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Lumière divine, Chabbat et mérite de la tchouva

Le Rav Nahon montre que la lumière divine se goûte par le mérite, et que la Gvoura et l'amour de Hachem rendent la tchouva possible.

54 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Nefesh et Chabbat : patience dans la techouva, 46 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon poursuit l'étude de la page Ein Gimel et des textes de la mystique juive sur la lumière divine qui sous-tend la création, en partant de l'idée que la Torah ne se réduit pas au Pshat, au Pardes que pratique la halakha. Il explique que la rencontre avec cette lumière exige une tchouva et une volonté de bien faire, et que le baal tchouva doit accepter d'avancer progressivement, avec l'aide d'un cadre d'étude et la certitude de l'indulgence divine. Il s'attarde aussi sur la notion de mérite (zehout) comme pureté et clarté, qui conditionne la capacité à recevoir la lumière.

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Je crois que c'est pérécute, mais je crois qu'on est arrivé au paragraphe Chet. Sinon, on va y arriver. Maintenant, je vous le dis: une partie des textes que nous faisons, on peut critiquer ce que je fais, à mon sens. Mais, de l'autre côté, quand on arrive à certains textes, j'aime bien les faire, parce que je vous prépare à votre grandeur, Bézrat Hachem, d'ici 120 ans. Léat, léat.

Le Rav parle ici de quelque chose dont on a entendu parler. Certains parmi nous ont eu l'occasion de vivre un peu la rencontre avec ces textes-là. D'autres savent qu'ils existent, mais ne les ont pas toujours abordés pleinement. Mais c'est quand même important, comme tout pour nous, de savoir que, indépendamment de toute la safroute officielle de la Guemara et de la halakha, du Choumach, du Choulhan Arou'h, du Tanakh, il y a une safroute qui est essentielle dans le monde juif, qui est celle qui essaie de parler de la façon d'approcher la lumière divine qui est sous-jacente à la création.

Derrière tout notre monde, nous vivons en fait dans un monde où il y a une certaine opacité qui cache quelque chose en profondeur. Mais c'est important comme tout. Même si on n'a pas encore les moyens de l'aborder dans toute la potentialité que l'on devrait, nous les rattacherons à chacun de vous quand le jour viendra et que vous aurez constitué vos familles, v'choulé, v'choulé. Vous serez tranquilles, votre vie de couple sera dans sa plénitude, et vous pourrez à ce moment-là aborder tous ces textes beaucoup plus facilement.

Mais je crois que, de notre côté, c'est très important de savoir que des réponses extrêmement puissantes et essentielles existent dans nos textes. Même si, pour le moment, on ne peut pas les aborder tranquillement, facilement, de bout en bout, parce qu'on n'est pas encore arrivé à ce niveau-là, c'est quelque chose qui nous attend. C'est quelque chose qui est là pour nous et qui est essentiel.

Le Rav Kook, qui était le Rav du peuple d'Israël, savait très bien qu'il y a une dimension qui est celle du Pchat, celle dont on parle officiellement et qui est présentée dans les thèmes de halakha et de roulet. Et il y a des dimensions plus profondes. Mais c'est important comme tout que nous le sachions, pour que nous soyons définitivement tranquilles au niveau de la profondeur, de la lumière et de l'authenticité de notre émouna.

Il faut être conscient, savoir, c'est important comme tout. Même si, à un certain niveau, l'essentiel de notre issouk pour le moment, c'est la halakha, qu'on sache qu'il y a des dimensions beaucoup plus profondes, beaucoup plus lumineuses. C'est d'ailleurs ce qui était aussi le problème de la Chassidout. La Chassidout s'était rendu compte que vendre uniquement la Yahadout au niveau du Pchat, c'est dangereux. C'est dangereux parce qu'on ne se rend pas compte du trésor qui nous concerne, et l'homme a besoin de cette force et de cette lumière.

C'est vrai que les meilleures conditions pour y arriver, c'est quand on a déjà grandi et mûri. Mais de nos jours, les foyers ne s'installent que… on ne se marie plus à 16, 17 ou 18 ans. On attend quelquefois 19 ans, même un peu plus.

