Guérir la racine des défauts par la techouva
Pourquoi les travers de caractère viennent des fautes passées, et comment les guérir à la source.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : Orot Israël : la techouva avant l'étude de la Torah, 1 h 00
En bref
Le Rav Yossef Benshoushan explique que les défauts de caractère ont deux origines : l'inné ou l'influence du milieu, qui se corrigent par la conduite inverse et l'effort sur soi, et les fautes passées, dont il faut remonter la racine par la techouva. Il montre ensuite que la difficulté à aimer l'étude de la Torah vient d'un affaiblissement du lien avec le peuple d'Israël, réparé par l'attachement concret à la nation, notamment par le service dans Tsahal. Enfin il développe l'idée que l'âme est collective, que l'individu n'en est qu'un rayon, et que la Torah exprime cette âme, d'où la joie profonde de l'étudier.
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Bon, c'est le chapitre Qof-dalet, Piskar. Vous voyez ? Vous l'avez écouté ? Les fautes, elles viennent parfois comme un enlèvement sur les fautes précédentes. Et ce n'est pas suffisant pour l'homme qui s'efforce de se purifier de ces fautes qu'il n'y ait pas de raison de les éliminer, car s'il les élimine,
Viachouv, Marvonot, Shigermou, Etoto, Ahonesh, Shel, Nefilat, Midotav. On va déjà traduire: midot ra'ot, des déviations dans nos traits de caractère, des défauts de personnalité. Ils apparaissent parfois dans notre personnalité comme une conséquence directe de fautes précédentes. C'est comme une punition, un châtiment, une expiation. Vu qu'on a fauté,
nous faisons d'un verre l'autre, à l'encontre de la volonté de Hachem. Cela engendre en nous des déviations de personnalité. Donc ce n'est pas suffisant de se purifier de ces déviations. Car si tu veux véritablement retourner à ta pureté, il faut te faire un examen interne.
C'est de recommémorer tous les actes négatifs que tu as faits, qui ont pu engendrer ces traits de caractère non souhaitables. Il y a Chouva à Bonote. Donc il doit faire Chouva, des fautes, des péchés qui ont entraîné cette punition qui est une chute dans sa personnalité. Qu'est-ce que ça veut dire, tout cela ? D'une manière générale, quand quelqu'un a des déviations de personnalité, par exemple,
il est radin. Ce n'est pas normal d'être radin. Il faut être généreux. Deux minutes. On commence par les choses simples d'abord. Comment corrige-t-on les déviations ? Selon le Rambam, midot ra'ot: normalement, tu es censé être au juste milieu, qui est la générosité. Non, tu n'es pas au juste milieu, c'est ce que je veux dire. Tu es dévié du bon chemin. Il y en a qui sont innés. Il y a un enfant qui est né ainsi, depuis qu'il est petit il est colérique. D'accord ? L'autre est envieux.
Toutes sortes de défauts de personnalité. Il y en a qu'on a acquis par la force des choses, parce qu'on a été influencé par les autres, on a vécu dans une société qui a des déviations de personnalité. Supposons que quelqu'un soit né dans une famille où tout le monde est agressif: c'est le langage familier. Donc lui aussi est agressif, il l'a acquis. Mais un troisième cas de figure, c'est quelqu'un qui a fauté. Il a commis toutes sortes de avérot, et ces avérot ont engendré en lui
des traits de caractère non souhaitables. Donc, pour les deux premiers cas de figure, il suffit de réparer les traits de caractère pour revenir à ton point d'origine. Comme je le disais tout à l'heure, selon ce que préconise le Rambam: supposons que tu sois radin, de manière innée ou même par influence environnante. Le Rambam te dit: pendant une certaine période, va à l'autre extrémité, deviens dépensier.
