Techouva supérieure et connaissance de Dieu
Le rav distingue la techouva basse, motivée par la crainte ou la récompense, de la techouva haute, fondée sur l'amour de Dieu.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : Qu'est-ce que le peuple d'Israël ? Introduction à Orot Israël, 56 min
En bref
Le Rav Yossef Benshoushan explique la différence entre la techouva basse, motivée par la crainte ou la récompense, et la techouva haute, qui transforme la personnalité et oriente toutes les aspirations vers le bien, fruit d'un amour de Hachem né d'une étude profonde. Il montre que la science, la santé, la fréquentation des justes et le service dans Tsahal sont autant de moyens qui élèvent l'homme vers cette techouva, loin de tout repli sur soi. Il rappelle enfin que l'amour de soi et le retour à la vie active font partie de la véritable techouva.
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Donc, la techouva supérieure, comme on l'a dit à plusieurs reprises, est la techouva tata'a et la techouva ila'a. Une techouva basse et une techouva haute. La techouva basse est le motivé
par des raisons extérieures. C'est-à-dire, à craindre le gentil, mais à l'espoir d'avoir une récompense. Ça veut dire qu'à vrai dire, je ne m'identifie pas véritablement avec le bien, mais je fais le bien pour une autre raison. Soit par la peur du gentil, soit pour avoir une récompense. Mais le bien, ce n'est pas exactement ce qui m'intéresse. Donc, à vrai dire, je n'ai pas subi une véritable métamorphose de ma personnalité. J'appartiens encore au mal, bien que je me comporte bien.
C'est déjà pas mal. La techouva ila'a, c'est la techouva par excellence, qui a totalement changé, qui n'est plus le même bonhomme. À partir de maintenant, toutes tes aspirations tendent vers le bien. Donc, techouva ila'a, sheva me'avak de la mitoraka aboua, Shalom Erev Tov, qui ne peut arriver que par un grand amour de Dieu, qui vient d'une connaissance claire. On ne peut pas arriver à l'amour de Dieu sans une étude profonde.
Ce n'est pas un simple sentiment qui s'allume. Ce genre de techouva, ma'alad kola tokhane alimoudi, élève toute notre manière d'étudier la Torah. Le Madrigal, cela fraya onuvia kazot, un niveau de production, de reproduction, de fleur, donc il y a fraya, d'abondance. Chendugmata, veshum tokhane iboudi vitsadatsmo, qui n'a pas de... de pareil.
Dans aucune autre étude. Il y a un sage, Mariana Midgaber, il est marqué dans le Pirkei Avot. Il devient comme une source jaillissante, qui n'arrête pas d'innover, d'innover et d'innover de nouveaux thèmes de la Torah, qui, en fait, les reçoit directement de Dieu, qui lui enseigne la Torah, étant si proche de Dieu, avec un minimum d'écran. Donc, il peut exprimer la Torah de manière très, très forte. Kavtet.
Tout s'appuie sur la puissance et la récompense. Toute la Torah, toute la science, toute la force, toute la connaissance de l'univers et de la vie, toute l'interrogation entre les biens, toute la qualité de l'auteur et de la vérité. Et quand l'homme ressent la peur, l'éloquence intérieure, l'éloquence de l'espoir et de l'esprit, il doit s'assurer de toutes ses capacités, de toutes ses faiblesses, de toutes ses faiblesses, de toutes ses faiblesses.
Tout aide à l'élévation de notre esprit vers la techouva suprême. Que la Torah, c'est-à-dire à l'intermédiaire de l'étude de toute la Torah, mais pas seulement. Que la Mada, l'étude de la science. La science est l'outil avec lequel on peut connaître le monde.
Et plus on connaît le monde, plus on voit la grandeur de Dieu. Mah rabou maasekha Hachem, combien sont grandes tes œuvres, Hachem. Donc, si tu es un ignorant en science, tu n'y connais rien, eh bien tu ne comprends pas non plus comment le monde fonctionne, comment le corps humain fonctionne, comment les astres fonctionnent, comment tout ce qu'il y a dans ce monde fonctionne avec une intelligence extraordinaire. Tu risques de ne pas voir la grandeur de Dieu.
