontres qui ne sont pas dirigées, et qui finalement vont mener à un côté problématique.
Seulement, ce n'est pas la fin du monde. On peut, malgré le fait qu'il y ait eu une erreur, récupérer. Récupérer de deux façons. Non seulement au niveau de « à partir de maintenant », mais quelque chose qui est extraordinaire dans le monde de la techouva, c'est le fait que rétroactivement, et le Rav en parle, il faut arriver à vivre ça chez nous, ce n'est pas donné à chacun de nous.
— Toutes les fautes viennent de ces forces ?
Si tu parles d'un rachat, non. Mais si tu parles d'un tsadik, oui. C'est-à-dire, si tu parles de quelqu'un qui arrive à respecter le fond de son désir profond et qui veut donner à son âme l'expression maximale, malgré ça il fait des fautes. Ce sont des fautes qui sont au plus chet, ou ce qu'on appelle avônes, mais pas péchés.
On a parlé un peu de ces trois dimensions de la faute. La faute involontaire, mais qui vient quand même, c'est chet, ce qu'on appelle en hébreu faute be-shogueg. Il y a avon, qui est la faute parce qu'on est porté par des désirs très forts et qu'on n'arrive pas à les contrôler, mais on est conscient qu'on fait une faute. Seulement, la force est tellement grande qu'on ne peut pas ne pas faire de fautes, parce que le désir est très fort. Mais on apprend à avoir une relation avec ça.
Il y a une troisième situation, qui est une situation négative, vraiment, celle du Khotei Pochéa. On donne en français le mot « péché », mais au départ, en hébreu, c'est pécha. C'est celui qui fait des fautes et s'en fout. Il n'est pas d'accord, un peu, avec le programme. Ça, c'est grave. Et on lui donne quand même... On espère que cette personne va réaliser dans la vie et qu'elle va faire techouva. Mais dans la situation dans laquelle elle se trouve actuellement, c'est grave, parce qu'elle fait quelque chose en pleine conscience contre la volonté divine. Et ça, il faut travailler pas mal pour corriger, et espérer qu'on ne fait pas partie de ce groupe. Certainement ceux qui sont ici ne font pas partie de ce groupe-là. Ils ne sont pas des pochim.
Mais chacun de nous a eu dans l'histoire des aventures dans lesquelles, malgré lui, il a fait des fautes, par bé-shogueg, ou même, à la limite, parce qu'on était porté par des forces animales très fortes. Ne serait-ce que dans un coup d'œil. Ça, je suis convaincu que pratiquement on n'arrive pas à dominer ces œufs. C'est difficile. Pour toute cette génération, il y a tellement de... De réussite dans la création israélienne. Pour m'inviter au mariage, mes attachés.
Bon, je reviens sur notre texte, et je reviens un tout petit peu en arrière. Je crois qu'on peut essayer, marquez-le devant vous et nous-mêmes, d'aborder le Pérek Guimel en le lisant. Tu n'as pas de texte ?
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