Le Rambam, la Torah orale et le rôle du navi
Comment la Torah orale fut transmise au Sinaï, et quand un navi peut-il déroger à une mitsva de la Torah.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Torah et rémunération selon le Rambam, 36 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon poursuit son étude du Rambam (Hilkhot Yessodei HaTorah) sur la transmission de la Torah : la Torah écrite et la Torah orale remontent au Sinaï, et la différence entre le rôle du prophète (navi) et celui des Sages. Il explique comment un prophète officiel est reconnu en Israël, et pourquoi un navi ne peut pas abolir une mitsva de manière définitive, même si certaines transgressions ponctuelles peuvent être autorisées dans des circonstances exceptionnelles. Il illustre cela par les exemples d'Eliyahou au mont Carmel et d'Elisha pendant un siège.
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Le texte, en lui-même, à mon sens, est très intéressant. Il est très bien écrit. C'est écrit par le Rambam. C'est un hébreu qui va nous enrichir, qui n'est pas très difficile. Et les messages sont des messages importants. Alors, à mon sens, ça a un sens d'être fait aussi. Je suis d'accord avec ce que Rabbi David a dit. Maintenant, on va prendre quand même ça, pas tout à fait au début, et pas tout à fait à la fin. Le thème essentiel duquel on va reprendre ce thème-là pour aller de l'avant.
Essayez de vous souvenir, j'en ai parlé avec vous: quelles sont en fait les sources de la Torah qui nous sont enseignées comme Torah, les mitsvot ? Essentiellement, les taryag mitsvot, telles qu'elles ont été données, elles ont été données à Moshé Rabbeinu. Une partie des mitsvot ont été écrites de façon. Mais est dans les textes de la Torah. Et il y a toute une série de mitsvot qui ont accompagné le monde de la Torah, que l'on peut tirer à travers toute une série d'exégèses sur le texte.
Et cette exégèse-là, en fait, a été donnée à Moshé Rabbeinu pendant son temps, avec la Torah au Sinaï. C'est-à-dire qu'une grande, grande partie de tout ce qui se passe sous la forme de Torah Shebaal Peh, la Loi orale qui vient appuyer la révélation des mitsvot, c'est quelque chose qui était donné directement, révélé au Sinaï. Il y a quand même, en plus de ça, un travail qui a été fait par les Hakhamim après Yehoshoua,, pour développer ce thème-là.
On dit qu'au niveau d'Avraham Avinu, Israël, Yaakov, ils ont déjà vécu la Torah à leur façon. Ça n'a pas été présenté sous la forme d'une Torah explicitée de la façon dans laquelle nous l'avons reçue nous-mêmes. Mais l'idée… Et la mise en vie de la Torah a déjà commencé avec Avraham Avinu, en particulier en ce qui concerne la capacité de transmettre l'enseignement qu'il a reçu lui-même, pour lui-même, à ses enfants. Au niveau d'Avraham Avinu, le grand fidou, c'est qu'on commence à une situation dans laquelle il y a une Torah qui va être transmise à un peuple et qui va être gardée telle quelle.
Je ne sais pas répondre à ta question, parce que je ne sais pas ce que tu me dis, je ne suis pas au courant, je ne sais pas. Mais, apparemment, le fait que ça n'a pas été vécu dans le détail, c'est aussi… Parce que la façon dans laquelle vivaient les Chevatim et la façon dans laquelle la prophétie se déployait à l'époque de, l'état d'esprit était très différent de ce qui se passait dans le Bayit Chéni. L'esprit, pendant le Bayit Richon, c'est autre chose. Apparemment, on va voir le texte, la façon dans laquelle.
