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Le Rambam, les fondements de la Torah et la prophétie

Pourquoi les mitsvot nous obligent : la prophétie, source de la Torah, selon Ilchot Yesodé HaTorah.

60 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Pirké Avot 3:1 : d'où tu viens, où tu vas, devant qui, 45 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon étudie le début des Hilkhot Yesodei HaTorah du Rambam (chapitre 7), où il est question de la prophétie comme fondement de l'autorité de la Torah et des mitsvot. Il explique que la prophétie, expérience propre au peuple d'Israël et à certaines périodes de son histoire, ne s'obtient pas sans une préparation exigeante : maîtrise de soi, équilibre intérieur, pureté et connaissance profonde. Le cours reprend aussi la succession des grandes figures prophétiques, d'Adam à Moshé Rabbeinu, et l'idée qu'un prophète est un homme d'un autre niveau.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Je m'imagine, enfin, je ne suis pas sûr, mais je m'imagine que le texte qu'on va faire est un texte que vous ne connaissez pas encore de près. Il se peut que vous en ayez entendu parler. J'ai choisi un texte du Rambam qui est facile. C'est de l'hébreu, et l'hébreu du Rambam dans le Mishneh Torah est un hébreu de très grande qualité. Comment ? Tu as étudié tout le Mishneh Torah ?

On va voir, peut-être qu'il n'y a pas encore eu ça, on va voir. Une seconde, une seconde. Le Rambam a écrit différents textes. Comme vous le savez, il y a un certain nombre de préfaces que le Rambam a faites, qui sont des préfaces de très grande qualité, en particulier une préface à la Michna, qui a été écrite par le Rambam. Ces préfaces ont été destinées en fait aux tzibours de son époque, qui étaient les intellectuels d'Espagne,

et du Maroc. Enfin, c'était ça, ça se prenait par là-bas. C'était l'élite. Et c'est écrit dans la langue qui était leur langue à l'époque, qui était l'arabe. Ce qui fait que les introductions du Rambam, les akdamot du Rambam, les différentes akdamot qu'il a faites (il y en a un certain nombre), l'akdama de la Michna, l'akdama de Béréchit, dans laquelle il explique un peu sa conception théologique de l'autre monde aussi.

Tout ça, c'est en arabe, et ça a été traduit, premièrement, vous savez, par le grand traducteur du Rambam, c'est la famille Ibn Tibbon, et plus tard, jusqu'à nos jours, il y a des traductions nouvelles qui ont été refaites sur cet arabe. Mais le Mishneh Torah, le Rambam l'a écrit en hébreu. Il l'a écrit en hébreu, dans un hébreu châtié de très très grande qualité. Et si vraiment on veut apprendre un bon hébreu, c'est en étudiant tranquillement, pas à chaud, directement sous le texte du Mishneh Torah. Maintenant…

Parmi les textes du Mishneh Torah, il y a aussi, ce n'est pas une introduction, mais quelque chose qui a un peu le sens d'une préface. C'est ce qu'on appelle Ilkhot Yesodé HaTorah, les bases de la Torah. Il y parle de la transmission de la Torah, et il parle aussi de quelque chose qui, à mes yeux, est essentiel pour nous. On reçoit à travers la Torah une immensité de messages

qui finalement s'imposent à nous comme des obligations. Les mitsvot nous sont présentées comme des obligations. Finalement, qu'est-ce qui nous a transmis ces mitsvot ? C'est une tradition humaine. Une tradition humaine: de quel droit cette tradition humaine peut-elle s'imposer à nous avec l'obligation de quelque chose d'aussi fort qu'une mitsva ? La réponse est autour

du phénomène, ou de l'expérience, de ce qu'on appelle la prophétie. Il se trouve qu'il y a une partie de l'humanité, une petite partie de l'humanité, à une certaine partie de l'histoire humaine, dans un certain pays, qui a reçu un message divin extrêmement puissant, et qui est la prophétie. La prophétie n'existe pas en dehors d'Israël. Il n'y a que le peuple d'Israël qui a reçu la prophétie.

Il a reçu la prophétie à une certaine époque, qui est à peu près quelques milliers d'années, entre l'époque de la sortie d'Égypte jusqu'à l'époque de la reconstruction du second Temple. Il y a eu aussi une expérience de névoua qui a existé, pas au niveau d'un peuple, mais qui existait aussi au niveau d'individus, au niveau des Avot. Il y avait une dimension de prophétie qui existait au niveau d'Adam Rishon.

