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Questions-réponses avec le Rav Botschko

Vaccination, mitsva de guérir, respect des autorités et débats sur la Rabbanout et Aram Tsova.

46 min

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Ensuite : La téchouva nationale selon le Rav Kook, 46 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Comme vous le savez, on essaie à l'Yeshiva de rapprocher les élèves et les rabbanim de plus en plus, pour créer une vraie relation entre rabbin et élève. On a donc décidé que, toutes les semaines, un rabbin différent répondra aux questions sur le sujet que l'on étudie, mais aussi à des questions plus générales. La semaine dernière, c'était le Rav Cherki; aujourd'hui, c'est le Rav Botschko. Rav, on a reçu plein de questions à vous poser.

Nous avons reçu des questions, on vous les a envoyées, Rav. J'appelle la personne qui pose la question, elle la pose elle-même, et si elle n'est pas là ou ne peut pas parler, on la posera à sa place. Est-ce que c'est bon pour vous, Rav ?

Oui, c'est bon, je vous écoute.

Super. Est-ce que Françoise Rutzion est avec nous ?

Non.

Alors on commence. Rav, à la lumière des valeurs de la Torah…

Oui, je suis là, je suis là.

Génial. Est-ce que vous voulez lire votre question ?

Oui, attendez. Ma question concerne quelque chose que l'on est en train de vivre en ce moment. J'aurais voulu l'avis du Rav, Kavod HaRav, et aussi des autres rabbanim, si c'est possible, dans les autres questions posées les unes après les autres à chaque Rav, qu'ils donnent leur impression sur ces thérapies géniques que l'on nous injecte en ce moment, à plusieurs reprises. D'une part, toujours éclairées par les valeurs de la Torah, ma question est là. Mais aussi, et cela découle de la première partie de la question: que penser des dirigeants du monde entier, pratiquement, y compris ici en Israël, qui montent les gens les uns contre les autres ? Pour moi, cela ressemble un peu à un moment de haine gratuite. Voilà ma question.

Bon, il y a deux parties à la question. La première concerne ce qu'on nous injecte. Je pense que vous faites allusion au vaccin qu'on nous donne. Pour moi, le vaccin, c'est un médicament, rien d'autre. C'est quelque chose pour nous protéger. Et remercions Hakadoch Baroukh Hou qui a donné la sagesse aux hommes de pouvoir nous protéger des maladies.

Maintenant, dans la halakha, il est important de savoir que dans chaque domaine, le rabbin ne peut pas décider si tel médicament ou tel vaccin est bon ou pas. C'est écrit dans les lois de Kippour qu'il faut poser la question aux médecins. Moi, je ne suis pas dans un monde d'imagination où les gens veulent nous créer du mal, je ne suis pas dans ce monde-là. Je connais des médecins, ce sont des gens bien, honnêtes, droits. S'ils me disent que le vaccin est bon pour ma santé, je le prends.

Je pense que c'est à cela qu'il nous renvoie. Dans la paracha qu'on a lue cette semaine, il est écrit verapoé yerapé: là, on apprend la mitsva de guérir. Cette mitsva a deux niveaux. D'abord, celui qui est médecin doit aider son prochain et guérir les gens qui sont malades. Ensuite, c'est aussi une mitsva pour la personne malade de s'adresser au médecin.

Moi, je ne suis pas médecin. Ce sont des choses géniques, ou je ne sais pas quoi; je n'y comprends rien. Je n'ai pas fait quinze ans de médecine pour comprendre, mais je fais confiance au médecin que je connais, et à la majorité des médecins. Par conséquent, je me suis vacciné quatre fois. J'ai, grâce à Dieu, eu l'Omicron la semaine dernière, et je pense que, grâce au vaccin, cela s'est passé sans trop de souffrance. Remercions donc les médecins et les infirmières qui font cette mitsva-là.

La deuxième partie de la question, monter les uns contre les autres, je crois qu'en Israël on essaie malgré tout de ne pas le faire, puisqu'on ne force pas les gens qui ne veulent pas se faire vacciner. Il y a des opinions dans la halakha qui auraient pu permettre de forcer, de dire que celui qui ne se vaccine pas met les autres en danger, et que par conséquent on a le droit de le punir. Cela n'a pas été fait. On respecte les gens en Israël. Aujourd'hui, la majeure partie des gens gravement malades sont des gens qui ne sont pas vaccinés. On les soigne, et d'autres personnes qui devraient avoir des opérations repoussent leurs opérations pour qu'on puisse s'occuper de ceux qui ne sont pas vaccinés. C'est comme ça, c'est la vie.

Si on a trop mangé, on risque d'être malade, et on va quand même s'occuper de nous. Celui qui fume, on va quand même s'occuper de lui. On va aussi s'occuper de celui qui ne s'est pas vacciné. Ça, c'est l'amour du prochain. Je crois que notre société est plutôt bonne de ce côté-là.

Voilà pour cette question. Je vous remercie, elle était très importante.

— Toda, merci à vous.

Il y a une question, je crois, de Youssef. Youssef, je crois que tu es là. Youssef Muber, tu as envoyé des questions. Tu veux poser la question ou pas ?

Youssef Muber: Alors j'y vais. Deuxième question: comment relier la politique et la Torah ? La politique et la Torah sont-elles compatibles ?

Oui. Cela dépend de la manière dont on fait la politique. On l'a vu dans Pirkei Avot, il est bien entendu qu'il faut se méfier des ajouts, il faut se méfier des autorités qui, parfois, travaillent pour leur intérêt et pas pour l'intérêt public. Mais, d'un autre côté, on nous dit toujours qu'il faut prier pour ceux qui s'occupent de la communauté. Les gens qui font de la politique, c'est très, très difficile. Il faut beaucoup, beaucoup de mérite pour faire de la politique. On est attaqués de toutes parts, et on a besoin des gens qui font de la politique, parce qu'on a besoin de gens qui dirigent un pays. Il faut bien s'occuper des problèmes de sécurité, de santé, d'éducation. Et qui s'occupe de cela ? Ce sont les politiques. Il faut donc les bénir, et espérer qu'ils agissent le plus honnêtement possible.

Maintenant, on est toujours très en colère entre telle politique et une autre qui ne fait pas exactement ce que l'on veut, ou qui ne fait pas exactement ce qu'elle avait promis. Mais dans un monde démocratique, ce n'est pas possible autrement, parce qu'il y a des opinions différentes. Et finalement, la politique, c'est aussi l'art du possible. Il faut donc avancer, il faut convaincre de ce que l'on pense, et finalement on ne peut pas tout forcer.

Nous avons un privilège extraordinaire: depuis soixante-dix ans, nous avons un État à nous, et des gens qui sont élus démocratiquement, ce qui est quand même la meilleure manière de faire. Et lorsqu'on n'est pas content, on peut protester, on doit protester, on peut manifester, on doit manifester. Mais, en bout de compte, il faut accepter ce qu'un gouvernement décide, parce que, dans sa manière de voir, c'est pour le bien de la société dans son ensemble.

Voilà. C'est compatible avec la Torah, parce qu'il faut bien faire cela. Il y a beaucoup de choses qu'il faut faire qui ne sont pas très agréables. Moi, je ne fais pas de politique, c'est …

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