Les textes de la Torah, l'ensemble de la Torah, a pris forme sous forme de mitsvot, 613 mitsvot, présentées de façon ordonnée. C'est un travail du Bayit Chéni. Ça n'a pas été présenté et enseigné sous cette façon-là du temps du Bayit Richon. Et en plus, du temps du Bayit Richon, il y a eu toutes sortes de situations spirituelles, avec, en plus, comme tu le sais ou comme vous le savez,
une problématique qui était très différente de la nôtre, dans la mesure où une grande, grande problématique à l'époque du Bayit Richon, c'était le thème de l'avodah zara, le thème de la tentation de l'avodah zara. On ne peut comprendre ça qu'en sachant que les forces spirituelles qui poussaient les gens, le monde, et en particulier Israël, à se rapporter à leur Dieu, ou à Dieu, étaient d'une puissance très différente de ce que c'était du temps du Bayit Chéni. Tu as entendu ça de ma bouche: au Bayit Richon, les forces spirituelles étaient énormes. Et il y avait lieu de dévier les choses et d'en venir à faire un thème d'avodah zara. Et un des grands, grands problèmes du Bayit Richon, c'était comment faire pour ne pas dévier l'enseignement de la Torah vers l'avodah zara. Le Bayit Chéni, c'est différent.
Je ne sais pas dans quelle mesure vous êtes au courant, où ça vous a été dit, mais le Sanhédrin qui a suivi le retour d'Israël du temps d'Ezra est un Sanhédrin qui était conscient de la problématique de l'âme d'Israël du temps du Bayit Richon. Et ils ont essayé de prier, ils ont prié pour demander, ils ont fait des taanit et vidouy, pour demander que le yetser avodah zara disparaisse.
Mais, pour arriver à ces dimensions-là, la façon dont ça se passe, on ne peut pas arriver à diriger les choses au point que le yetser avodah zara soit annulé, et que le reste des autres envies de vivre restent les mêmes. Donc la façon dont ça a été fait, ça a été par une atténuation, de la même façon, sur l'ensemble de la spiritualité qui est descendue, et ça s'est traduit en particulier par le fait que la
prophétie s'est arrêtée. Dans le contexte du Bayit Chéni, une fois que les forces spirituelles du type de la prophétie sont déjà descendues, on rentre dans un contexte dans lequel l'étude du texte devient l'essentiel de la façon dont on se rapporte à Hakadosh Baroukh Hou et à la vie spirituelle. C'est à travers l'étude. Mais ce n'était pas comme ça du temps du Bayit Richon.
Du temps du Bayit Richon, les relations étaient des relations beaucoup plus directes, humaines, mais pas dafka à travers l'étude. On a des exemples dans lesquels, en plus, tu le sais, on en a parlé, le fait que, apparemment, une partie des rois du temps du Bayit Richon n'étaient même pas conscients de l'existence d'une Torah écrite qui est prête à être étudiée. On voit que des rois ont découvert que quelque part il y avait une Torah écrite, avec tous ces commandements, mais tu sais que du temps du Bayit Richon, ça remuait. Et même aussi avant, avant les rois, à l'époque des Chofetim. À l'époque des juges aussi, les choses n'étaient pas consolidées. Les gens sont rentrés en Israël pour essayer de s'y installer, conquérir le pays.
Ils pensaient à eux-mêmes, à leur vie. Est-ce que ça… Oui. Tu connais peut-être, enfin, on a l'habitude de citer dans la Guemara, la Guemara le cite: qu'à un moment donné, les Hakhamim parlent de l'époque du Bayit Richon, et Rav Ashi cite Menashé, en disant: il décide de parler de Menashé.
Et il dit… Il s'adresse à Menashé comme si c'était quelqu'un d'égal à Rav Ashi. Et la nuit, Menashé apparaît à Rav Ashi et lui dit…
Et Rav Ashi est un peu, ce n'est pas trop, enfin, il a l'impression que Menashé, c'est quelqu'un d'assez pas tellement positif. Alors Menashé s'adresse à lui et commence à lui poser des questions de halakha dans son sommeil. Et Rav Ashi ne sait pas répondre. Alors Menashé lui dit: sache que si tu avais été à notre époque, et que tu avais été pris par les forces de l'avodah zara qui nous saisissaient, à nous,
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