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Torah et rémunération selon le Rambam

Le Rambam refuse de faire de la Torah un métier et range l'argent gagné par le savoir parmi les abus.

36 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Le Rambam, la Michna et le rôle de la prophétie, 53 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le chapitre du Rambam sur la rémunération de l'enseignement de la Torah. Il explique pourquoi les Talmidei Chachamim anciens refusaient de considérer la Torah comme un métier et de se faire payer pour leur rôle spirituel. Il montre ensuite que le Rambam n'admet le recours à l'aide de la communauté que pour ceux qui ne peuvent plus gagner leur vie, malades ou âgés, et il étudie les exemples d'Elisée et de Shmuel.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Ne pas recevoir de salaire pour la Torah

Bon, alors je reprends un peu à ce niveau-là. Vous allez me dire si vous y retrouvez, et si on refait, on refait. On parle des Talmidei Chachamim de l'époque, qui étaient des maîtres, et qui ne voulaient pas recevoir d'argent. En parlant d'eux, nous disons: Aval Ein Be'asman. Ce sont les Talmidei Chachamim en question, ceux qui enseignaient la Torah, Ayu Chassidim. Le mot chassid, c'est plus que tsadik. Non seulement il faut faire ce qu'il faut faire, il faut faire les choses jusqu'au bout, comme il faut, il faut encore plus.

C'est bon. Ma'minim haimet le'atzman. Donc, ils étaient pleins d'émouna, yam v'zevim. Asherba, c'est-à-dire d'Arka. B'Torat Moshe, Asherba. D'Arka, ok ? À travers l'Arka. Yizke Adam, le Chaya Olam Abba. C'est-à-dire ? Ça va, Yonatan, tout ça, l'hébreu ? Tu ne suis pas ? Je suis d'anglais, mais la traduction… Très bien, il faut t'expliquer, très bien.

Ça se traduit par Rizav et Foua, en Hachem Ben Isfatil, ou la Torah de Moshe. Ça va, Yonatan, tu vois le texte ?

Heter. Vayu Matiri, ce ne serait pas permis à eux-mêmes, Levakesh Mamon, de demander de l'argent, Mibne Adam, personne. Vayu, c'est personne. Donc, ce sont des Chassidim qui enseignaient la Torah, ou qui étaient des Dayanim, et qui avaient un rôle spirituel à l'intérieur d'Israël. Ils ne voulaient pas demander un salaire pour cela. Vayu Rohim, Chelekihato, il regardait, il considérait…

C'est Lekichato. Ça va, Yonatan, tu as le texte ? Lekichato, c'est Lekichato de quoi ? De prendre de l'argent. Ayachilou l'Hachem, Benéamon, L'Hachem aux yeux de ceux qui ont la émouna. Et là il insiste beaucoup sur le pourquoi. Considérer la Torah comme un éventuel métier, c'est à leurs yeux l'Hachilou l'Hachem. La Torah, c'est un message divin. Pour faire grandir ton monde spirituel, pour que tu aies le droit de t'unir à Dieu, que tu grandisses et que tu aies une part dans l'autre monde, ce n'est pas une profession. Ça fait partie du monde idéal, ne mélange pas les choses.

Et recevoir de l'argent, Yerchevou shi'a Torah melacham ya melachot, la Torah serait considérée comme une profession parmi les autres, asher yechye ba'em ha'adam, à travers laquelle l'homme peut gagner sa vie matériellement dans ce monde. Et ça, titbazé b'en hem, la Torah serait dénigrée à leurs yeux, déconsidérée. Et celui qui ferait ça rentrerait dans la catégorie ve'yé mishé osezeh, celui qui rentre dans cette catégorie, celui qui fait ça, davar Hachem biza, dénigre la parole divine.

