Faire travailler un non-juif : quand est-ce permis
Préférer un juif, sauf écart de prix important : les avis des sages sur la marge admise.
Rav Shlomo Aviner
En bref
Le Rav Shlomo Aviner répond à la question de savoir si l'on peut faire appel à un non-juif, notamment un artisan arabe israélien ou palestinien, plutôt qu'à un juif. Il pose le principe de la préférence donnée au frère, fondée sur le verset qui demande d'acheter de son prochain. Il rappelle que les sages admettent de s'écarter de cette préférence lorsque l'écart de prix est important, et il évoque les différentes limites proposées par les décisionnaires.
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Shalom, spectateurs, spectatrices, bien-aimés. A-t-on le droit de faire travailler un non-juif, un Arabe israélien, un Palestinien, pour des travaux divers, peinture, plomberie ou autre, ou de faire appel à un commerçant ou à un dentiste non juif, dans le cas où employer les services d'un praticien juif s'avère plus coûteux ou plus difficile, en raison de l'éloignement par exemple, mais aussi lorsque le service est d'un coût et d'une qualité égaux ? Eh bien, bien évidemment,
il faut préférer un frère. Comme il est écrit: « Vous achèterez de votre prochain ». Vous achèterez des marchandises, vous achèterez des travaux et des services. Le frère a toujours la priorité, bien évidemment. Mais s'il y a une marge de prix importante,
il en est de nos sages qui autorisent la chose. Quelle est cette marge ? Il y en a qui disent 10 %. Il y en a qui disent que, 10 %, c'est négligeable. Il y en a qui disent 20 %. Il y en a qui disent un tiers. Il y en a qui disent non, et non. Même si la marge est grande, il faut quand même acheter chez ses frères, parce que c'est votre frère.
Il en résulte, pour saisir, et puis il y en a qui disent que même s'il s'agit d'un décalage mineur de quelques pourcentages, c'est autorisé. Ou un éloignement, ou un investissement d'efforts. Nous en concluons qu'il faut s'adresser à un juif, en Erets Israël ou en exil, à moins qu'il y ait une différence sensible, centrée dans les détails.
Dans ce cas-là, il faut toutefois faire attention à ceci: bien évidemment, ce travailleur non juif doit vous remettre une facture en bonne et due forme. Sinon, c'est du vol, proprement dit, et cela n'a rien à voir avec la question qui a été posée. Shalom, chers spectateurs, chères spectatrices.
Shalom, chers spectateurs, chères spectatrices.
Cours d'Orot veKelim
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