Adar et la lumière : le vêtement, la résistance et Pourim
Le mois d'Adar révèle le secret du vêtement, de la résistance et du retour sur la terre d'Israël.
Rav Yoël Benharrouche
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Aujourd'hui, nous allons continuer à développer le thème que nous avons commencé la fois dernière, puisque nous avançons avec le temps dans lequel nous vivons. Il est très important de respecter le temps, car le temps nous donne des indications, et tout ce qui est lié à la notion de temps. Toute la création du monde, l'une de ses facettes, c'est l'expression du temps.
Savoir le temps, connaître le temps, écouter les informations que le temps nous donne, cela nous fait changer et avancer dans notre vie selon la période dans laquelle nous vivons. C'est vrai au niveau de l'année, et c'est aussi vrai au niveau de la génération. La génération d'aujourd'hui doit entendre un message qui correspond à ce qu'elle est. Même si le message de la Torah est toujours un message unique, il a le devoir de s'habiller selon les générations, et de prendre le vêtement qui correspond à la génération.
Si je parle toujours le même message de Torah, à différents niveaux, je dois m'adapter au niveau auquel je suis placé, auquel je fais face, pour que le langage du divin parle et se dévoile d'une manière concrète, réelle, avec les vêtements correspondants. C'est pour cela qu'aujourd'hui, nous allons continuer dans ce sens.
Nous avons dit que le mois d'Adar, puisque nous parlons de l'importance du temps, nous donne une indication très, très importante. Ce mois est lié à la capacité de vêtir les choses, c'est-à-dire au secret des vêtements. En hébreu, tout ce que représente la notion de vêtement se dit malbouch.
Dans la Kabbale, dans le sens un peu plus profond de la Torah, on dit que malbouch a la même valeur numérique que Chachmal. Qu'est-ce que cela nous indique ? Chachmal signifie, dans le langage moderne, l'électricité, mais cela recouvre une notion beaucoup plus intérieure, et beaucoup plus secrète.
L'électricité, pour ceux qui en ont fait un peu dans leur vie, ou qui étudient ce qui se passe dans l'électricité, savent que le courant alternatif, celui que vous avez ici, est un courant qui s'appelle alternatif parce qu'il alterne justement entre l'existence et le manque. Si vous placez une sinusoïde sur un écran d'ordinateur, sur un système électrique, l'écran va vous donner l'image suivante: un trait qui représente le zéro, et une sinusoïde qui passe au-dessus et au-dessous de ce trait.
Lorsque nous sommes au sommet de la sinusoïde, nous sommes dans le plus, donc dans l'éclairage. Et lorsque nous sommes dans le zéro, nous éteignons, entre guillemets, et nous sommes dans le moins. Il y a donc un plus, moins, zéro, plus, zéro, moins. Autrement dit, de temps en temps la lumière éclaire, de temps en temps elle n'éclaire pas. Mais, comme la rapidité, la vitesse de ces alternances est très grande, et que ces lumières sont rapprochées, nous voyons un courant comme s'il était continu, alors qu'il est alternatif.
Pourquoi tout cela ? On n'est pas en train d'étudier l'électricité. Tout simplement parce qu'en hébreu, se taire se dit ḥach, et parler se dit mal. Cela veut dire que ḥach-mal, l'électricité, c'est se taire et parler, se taire et parler, se taire et parler. Morale de l'histoire: la lumière électrique n'est ni plus ni moins que ce courant sinusoïdal, 0, 1, 0, 1, ou plus 0, comme vous voulez.
Et pourquoi est-elle de cette manière-là ? Parce qu'elle a la capacité de s'habiller. C'est-à-dire que, pour avoir un courant, il faut que je crée un ustensile capable de recevoir le courant qui se trouve dans l'univers. Dans l'univers, il y a des milliards de milliards d'électricité. Mais comment cette électricité est-elle captée dans une lampe électrique ?
Tout simplement parce qu'il y a, entre le plus et le moins, vous allez vraiment croire que c'est un cours de physique, et un cours de physique, vous avez ici l'ampoule. Entre le plus et le moins, vous avez un filament. Il y a deux fils qui sortent. Et quand vous regardez votre filament, si le filament est coupé, vous savez que la lampe ne marche pas. Pourquoi ? Parce que ce filament, en fait, c'est le vêtement qui permet au plus de passer au moins.
Sans ce vêtement, le plus ne peut pas passer au moins. Il passe au moins, mais le passage est tellement fort qu'il y a, en fait, qetsar, en hébreu, un court-circuit. Le circuit est trop court. Il faut que le circuit passe par une contradiction. Si le circuit ne passe pas par une contradiction, la lumière ne peut pas éclairer. Comment cela s'appelle-t-il, justement ? En français, on dit filament, mais en hébreu, c'est très intelligent: on appelle ce filament nagad, résistance.
Donc neged, contre, qui a donné nagad, la résistance. Autrement dit, il y a quelque chose de très intéressant: je peux recevoir la lumière quand je résiste à la lumière. J'emploie maintenant des termes de Torah: tant que je n'ai pas un libre arbitre de résister, et même de refuser, je ne peux pas recevoir.
Morale de l'histoire: la lumière de Dieu, nous passons maintenant de l'électricité telle que nous la voyons à une lumière divine. Dans l'imitation, la fade imitation, il n'y a que la lumière électrique. Nous parlons ici d'une lumière divine. Pour que je reçoive la lumière divine, si, entre guillemets, Lui est le plus et moi le moins, il faut qu'il y ait entre nous une résistance. Il faut que je puisse résister. Et le secret dit que si je veux recevoir 100 degrés, je dois avoir une résistance de 100, c'est-à-dire autant de résistance que de lumière que je veux recevoir.
C'est facile, ça va, c'est clair ? Autrement dit, tant que j'ai la capacité de refuser la chose, j'ai aussi la capacité de la recevoir. Or la Malchout, la royauté de Dieu, on ne peut la recevoir que si nous l'avons choisie. En hébreu: ou Malchouto beratzon kiblou alehem. Si je veux, je peux recevoir. Morale de l'histoire: je peux ne pas vouloir, mais cela se respecte.
Et la force, c'est le secret de toute cette résistance. La Kabbale est basée sur ce petit schéma que je viens de vous faire ici: la capacité à recevoir, d'où le terme de Kabbale, comment recevoir. Aujourd'hui, nous sommes dans une génération capable d'entendre ce message, parce que nous savons de plus en plus, tous les systèmes scientifiques, chimiques, électriques, et beaucoup plus fins encore.
Le monde est prêt, même au niveau de l'extériorité des phénomènes, à comprendre ce qui se passe à l'intérieur. Encore une fois, en hébreu: mi-besari, ehezé Elokim. De mon corps, de ma chair, je peux voir Dieu. Qu'est-ce que cela veut dire ? Des phénomènes qui sont dans mon corps, je peux savoir comment cela se passe au niveau de mon esprit et de mon âme, et bien plus haut encore.
Par exemple, un petit exemple tiré de la paracha de la semaine: quand Moshé Rabbénou demande au Saint, béni soit-Il, de lui faire un Mishkan, un sanctuaire, il ne sait pas comment le faire. Dieu lui dit: regarde ton corps et fais la même chose. Le Mishkan, le tabernacle, n'est ni plus ni moins que …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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