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Kfir Itzhak Franco, un vignoble à la mémoire d'un soldat

Les parents de Kfir racontent son engagement et le vignoble planté en son nom à Har Hévron.

9 min

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Ensuite : Le deuil, le Kaddish et l'optimisme d'Israël, 18 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous, nous sommes les parents de Kfir Yitzhak. Kfir est né à Jérusalem, il y a vécu et y a grandi. Il s'est engagé après avoir suivi des études à la yeshiva Noam, à Givat Mordechai, puis à la mechina Gantsevayi Takeshet, sur Ramat HaGolan. Il s'est engagé dans l'armée, normalement, c'est-à-dire qu'il a été appelé, et il a désiré devenir officier de l'armée

pour se rendre utile, disons, pour que son service soit utile, important. Il devait rentrer dans le service fixé, dans son engagement, le 1er mars. Mais avant cela, lors de sa dernière permission pendant Souccot de l'année dernière, il s'est fiancé. C'était le 6 octobre, c'était pour Ochanar Abba.

Il s'est donc fiancé avec Nehama. Le 7 octobre au matin, il est parti à la guerre, et pour nous, c'est la dernière fois que nous l'avons vu. Il a combattu pendant les quinze premiers jours pour la libération des kibboutzim et des yichouvim qui entourent la bande de Gaza. Ensuite, il est entré dans la bande de Gaza. Il a fait partie de ceux qui ont

mené la première entrée des chars d'assaut dans la bande de Gaza. Depuis ce moment-là, nous n'avons plus eu aucun contact, ni par téléphone ni autrement; il était dans les combats. Le 15 novembre, le de Kislev, il a été pris, avec ses chars – il avait huit chars sous son commandement – dans un

comment dit-on ? Dans un piège. Dans un piège, excusez-nous. Il a été pris dans un piège. Il a été obligé de vérifier à l'extérieur, comme tout officier de char doit le faire, la liberté de circulation sur la route. Là, il a reçu une balle de la part d'un tireur d'élite du Hamas, et c'est ainsi qu'il est tombé. C'était quatre jours après ses 22 ans.

Voilà comment notre fils, qui était vraiment investi de l'amour de la terre d'Israël, est tombé. Bien sûr, ça, c'est son histoire en quelques mots. Il aimait vraiment la terre d'Israël, la Torah, et tout ce qu'il pouvait relier entre la Torah d'Israël et l'Erets Israël, en partant du principe, disons, de ce qu'il avait appris à la maison: que la terre d'Israël fait partie de chaque individu juif, et que cela ne peut évidemment se réaliser que par un contact physique avec la terre d'Israël elle-même.

Au moment de ses fiançailles, Kfir avait exprimé un désir, une volonté, et il l'a répété à tous les soldats placés sous ses ordres et avec qui il était ami: il voulait planter un vignoble. Il voulait le planter dans un nouveau village agricole qu'il aurait souhaité installer dans le Néguev. Partant de cette volonté exprimée en mots clairs et de façon tout à fait évidente, nous avons pris pour sujet la perpétuation de son souvenir et de sa volonté de planter un vignoble.

Pour cela, nous avons bien sûr été aidés. On peut dire que nous avons été aidés par lui, parce que tout ce qui s'est passé depuis trois mois relève d'événements absolument incroyables. Nous avons finalement rencontré un couple de jeunes Israéliens dont le rêve était de planter un vignoble. Nous nous sommes associés avec eux, et nous avons ouvert une caisse, une et une fondation au nom de Kfir,

afin de récupérer le maximum de dons pour permettre de monter ce vignoble. Ce vignoble est absolument particulier à plusieurs égards. D'abord, il est installé sur des terres dans le bloc de Sion. Ce sont des terres qui n'ont pas été cultivées depuis des centaines d'années, vraiment des centaines d'années. Ces terres sont situées à la limite

de Beitar, c'est-à-dire de l'ancien Beitar, qui a été le dernier lieu de résistance des Juifs face au monde romain. La limite est vraiment tout à côté, puisque nous sommes à quelques centaines de mètres du village de Battir. On peut penser quand même que Battir, en arabe, vient bien de Beitar. Voilà pour la position géographique.

Le deuxième point, c'est qu'il a été décidé de planter des vignes extrêmement particulières. Ce sont des vignes d'origine israélienne, c'est-à-dire des plants non greffés, qui produisent un vin très particulier. Je ne sais pas si l'on peut dire que c'est le vin Roglit ou le système Roglit, mais c'était un vin qui était le seul vin

qui était accepté dans le Beit Hamikdach. Nous avons donc décidé de soutenir la volonté des deux protagonistes qui nous ont rencontrés. Nous avons déjà planté, il y a trois semaines, des centaines de pieds de quatre sortes différentes: il y a le Bitouni, le Zitouni, le Yaël,

et un quatrième dont je ne retrouve pas le nom, Al-Masraoui. Ce sont des vins, donc des pieds de vigne non greffés et tout à fait originaux. Une fois arrivés à un certain âge, c'est-à-dire au bout de deux ans, on n'a même plus besoin de les arroser l'été. Je dois souligner qu'il n'y a actuellement que deux chais en Israël qui produisent ce vin. Dans l'un, les raisins viennent exclusivement des Arabes; le deuxième est un vin absolument juif

qui est cultivé du côté de Kerem, et qui n'est produit qu'en quantité très limitée. Mais c'est notre exemple, et nous allons nous appuyer là-dessus. Autour de ce kerem, de ce vignoble, nous avons décidé d'ouvrir un centre pour les visiteurs, et un centre pédagogique, on va dire, qui parlera de l'agriculture juive et permettra de mettre en

relation les visiteurs avec cette terre que Kfir a tellement aimée au cours de sa courte vie avec nous, et que nous aimons aussi. Cette terre va donner du vin, et ce vin va entrer au Beit Hamikdach, bimheira béyamenou, bekarov. Et alors, chez Nizhne et Ken, que nous construisons tous.

Si ce projet vous intéresse, vous pouvez même venir nous visiter. Nous sommes sur Waze: on rentre « Kerem Kfir » et on arrive dans le vignoble. Sinon, vous pouvez toujours contacter Johan pour obtenir les coordonnées du kerem, ou nos coordonnées si vous voulez nous parler.

Nous pensons que c'est un projet extrêmement tourné vers l'avenir, puisque les pieds plantés aujourd'hui sont appelés à vivre des dizaines et des dizaines d'années, et que le kerem lui-même est désigné comme le kerem de Kfir, le vignoble de Kfir. Je vous invite à venir le visiter pour voir ce que c'est: un travail réalisé par des centaines de bénévoles, jeunes et moins jeunes, qui sont venus tous les mois, les plus chauds de l'été, pour préparer le terrain, parce que le terrain n'était pas prêt du tout.

Ils sont venus aussi planter. Ce jeudi, c'est-à-dire après-demain, c'est un peu tôt, mais c'est à 6h du matin: nous faisons une deuxième série de plantations. Vous êtes tous invités, tous ceux qui veulent venir, sans exception. Il y aura de la pastèque et de l'eau fraîche.

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