Si tu es idiot. Donc, plus tu connais la science, plus tu vois la grandeur de Dieu qui fait manœuvrer ce monde. Tout cela doit juste servir l'amour de Dieu. Si c'est juste par une curiosité idiote, ça ne sert à rien. D'abord, la science nous aide sans aucun doute à comprendre la Torah. Si, par exemple, tu ne sais même pas faire un calcul, il y a plein de choses que tu ne comprendras pas. La science nous permet de connaître l'existence, dont traite la Torah,
sur laquelle la Torah vient mettre sa plus-value. La science aiguise notre esprit, etc., etc. Donc, tout ce qui va dans ce sens, de te rapprocher encore plus du dévoilement de Dieu, de développer tes affinités, etc., c'est souhaitable. Le Gaon disait, selon son élève: K'chol shir sarlo b'chol, aser et monim ir sarlo b'kodeshi. C'est relatif. Plus il te manque dans la connaissance du monde, dix fois plus il te manquera en Torah.
Si tu ne connais pas l'existence, tu ne sais même pas de quoi la Torah traite, parce que la Torah, finalement, vient illuminer, éclairer l'existence. Si tu ne connais pas l'existence, tu ne sais pas de quoi la Torah parle. Ça, c'est dans le côté de l'étude de la Torah. Deuxième chose: tu ne connais pas le monde, donc tu ne vois pas la main de Dieu qui œuvre dans ce monde. Tu ne connais pas l'histoire.
Tu ne comprends pas comment Dieu forge l'histoire pour son avancement ultime, etc., etc.
Dans tous les domaines de la science, si tu as déjà au préalable une approche de l'émouna, cela vient renforcer ton émouna. S'il n'y a pas d'émouna, ta science ne renforcera pas ton émouna. Il n'y a qu'à voir: il y a pas mal de grands scientifiques qui sont quand même des hérétiques. Mais si tu es déjà ma'amin, de manière consciente, plus tu
pénètres l'existence, et puis tu vois comment la main de Dieu est grande. C'est simple. Quoi ? Non, on peut l'amplifier. Non. Quelqu'un qui est hérétique, rien ne peut le convaincre de devenir ma'amin. L'émouna, c'est au-delà du sekhel. Ce n'est pas quelque chose qui est le fruit du sekhel, mais qui précède le sekhel, qui précède l'intellect. L'intellect ne vient que nous faire mieux comprendre notre émouna. L'émouna
est innée, elle est intuitive, elle est bien au-delà de toutes les forces: le sekhel, le regesh, l'imran, le ratson, l'intellect, le sentiment, la volonté, etc. C'est toute l'âme. Tout le monde est ma'amin. Il faut savoir si tout le monde est conscient qu'il est ma'amin. Ça, c'est l'étude de l'émouna. Donc celui qui est conscient qu'il est ma'amin, eh bien, plus il étudie la science, plus il voit la grandeur de la main de Dieu.
Dans tous ces actes, essayez d'observer un petit peu comment fonctionne le cerveau humain: tu en restes ébahi. Des milliards et des milliards d'ordinateurs ne pourront jamais faire ce qu'un petit cerveau humain a la faculté de faire. Et c'est tout microscopique. S'il y a une goutte de sang qui se coince par un petit caillou qui ne fait même pas un quart de millimètre, hop, hémiplégie: la moitié du corps est paralysée. C'est microscopique. Comment ça marche, on va savoir.
Dit le Rav Kook: de la même manière qu'on peut dire Ma gadlou maasekha Hachem, combien sont grands tes actes, ô Dieu, on peut dire aussi Ma katnou maasekha Hachem, combien sont petits tes actes, Dieu. Pas « petit » au sens péjoratif, mais: combien tu peux saisir l'existence la plus microscopique. De la même manière que tu peux rester émerveillé de la manière dont fonctionnent
tous les astres, les uns envers les autres, etc. Eh bien, tu peux aussi observer un atome. Un atome, c'est une galaxie, pareil. Ça ressemble énormément à une galaxie. C'est le même fonctionnement, la même loi qui les régit, etc. Donc, ça demande aussi une sagesse extraordinaire pour pénétrer l'existence dans ses dimensions les plus microscopiques, et …
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