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Torah, techouva et exigence du détail des mitsvot

Pourquoi la rencontre avec la Torah suppose la techouva, et comment la volonté doit suivre la connaissance dans le détail de la halakha.

55 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Torah, techouva et la vie tant qu'il fait jour, 29 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le début du Péré Yehoud de Orot HaTeshouva du Rav Kook et explique que l'étude de la Torah, contrairement à une étude scientifique, engage toute la personne : on ne peut saisir son message sans être prêt à le vivre et à se transformer. Il montre que la techouva et l'étude se nourrissent mutuellement, et que la volonté et la connaissance avancent ensemble. Il explique enfin comment la faute obscurcit la capacité à recevoir la lumière et comment le mérite ouvre la voie à une rencontre plus pure avec le divin.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Je reprends avec vous le début du Pérek, le sujet général de ce Pérek. On lit ensemble. On est à la page Samer Teth. Ehhekhiout atchouva v'yatora zo lezo, beklaloutam, oube ma'aloteh ma'elyonot. Ça parle très officiellement du fait que, on en a parlé, on en reparlera, et c'est quelque chose qui nous accompagne toute la vie.

La profonde différence qu'il y a entre l'étude de la Torah et l'étude d'un texte ou d'un sujet, par exemple de science, c'est que, dans ce sujet de science, c'est simplement le monde intellectuel qui est engagé. Le monde moral et le comportement de la personne n'interviennent pas dans la capacité de saisir le message d'un texte de science, par exemple. Et par contre, dans le monde de la Torah, le message de la Torah est essentiellement un message de comportement. Tout le message de la Torah, c'est de nous montrer comment bien vivre selon la volonté divine, qui a son exigence.

Tout de suite, Emmanuel. Alors, quand tu rentres dans le contexte de ton étude, dans la mesure où cette étude …

C'est-à-dire de décider de nettoyer ce qui se passe.

C'est vrai que, a priori, il faudrait, avant de rentrer dans les textes, avoir fait techouva. C'est ce qui se passe pour la plupart de nous: on est déjà dans un processus de techouva. Mais quand tu approches le texte de très près, et que tu sens l'exigence, l'exigence d'être à la hauteur de ce que l'on veut te faire passer comme message, on est obligé de faire techouva.

Tu voulais poser une question ? Donc, on sait ce qui est dit ici, dans ce tout début de Pérek: Hechiout, la techouva et la Torah; la nécessité, aussi bien dans un sens que dans l'autre, de faire techouva si on veut étudier la Torah, et la nécessité d'étudier la Torah si on veut faire techouva, de façon très générale. Et en particulier, le Rav ne dit pas ici « et en particulier », mais ça rentre dans le texte. Il dit:

Maalot, c'est un niveau, un niveau supérieur. Quand on veut arriver, d'Afghan, à un niveau d'études de Torah qui sont dans ces zones de la Torah dans lesquelles la rencontre avec le divin et son esprit devient de plus en plus intime, fine, et capable de donner des grands messages de joie spirituelle, il y a une exigence: il faut être à la hauteur de cette relation. Comme une aventure d'amour, il faut être à la hauteur de l'autre. Là, il s'agit du Créateur.

Dans ce contexte-là, je prends, peut-être je reprends, mais dans cet esprit-là, le paragraphe chèque de la page Ayin Gimel. D'abord, tu veux Gary, tu nous lis ça ? On l'a déjà fait une fois, mais tu le relis, je veux rentrer dans l'esprit de ce paragraphe. Non, pas tellement là.

## Le sens du texte et son public

Mais chet, chet. Bon, premièrement, c'est certain que ces textes qui sont devant nous sont essentiellement dirigés. Ils ont leur plein sens pour quelqu'un qui est déjà prêt à aborder les grands textes de la mystique juive, quelqu'un qui veut rentrer dans ce monde. Comme je vous ai dit, ce n'est pas évident que c'est ce qui vous concerne.

Actuellement, de plein pied. Et c'est quelque chose qui se prépare. Bezrat Hachem, vous allez vers ces dimensions-là. Et notre génération, et les générations de ce temps-là, pour lesquelles c'est clair qu'on est là pour arriver à rencontrer, à vivre, à faire vivre et à être témoin de cette dimension de la rencontre avec la spiritualité.

L'amour du divin, c'est l'époque messianique. L'époque messianique, c'est une époque dans laquelle nous avons sur nous la responsabilité de rayonner l'amour de Dieu au monde entier, et la capacité de vivre cette aventure-là. Et je vous dis, ce ne sont pas des histoires, c'est vrai. Comme vous le savez, je vis, j'ai vécu des dizaines d'années en vieille ville. C'est quelque chose qui est impressionnant de voir à quel point, quand il y a des groupes énormes de touristes qui arrivent sur l'esplanade du Kotel et qui voient ce qui se passe là-bas… il se passe quelque chose. Ils ont compris qu'il se passe quelque chose ici, qu'il ne se passe pas ailleurs. Ils en sont conscients, d'ailleurs; ils sont venus pour ça. Mais ce n'est pas du tout évident qu'avant leur première approche ils s'attendaient à ça.

Maintenant, le message essentiel, on est dans Orot HaTechouva. De ce texte-là, on va rentrer à nouveau dans le détail du texte, dans la mesure où l'étude des grands textes, disons de la mystique juive, nous met en contact avec des dimensions de spiritualité belles, fines et pour autant exigeantes. Si on n'est pas à la hauteur, en général on ne l'est pas. C'est en fait le texte qui nous réveille, qui réveille notre potentialité de comprendre ce genre de vitalité spirituelle. C'est le texte, finalement, qui nous réveille à ça. À travers ce réveil, on comprend qu'il faut être à la hauteur de l'exigence, et ça nous oblige à tout faire.

Maintenant, dans la mesure où le message est un message de comportement qui passe dans ces textes-là, tous les textes de la Torah, ce message de comportement s'adresse à qui ? À quelle vitalité de notre être ? Celle qui est en relation avec notre engagement, c'est-à-dire tout simplement la volonté. La volonté, qui est finalement l'expression de notre âme, ou de ce que nous permettons à notre âme de vivre. C'est sûr que ce que notre âme, au fond de nous-mêmes, désire, c'est la volonté divine. Mais dans quelle mesure on permet à cette âme de s'exprimer pleinement au fond de nous-mêmes et de rejoindre la volonté divine, ça, ça dépend de nous. Notre effort de purification intérieure a pour but essentiellement de permettre à ce désir intérieur de notre âme de se réaliser.

Or, l'être humain, comme nous le savons, c'est un projet pas évident du tout, dans lequel on met en contact, et on met en vie en même temps, un animal et un ange: machou kazé. Et tout ça doit vivre ensemble. Le côté animal qui est en nous fait partie de la vie. C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou a créé l'homme pour qu'il vive dans ce monde, et aussi en relation avec le monde d'en haut. Mais ce n'est pas un ange. Le projet divin, c'est de mettre en vie un projet dans lequel l'homme vit une vie totale, engagée, et en même temps en relation avec Dieu.

## L'homme et la mission d'Israël

Mais le but de la création, enfin le but de l'homme et d'Israël, ce n'est pas de mettre en vie un peuple de mystiques qui soit indépendant de la vie. C'est de mettre en vie un peuple qui enseigne au monde entier qu'on peut vivre en même temps qu'on est près de Dieu.

C'est vrai qu'à l'intérieur de ce peuple, il y a certains, une partie de ce peuple, disons Chévet Lévi, disons les mystiques d'Israël, qui sont des spécialistes de la mystique, et qui, pour eux, peut-être… on peut comprendre pour …

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