Écoutez, c'est important comme tout que tous les mots soient compris. Je crois que les gens qui sont ici, avec leur gentillesse, sont prêts à accepter que j'aille un peu plus loin demain pour expliquer aux autres, même s'ils comprennent très bien de leur côté. C'est clair. Alors c'est important que, s'il y a quelque chose qui n'est pas clair…

Ah, je comprends. La raison est évidente. La raison est évidente, ce n'est pas la première fois que quelque chose se passe comme ça. Oui, je ne savais pas que ma chanson allait être écoutée dans des temps comme ceux-là. C'est bon. C'est bon. Alors maintenant, écoutez-moi. Euh, Rabbi Michael…

Non, Amon, c'est le peuple, la plèbe, le monde. Mipenesh et Yerchevou, nous pouvons considérer Shatora Melacha: la Torah est considérée comme une Melacha, une profession parmi les professions, ce qui n'est pas le vrai. Veomnam, maintenant, on arrive à la suite. Omnam, face à cette position, qui est la position des Chachamim, des Chassidim, il y a des opinions contraires à celles-là, qui prétendent, contrairement à la vérité, dit le Rambam. Prétend le Rambam. C'est-à-dire ? Voyons. Veomnaam, itte'ou ele amid gabrim lachalok ala emet valapsukim abshoutim aniglim baligichat namon bne'adam.

Veomnaam, qui veut dire cependant, te'ou, ça vient d'une nation tohée, donc trompée, détournée de la vérité. Elle et Hamid Gabrim, ceux qui s'imposent la halakha, la emet, pour s'opposer à la vérité. Et la psoukim, la psoutim, et aux versets qui sont parsemés partout dans la Torah, selon le Rambam, tout simple et tout cru. Pchoutim, simple. Beniglim, évident, qui parle à propos de Lekichat Mamon Bnei Adam, du fait de prendre de l'argent des gens pour un travail spirituel.

Il va plus loin: prendre de l'argent des gens, aussi bien dans le cas où ce serait Berth Sonam, selon la bonne volonté de ses donneurs d'argent, ou à la limite plus que cela. Si un directeur spirituel qui domine l'endroit dit: il faut payer un pourcentage à la communauté, pour les chefs spirituels de la communauté, cela s'impose de soi-même. Donc ces chefs spirituels doivent recevoir de l'argent, et ces chefs spirituels s'imposent à la communauté et demandent à la communauté d'imposer cela à l'ensemble. Et cela s'est retrouvé dans l'histoire.

Et ils ont appuyé cette position en s'appuyant sur l'histoire de certaines personnes. Mi'a Maasim, donc en se basant sur des actes, des comportements. Hacharim Tseou Bagmara, que l'on peut retrouver dans les textes de la Guemara. Me'an She'ba Lemoumim, à propos d'eux.

Hanché, Balé Moumim, deux personnes qui étaient avec des… des ? Non, non. Moum, dans le sens de défaut, de maladie. Des gens qui avaient un moum, un défaut. C'est-à-dire qu'il y avait des plaies, qu'il y avait des problèmes, et qui, eux, étaient obligés de demander une aide. Alors, la Guemara parle de certains cas de personnes qui étaient dans la nécessité. C'est ce qu'ils appellent Baalem ou Mim, donc avec des problèmes. Begoufoteim, dans leur corps, des gens qui étaient malades. Oskenim, ou bien des gens qui étaient vieux. Baim, Baou Bayamim, qui étaient déjà bien avancés dans leur âge.

Atchiyev Sharlaim, la Sotmelcha, au point que ces personnes, parce qu'elles étaient malades ou parce qu'elles étaient trop vieilles, ne pouvaient pas faire de travail. Et à l'époque, il n'y avait pas de pension. Cheyn Tarboul Alahem, ils n'ont pas de solution pour eux, pour vivre. Et là, la Kachat Mamon Meherim. Sinon, le fait de prendre Mamon, qui veut dire de l'argent, Meherim, des autres. — Comment ? Qu'est-ce que c'est, l'argent ? Mamon, aussi, c'est de l'argent. Et s'ils ne prennent pas d'argent, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont mourir. C'est ce qu'il dit.

Et s'ils ne prennent pas, s'ils ne sont pas aidés, s'ils ne demandent pas l'aide, Mayasou, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Yamoutou, ils vont mourir. Or là, de la même façon qu'il est interdit, et que la Torah dit que non, de prendre de l'argent quand on n'en a pas besoin, qu'on peut se débrouiller soi-même, la Torah te dit: quelqu'un qui ne peut pas s'en tirer parce qu'il est malade, parce qu'il est trop vieux, qui veut vivre, a le devoir de demander une aide. Pour vivre. Parce qu'il est responsable de sa propre vie. Non, Mayas ou Yamoutou, ils vont mourir. Zeh, Lot Siftah, Torah. C'est sûr que la Torah n'a pas donné l'ordre de mourir dans le cas où on n'a pas moyen de gagner sa vie. Non, il faut se faire aider.

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