Questions-réponses avec le Rav Partouche sur la guerre et la prière
Le Rav répond à des questions sur les événements mondiaux, la tefila et la terre d'Israël.
Orot veKelim
Ensuite : Questions-réponses avec le Rav Binyamin : divorce, kabbale et tefilines, 46 min
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— Shalom, shalom à tous. Alors, Rav, vous avez reçu les questions que vous avez envoyées ? — Oui. — Très bien. Alors, on va commencer. La question est pour vous, comme on l'a dit. Rav, on fait en sorte de rester fidèles, comme je l'ai dit, aux questions écrites. Ensuite, s'il y a le temps, ceux qui veulent rajouter des questions, on va... D'accord ? Pour qu'il y ait un peu d'ordre. Ça marche.
D'accord. Est-ce que Françoise est parmi nous ? Je ne crois pas. Donc, si elle n'est pas parmi nous, je vais poser sa question. Première question, Rav: que nous apprend la Torah sur ce qui se passe en ce moment dans le monde ? Ukraine, Poutine, Europe, etc., et son élargissement ? Et Israël dans tout ça ? Ok, j'avoue à Tom. On a un dialogue entre nous avec David Partouche et beaucoup de personnes très importantes.
Rav Partouche: Pour répondre à cette question, il fallait un prophète, parce qu'il n'y a qu'un avis qui peut donner son avis. Aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui disent: c'est marqué ça, ça veut dire ça, etc. On est en train, avec les élèves, d'étudier Pourim. Et dans Pourim, il y a quelque chose de flagrant: 500 ans après l'histoire de Pourim, Rabbi Shimon Bar Yochai et ses élèves sont en train de se poser la question: mais pourquoi Pourim ? Qu'est-ce qui s'est passé à Pourim ?
C'est-à-dire qu'ils ont un recul d'histoire de 500 ans pour pouvoir commencer à comprendre ce que c'est pour eux. Alors, c'est clair qu'une histoire comme ça, un malheur comme ça, une catastrophe comme ça, on n'a pas assez de recul. La seule chose qu'on peut dire, c'est que le Rav Kouk écrit dans Orot HaMilhama: chaque fois que tu vois une guerre dans le monde, et que c'est une guerre importante comme celle-ci, je pense, alors tu vois les pieds, les jambes du Machiah. Ça fait avancer le Machiah. Il n'y a rien qui se passe dans le monde qui ne concerne pas la royauté d'Israël. Ça fait avancer le processus. Malheureusement, ça fait avancer le processus dans les difficultés, dans la catastrophe, mais c'est sûr que le processus avance.
Maintenant, de dire: parce qu'il y a ça, il y a la Gueoula, je pense qu'il faut s'éloigner de ça, même si ce sont des rabbins que je respecte et qui sont iréshamaïm, tout ce que vous voulez. Souvent, ils vont dire: il y a eu ça, alors c'est sûr que la Gueoula arrive. Ça rappelle quoi ? Ça rappelle Shimon et Sarah. Shimon et Sarah se sont mariés, et tous les mékoubalim avaient dit: ils sont faits l'un pour l'autre, d'après la guématria, d'après leur nom, d'après leur date de naissance, d'après tout, c'était le zivoug. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Ils ont divorcé.
Ils sont allés voir les grands rabbins, et ils leur disaient: mais attendez, vous avez dit que tout était fait pour nous. Et en fin de compte, on a divorcé, comment c'est possible ? Le fait que vous soyez faits l'un pour l'autre, au niveau de l'intériorité, au niveau du divin, ça ne veut pas dire que Hakadosh Baroukh Hou ne nous demande pas de l'effort pour réaliser ce potentiel. La même chose lorsqu'il y avait des signes, même dans la Torah ou des choses comme ça: ce ne sont que des signes, ce ne sont pas des faits, ce sont des signes précurseurs qui nous permettent de pouvoir réaliser pleinement les bonnes choses que Hachem nous a confiées.
Donc, savoir exactement ce qui va découler de ça, il est clair que pour nous, c'est de nous parler. D'abord, on est témoin depuis 10, 15 dernières années de la violence au niveau des mots, des gens, des pensées, des politiques, etc. Et malheureusement, après, on voit que les mots ne passent pas seulement par les mots: ça passe par des actes, des actes violents. Je pense que tout le monde est conscient qu'on est dans une société très instable, très violente. On ne pensait pas arriver de nouveau à Kiev, avec des tanks. Je vois la tête de Félicia. Même nous, quand on était jeunes, on nous appelait Kiev. Pour moi, Kiev, c'est une ville de combat. Après, on a dit: non, ça y est, il y a la paix dans ce monde. Et malheureusement...
Tant que la paix n'est pas shalom be'emet, une paix sans intérêt, une paix de shlemout, de perfection, de comprendre l'autre et d'aimer l'autre, il n'y aura jamais une véritable paix. Maintenant, ce qu'on pourrait apprendre, nous: mila bagoyim altamin. Et on dit: s'il y a de la sagesse chez les nations, les nations ont de la sagesse, il faut y croire. Parce qu'on voit qu'ils ont une sagesse, ils ont développé le monde. Mais moi, je rajoute: mila bagoyim altamin. Dire que les nations ont un mot, une parole... Une parole, alors n'y crois pas, n'y crois pas. C'est-à-dire qu'on voit l'OTAN: l'OTAN emporte le vent. Tu peux avoir toutes les brites, tu peux avoir toutes les alliances, la seule alliance qu'on a, c'est avec Ribono shel Olam. Et à chaque fois, on parle de ça. Heureux le peuple d'Israël d'aujourd'hui, qui a une armée forte.
Une fois, on avait posé la question au Rav Aviner: comment faire, tchouva ? Va aux nations: comment apprendre que les nations ne viennent pas faire la guerre à Israël, comment les nations veulent aimer Israël ? Il disait: avec une balle de 18 millimètres. La première des choses, c'est être fort face aux nations. Il faut être fort. Et la force extérieure, les nations vont avoir peur d'Israël. Ça va peut-être, au bout d'un certain temps, faire comprendre la grandeur d'Israël à l'intérieur. C'est parce qu'on n'est pas là pour faire des guerres. On est là pour faire la paix. Mais avant, il faut passer par une étape: être fort militairement et être protégé militairement. Et ça, c'est le Rassoum Nakadosh beaucoup.
C'est bien. Merci beaucoup. Est-ce que vous avez des questions ? Parce qu'aujourd'hui, tous les élèves m'ont dit: il y a Marquesa, il y a un rabbin qui a dit ça, il y a un rabbin...
Je vais vous expliquer aussi une chose personnelle, c'est un peu dur, mais je vais le dire parce qu'on est entre nous. Il y a certains rabbins qui ont dit — et je connais ces rabbins, ce sont des gens bien — comme j'ai dit aux élèves: tu peux les écouter en Hilkhot Chabbat, les lois de Chabbat, je peux écouter ce rav. Je peux l'écouter quand il me parle même de Irat Chamaïm, ou comment faire ça de fila, je peux l'écouter. Mais quand il parle de la libération d'Israël, de la Gueoula, alors qu'il ne voit pas, par exemple, dans l'État d'Israël la Gueoula, il ne voit pas qu'Hakadosh Baroukh Hou, après 2000 ans, nous ramène en État d'Israël comme Gueoula. Il ne voit pas qu'il a rassemblé …
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