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Couvrir ses cheveux : la femme et la pudeur devant Hachem

Le rav explique pourquoi la femme n'a pas l'obligation de la kippa, et pourquoi la pudeur vaut pour tous, même seul.

5 min

Rav Shlomo Aviner

Ensuite : Peut-on réutiliser les affaires d'un défunt ?, 3 min

En bref

Le Rav Shlomo Aviner répond à la question de savoir si une femme mariée, divorcée ou veuve doit se couvrir la tête pour réciter une bénédiction lorsqu'elle est seule à la maison. Il explique que la raison du couvre-chef chez l'homme (rappel de la présence de Hachem) diffère de celle de la femme, pour qui la question relève avant tout de la pudeur. Il aborde aussi le cas de la immersion au mikvé et la pudeur à observer en toutes circonstances, y compris seul.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom, chers amis. Une femme mariée, divorcée ou veuve, doit-elle avoir la tête couverte pour pouvoir donner une dracha, en supposant qu'elle ne se trouve pas en public, par exemple seule à la maison, de la même façon que l'homme juif doit porter la kippa ? Ou bien les raisons sont-elles différentes ? Merci d'avance de votre réponse.

Réponse: elle n'est pas obligée de se couvrir la tête.

La raison pour laquelle l'homme se couvre la tête, c'est la crainte de Dieu. La couverture, c'est parce qu'il y a Dieu au-dessus de nous. Et c'est également une question de pudeur, parce qu'il faut couvrir son corps. La femme, c'est essentiellement une question de pudeur. Elle n'a pas besoin d'un couvre-chef pour être remplie de crainte de Dieu, car elle l'est.

Sans cela. Non pas comme l'homme, qui est un coq orgueilleux et se croit tout permis. Donc il a besoin de beaucoup de rappels: rappel de la kippa, rappel des tsitsit, rappel des téfilines, et autres rappels. Et Dieu sait que tous ces rappels sont nécessaires. Donc, elle a le droit de…

Elle doit découvrir ses cheveux quand elle prononce une bénédiction, à condition, évidemment, qu'il n'y ait personne à la maison. Au mikvé, le bain rituel, doit-elle se couvrir les cheveux ? Les décisionnaires se partagent entre Ashkénaz et Séfarad, mais quoi qu'il en soit, même selon ceux qui prétendent, qui décident qu'elle doit se couvrir les cheveux, c'est une mesure supplémentaire. Mais il faut ajouter la chose suivante: même quand elle est seule à la maison,

sans bénédiction, et même l'homme doit toujours être pudique. Car la pudeur, ce n'est pas seulement une mesure interpersonnelle. C'est parce que Dieu remplit le monde de Sa gloire. Ainsi qu'il est écrit dans le Kitsour Choulhan Aroukh, chapitre alinéa 3, et dans le Choulhan Aroukh lui-même: même un homme doit toujours être habillé pudiquement, même s'il est seul dans sa chambre, et même si c'est dans l'obscurité.

Parce que pour Dieu, il n'y a pas de différence entre l'obscurité et la lumière. Quand on revient de la douche, un homme ne doit pas être habillé avec un pagne comme un Indien avec une serviette. Il faut s'habiller le plus vite possible après la douche. D'après la Mishna Berura, il faudrait même mettre ses chaussettes sous la couverture, pour ne pas être déchaussé, même un instant.

Évidemment, en Erets Israël, il était également pudique d'aller sans chaussettes, mais en Russie, personne n'allait sans chaussettes. Donc on voudrait qu'on mette même les chaussettes sous la couverture. Un homme et une femme doivent donc toujours être pudiques, et là où l'on doit se découvrir, comme dans la douche, dans les WC, ou quand on met son pyjama,

il faut le faire de la façon la plus rapide possible, et de la façon la moins découverte possible, car Dieu remplit le monde de Sa gloire. Shalom, chers amis.

Cours d'Orot veKelim

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