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La souffrance de la faute selon le Rav Kook

Pourquoi la faute blesse l'âme elle-même, et comment la techouva répare aussi ses traces.

47 min

Rav Yossef Benshoushan

Ensuite : La douleur de la faute ne doit pas devenir tristesse, 42 min

En bref

Le Rav Yossef Benshoushan explique que la souffrance ressentie au moment de la techouva ne vient pas de la crainte du châtiment, mais de la faute elle-même, qui blesse l'âme car elle va à l'encontre de sa nature. Il compare la Torah aux lois de vie gravées dans une fleur ou dans l'homme, et décrit l'âme (neshama) comme une réalité profonde que la faute recouvre d'une muraille. Il montre que la techouva perce cette muraille, ce qui rend à nouveau sensible la douleur de l'âme, signe d'une guérison en cours.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

L'émouna, la techouva.

Et ces essouirs en eux-mêmes, ils les occupent. Et l'homme, qui connaît, avec une connaissance intérieure, le bon producteur qui est dans ces essouirs, il les reçoit avec une grande amour. Et dans ce bon producteur, il s'assoit avec eux.

On a deux heures, on a trois heures par jour.

Si vous voulez avoir le même look, n'apprenez pas les autres. Si vous voulez être inséré parfaitement dans la société israélienne, vous devez maîtriser les vœux parfaitement mieux que les Israéliens. C'est forcément dur. C'est aussi la clé pour l'étude de la Torah ? Pour tout. Et le démembre de l'étude de la Torah n'est pas négocié en français. C'est pour tout, pour réussir par l'intégration de la Torah. Top. Donc, à Marc-André Magdolim. Les grandes douleurs.

Un toque film est un effet chargé d'erreur à la techouva qui agresse l'âme par la pensée même de la techouva. Enfin, puis, chez les familles, les rimes, même, qui nous embaillent, les mitsvot, les tatourniers, bien que parfois ils paraissent découler de la crainte ou de la faute. Mais ce n'est pas une punition ?

— Voilà, c'est une punition, c'est ça. C'est la crainte du châtiment, c'est vrai. Ça veut dire, un à toque, un à périté, rien qui lui serait maturé.

La souffrance revient du fait du mal qui est créé par la faute elle-même. L'âme en est brûlée. La faute elle-même lui fait mal. Car la faute est contraire à ses conditions de vie. La souffrance elle-même la nettoie.

Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Vous avez compris quelque chose ? Non. Oui, c'est de l'hébreu.

Il arrive parfois que quelqu'un commence à penser à la techouva, qu'il se sent mal déjà dans sa tête. Il se sent, il est effrayé, il est reculé. De quoi ça provient ? De faire trop d'un coup, non ? De la peur de changer. La peur des choses. Hein ? La peur des choses. La peur des choses. C'est-à-dire, il commence à avoir une prise de conscience que son comportement n'est pas à des poids.

Non, c'est pas ça. C'est que c'est trop dur. Enfin, c'est que quand on apprend certaines choses, on se dit on va jamais y arriver, donc on se dit… On désespère par avance. On désespère en réalisant. Si on dit, par exemple, qu'il y a des lois qui sont… On dit c'est pas possible. C'est pas pour moi. C'est pas fait pour les Juifs, la Torah, pour toi. C'est comme quand Moshe, il a expliqué, il a enseigné aux…

Au Bné Israël, toutes les relations interdites, on dit qu'ils ont pleuré. Ils ont pleuré. Ok. Ça aussi, vous dites, mais là, c'est pas ce qu'il y a marqué. Regardez. Il y a marqué Ovi l'Agdonim, les grandes souffrances que l'on ressent. Quand on commence à penser techouva, bien que parfois on aurait l'impression que ça vient du fait qu'on a peur du Chateau d'Angleterre. C'est-à-dire, le bonhomme, il commence à réfléchir. Oula, quelle galère. Qu'est-ce que je vais prendre sur la tête ?