Ce qui n'est pas non plus l'état souhaité, être dépensier. Mais ça contrecarre cette déviation de personnalité, jusqu'à ce que finalement tu te régularises et que tu sois généreux. Donc cette manière d'agir pour guérir ces maux est bonne pour les deux premiers cas de figure: quand c'est un défaut inné ou un défaut dû à une influence environnante. Mais quand ce défaut est né suite à des fautes, à des avérot,
il ne suffit pas de réparer seulement le problème, parce que le problème n'est qu'un symptôme. C'est comme quelqu'un qui a des boutons et se met de la crème. C'est bien de mettre de la crème, les boutons vont disparaître, mais demain ils reviendront. Parce qu'il y a une matière, une impureté dans le sang, peut-être, un microbe dans le sang qui fait pousser ces boutons. Évidemment, tu vas d'abord mettre une crème pour t'apaiser, pour arrêter de te gratter, etc., mais ça ne suffit pas. Il faut guérir ce qui a engendré ce phénomène. Là aussi, c'est pareil.
Donc, si ce sont des traits de caractère non souhaitables qui se sont installés dans ta personnalité à la suite de fautes, il faut aller chercher les fautes. Pesh'a, pema, assaf. Et ce n'est pas un travail si facile, parce qu'on ne connaît pas toujours la corrélation étroite qui existe entre la avéra et les mauvaises midot qu'elle engendre. Donc, fouille un peu partout dans tout ton passé et essaie de tout nettoyer. Toutes les fautes que tu as commises, fais tes chouvot,
c'est-à-dire regretter sincèrement ce que tu as fait, et décider de ne plus le refaire. À partir de ce moment-là, tu es propre. Et si tu es propre, cela veut dire que tu as nettoyé la source, la racine qui engendre ces traits de caractère non souhaitables. C'est comme ça que tu fais une guérison intérieure, et pas seulement superficielle. C'est clair ? C'est clair ? Top.
Kavvav, mirout, metikout. Ne'imat HaTorah, ba, mechisron, ba teva haYisraéli, shel ha neshama, ze tsrichim le takenah al yedey techouva, mechouvenet le chisron ze. Kivan she notenim eta da'at, le taken eta chisron, miyat chozer ha'or ha'elyon, shel ha teva ha kadosh, shel ha neshama, le'ezroach. Bechozeret, mitikout HaTorah, le hi'galot.
Top. Traduisons d'abord, on fera un exercice d'ulpan. Mirout metikout, le manque de douceur. Ne'imat HaTorah, qu'on devrait ressentir comme un délice en étudiant la Torah. Il y a des gens qui étudient la Torah et cela ne leur procure aucune satisfaction, aucun plaisir, aucune douceur. Même cela les dérange, ça les embête, ça les rend même amers.
Donc ils ne veulent pas étudier la Torah. C'est naturel. Personne n'est masochiste. S'il y a quelque chose qui t'ennuie, tu n'es pas tellement motivé à le faire. Donc il y a des gens qui étudient la Torah et ne ressentent aucune douceur, aucune satisfaction. D'où cela provient-il ? Ce n'est pas normal. Parce que la Torah n'est que le dévoilement, en mots, de notre nature. La Torah est d'abord et avant tout gravée dans notre nature, dans l'être israélien.
Et après, elle est retranscrite en mots, en lettres, en thèmes, en concepts. Tout cela n'est qu'une traduction de ce qui est dans l'être. Donc, a priori, quelqu'un de normal, quand il étudie la Torah, ce n'est pas comme s'il étudiait des maths ou de la physique, quelque chose d'extérieur à sa personnalité. En fait, c'est une introspection de ce qu'il porte au plus profond de son être. Donc il est tout à fait naturel qu'il ressente une grande douceur.
Alors comment se fait-il qu'il y ait des gens qui, quand ils commencent à étudier la Torah, ne ressentent ni chaud ni froid dans le meilleur des cas, et que ça puisse être même pire ? Ba mechesser'an ma'teva Yisraël. Cela découle du manque dans leur nature israélienne. Ils ne sont pas tout à fait israéliens. Ils ne se sentent pas tout à fait appartenir au peuple d'Israël. Un manque d'adhésion à la nation. Ils ont perdu leur nature israélienne.
Toutes sortes de choses ont fait qu'ils ont perdu leur nature israélienne. À force d'avoir vagabondé et erré dans toutes sortes de cultures différentes de celle de notre peuple, leur sensibilité juive a été un peu atteinte. Et donc quand ils rencontrent la culture israélienne authentique, qui est censée exprimer …
Cours d'Orot veKelim
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