Cette prophétie s'est perdue dans l'histoire, et elle a été recommencée à nouveau avec Avraham Avinu. Avraham Avinu, finalement, a retrouvé le contact de la Parole avec Hachem. À l'époque d'Avraham Avinu, la névoua s'était perdue complètement. L'humanité était perdue, elle ne savait pas où elle allait, elle était prise complètement par l'idolâtrie. Il y a des très très beaux textes du Rambam aussi, sur Ilkhot Avodat Kochavim, dans lesquels il décrit

ce qui s'était passé dans l'humanité. Au début, Dieu parlait à l'humanité, mais cette rencontre avec l'humanité s'est perdue dans le temps, à travers une profusion d'idolâtrie très différente. Il y a des prêtres d'idolâtrie qui ont saisi l'humanité autour de ça. Et la relation avec Dieu s'est perdue. Et c'est Avraham Avinu qui a redécouvert Hachem. Il y a des lectures différentes quant à l'âge auquel ça a été fait. Certains disent que c'est Avraham Avinu à 5 ans

qui a commencé déjà à sentir les choses. D'autres disent que c'est Avraham Avinu à 40 ans, 48 ans, ça dépend des lectures. Et certainement la prophétie, dans toute son amplitude, a été vécue par Avraham Avinu à 48 ans, apparemment. Et apparemment aussi elle a pris toute son intensité quand Avraham Avinu est venu en terre d'Israël, qui est la terre de la prophétie. Le Lekh Lekha qui a été donné à Avraham Avinu, c'était de l'envoyer sur cette terre pour qu'il reçoive pleinement le message de la prophétie.

Cette prophétie existait à son niveau, au niveau de Its'hak, au niveau de Yaakov aussi. Par exemple, le songe de l'échelle de Yaakov, et tout ça, ce sont des songes prophétiques. La façon dont HaKadosh Baroukh Hou parle à Yaakov Avinu (« quitte l'Aram et rentre dans ton pays »), c'est un message prophétique, c'est Hachem qui lui parle. Et plus tard, la Torah a été reçue.

On parle de quelqu'un de très spécial, qui est Moshe Rabbeinu, dans lequel il y a une intensité, une clarté, une pureté de prophétie qui n'a pas son égale. Et il y a deux paragraphes, deux chapitres dans le Rambam à propos de Yesodé HaTorah qui parlent de cette prophétie. Je crois que c'est important qu'on sache où on en est, d'où ça vient, tout ça, de quoi il s'agit. Alors si vous voulez bien, si vous pouvez réveiller ceux qui dorment, c'est encore mieux. Enfin, ceux qui dorment, c'est bien, s'ils peuvent se réveiller, c'est difficile.

Si tu veux un café, il y a un endroit, tu sais, au Makhon Meir, où on peut boire du café. J'en ai pris il y a quelques heures, ça m'a fait du bien, parce que je dormais aussi bien que toi. L'après-midi, c'est pas facile, après une journée d'études, de ne pas dormir, j'en comprends pas. Bon, j'essaye de prendre le texte d'Ilkhot Yesodé HaTorah. Alors, une seconde… Bon, alors, dans notre édition, Ilkhot Yesodé HaTorah

font partie du Sefer HaMada. Ça commence chez nous, regardez au niveau du livre, page 100, depuis le début. Ça commence là-bas. Mais nous, ce qui nous intéresse, c'est à partir du Perek HaYod. On se retrouve dans le premier livre, c'est le Sefer HaMitsvot, le décompte des mitsvot du Rambam. Il y a 613 mitsvot qui sont comptées par lui.

Et ensuite, commence le Sefer HaMada. Et dans le Sefer HaMada, le premier de ces livres, c'est Hilkhot Yesodé HaTorah. Et dans Hilkhot Yesodé HaTorah, on se retrouve maintenant dans le Perek Vav, l'âme de Dalet. Ça commence par l'expression Mi Yesodé HaDat. Ken, ken, Chlomo, ken. Je t'appelle Chlomo, ça va ? C'est vrai, ken. De qui ? Tu veux l'écrire ? Si …

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