J'étais en présence, je me comportais de la sorte et j'étais inconscient de la gravité de la chose. Mais alors j'ai compris que c'est totalement contraire à la volonté de Dieu. Quelle baffe je vais me prendre, et j'ai la suite. C'est une erreur du Rav. C'est pas ça qui crée le malaise. On pourrait penser que c'est ça qui crée le malaise, cette prise de conscience de la gravité de la faute et du châtiment qui viendra en conséquence. C'est une erreur. C'est pas ça qui crée la douleur.

Alors qu'est-ce qui crée la douleur ? Ce sont des truffances qui ont rapport avec l'essence même de la vie. C'est-à-dire ? C'est-à-dire ?

Et totalement à l'inverse des conditions de sa vie. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut dire ce que je viens de dire ? Je ne sais pas, rien compris. Mais quelqu'un a compris ce que je viens de dire ?

— Que la source de la souffrance, c'est la faute, en fait. La faute elle-même.

— Mais je ne comprends pas. Et non pas la conséquence de la faute, qui est le châtiment. Qu'est-ce que ça veut dire ?

— Non. C'est-à-dire que quand on fait une faute, des fois même inconsciemment, elle rentre en pleurs de nous. Et on s'en va. C'est bien, inconsciemment.

C'est-à-dire qu'on se sent mal mais on ne sait pas pourquoi. Et pourquoi on se sent mal ? Parce qu'on a fait une faute. Parce qu'elle fera la faute, qui est un mal-être. Parce que c'est contraire à notre nature. Contraire à notre nature. Que tu comprennes ou que tu ne comprennes pas comment ça marche de manière physiologique, quand tu prends un poignard dans le dos, ça blesse et ça fait mal. Tu ne comprends pas comment ça marche. Ça n'a aucun rapport avec ta compréhension. C'est un fait. Et tu t'es déchiré le corps.

Chaque péché que tu fais, tu te poignardes dans ton âme, et elle vit peu de sang. Et elle hurle de mal. C'est ça qui crée le malaise. Et elle émet cette souffrance, ça fait des échos, ça arrive à ton méfait, à ton roi, à ta conscience, et il y a une sensation de malaise. Il y a une réflexion qui se pose: pourquoi il a fallu attendre que je commence à penser techouva pour ressentir ta souffrance ? Et quand je ne pensais pas techouva, il n'y avait pas de souffrance.

Vous ne prenez pas conscience de la faute ? C'est exactement ce qu'on a dit, qu'il ne fallait pas penser. Ce n'est pas une conséquence de la conscience, mais c'est le fait même que la faute est totalement contraire à notre essence. C'est le châtiment. Donc ça ne passera pas, ce n'est pas le sentiment. Le châtiment, le châtiment. Ce n'est pas le châtiment, c'est exactement ce qu'il a. Vous avez compris la question ? On reprend ce qu'il a dit. Tu commences à penser que tu vas, d'un coup tu ressens un malaise.

Qu'est-ce qui peut entraîner le malaise ? Tu vois ? Personne n'a envie de sentir de la malaise, d'accord ? Tu rentres dans une chambre et tu vois ce que tu fais. Tu te marres, d'accord ? Tu commences à penser que tu vas, ouh, tout d'un coup j'ai l'angoisse. Tant pis, je n'écoute pas. Alors essayons d'analyser pourquoi, quand tu commences à penser que tu vas, tu te sens mal. Tu n'es même pas au stade où tu as fait déjà. Tu commences à penser que peut-être il serait bon de faire ta techouva.

Tu sors déjà mal. D'où ça provient, dit le Rav ? La faute elle-même détériore ton âme. Au lieu de ton âme. On a fait la faute bien avant de faire ta techouva. Ça fait déjà dix ans que je fais cette faute. Je me sentais très bien dans ma peau. Maintenant que je commence à faire techouva, à penser les mêmes étapes que la techouva, je me sens très mal dans ma peau. Comment ça …

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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

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