Mais c'est quand même important comme tout de savoir que les grandes, grandes réponses essentielles sont chez nous, pour nous. Et c'est pour ça que, de temps en temps, je pense à certains textes où le Rav Kook se rattache à l'étude du Sod, l'étude de la Chokhmat HaRazi, qui est la rencontre avec la lumière divine dans son processus d'extension vers la connaissance.

Parce que, j'en ai parlé, je le redirai encore: il y a une certaine chose qui n'est pas une faiblesse, mais qui est une forme de vitalité. Il y a une nécessité, dans la lumière d'en haut, d'être connue. Ce n'est pas une faiblesse, Chas Vechalom, c'est une des expressions de sa vitalité.

Je vous ai dit, l'exemple est toujours un exemple délicat, mais c'est un bon exemple, à mon sens. Une femme belle comme tout ne vit pas vraiment sa dimension humaine tant qu'elle n'est pas connue. Pourquoi ? Parce qu'elle a été créée par un Créateur qui sait ce que c'est que cette chose-là: pour être, une des dimensions de l'être, c'est d'être connu. Ça fait partie des vitalités essentielles à l'être humain: d'être connu, d'être aimé.

Et dans notre credo de base, qui est le Kriat Shema, on voit à quel point cette dimension d'aimer le Créateur est essentielle. On démarre directement sur ce point: c'est nécessaire.

La vitalité, telle qu'elle se présente dans le monde, dans sa plénitude, elle est vécue aussi avec une dimension de relation amoureuse avec des gens qui sont conscients de ta grandeur. Ça fait partie de la vie.

On va reprendre un peu notre texte. Tiens, Jacob, tu vas prendre la page Ayin Gimel, le paragraphe Reich, et tu vas le dire beaucoup plus fort que tu ne voudrais le faire.

Et quand vous comprenez le bon de l'homme, selon le rythme de la volonté de l'homme, alors vous constatez, vous dessinez une grande pluralité et une grande diversité sur la façon d'aller vers Lui. Mais quand les choses changent, la volonté est touchée, car l'homme ne s'améliore pas à une volonté élevée devant lui, et il n'y a pas d'importance, sans doute, pour le bon de l'homme.

Bon, on va essayer, on va commencer un tout petit peu. La première phrase, je crois qu'il faut bien essayer de la comprendre. C'est davar pashout.

C'est Yes Charatz et Hatzli Arbesi Tre Torah, Belot Shuvah. Ne te fais pas d'illusions, ne crois pas que tu pourras lire tranquillement un texte de mystique juive. Tout de suite, tu vas devoir te rendre compte qu'il faut que tu sois à la hauteur de cette rencontre.

Il y a une dimension de se sentir vu et connu, chez nous-mêmes, quand on est à la recherche de cette rencontre avec la lumière divine. Et en la rencontrant, non seulement on sent, mais on ressent qu'on est perçu tel que nous sommes. On se rend compte, d'une certaine façon, qu'on est devant la rencontre avec quelqu'un qui nous connaît. Et c'est tellement fort qu'on est obligé de faire techouva pour être à la hauteur de ça.

Qui ? J'avance. C'est-à-dire cette rencontre avec la lumière divine, à ce qui s'appelle pour nous sa source. Qui b'inyanim akdolim ha-em, ha-ratzon ve-adat, hem ve-chibou ehad. Dire que je ne peux pas me permettre, si je veux faire cette rencontre, de ne pas faire ce que je dois faire. Je ne peux pas me permettre d'être quelqu'un qui ne met pas sa bonne volonté en marche au maximum.

C'est comme, disons, je sais profondément que c'est extrêmement, extrêmement important pour le roi que quelqu'un qui arrive devant lui soit bien habillé. Et on me dit: tu as rendez-vous demain avec le roi. Et je sais, je suis sûr, je sais que c'est important pour le roi que quelqu'un qui l'approche soit …

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