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Techouva, réflexion et création littéraire selon Orot

Pourquoi la techouva précède toute pensée limpide, toute littérature et toute création, selon le Rav Kook.

46 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : La techouva, mouvement cosmique avant l'homme, 44 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour tout le monde. Si vous êtes disponibles, c'est parti. Bon, d'accord, c'est très bien. Bonne année pour les rois. Bonjour Raph, regardez sur le chat. J'ai la mère de mon amie Elisabeth qui vient de décéder aujourd'hui, ce matin.

J'ai bien marqué Hilou Nichmat. D'abord, vous n'avez rien marqué. Ah si, c'est marqué sur le chat. C'est pour ça, c'est avant que vous arriviez. Les cours sur Hilou Nichmat, Evelyne va tester. Non, non, non, on ne fait pas de Hilou Nichmat avant un enterrement. Ah, absolument, vous avez raison. Ah oui, c'est vrai. Voilà, donc vous attendrez la prochaine fois. Désolée. Bon, d'accord. Très bien, alors au Shrodesh en tout cas.

Ceux qui font la pchicha, qu'ils aient bon appétit. La pchicha, oui. Quoi, quoi, quoi ? La pchicha. La pchicha, c'était une coutume dans plusieurs communautés d'Afrique du Nord, en particulier chez les Tunisiens et les Tépolétains, qui concerne Roch Hachana ou Nissan: il y a un aliment qu'on appelle bichicha, qui est fait d'une certaine céréale, je ne sais plus très bien laquelle, mélangé avec des fruits. Il y a aussi de l'huile, on met des bijoux en or dans un verre d'huile, des lumières, enfin un tas de trucs. Merci pour les Tunisiens. Très Tunisiens, d'accord.

Mais il y a aussi quelque chose comme ça qui ressemble à Constantine. Il y avait aussi un minhag de ce genre chez les juifs de Tripolitaine aussi. Enfin, bon, il y a un peu de tout. Je voudrais savoir quelque chose avec le Hegel-Azav. J'en sais rien. Écoutez, l'or, ce n'est pas toujours le Hegel-Azav. Non, je veux dire que c'est peut-être un tikoun. Écoutez, je ne sais pas. J'ai le malheur de ne pas tout savoir, et vous allez donc devoir me pardonner. Pardonnez.

Bon, merci, c'est très gentil à vous. Alors je crois qu'on peut continuer dans Orot HaTechouva. Nous sommes au chapitre yod, et nous sommes arrivés également au paragraphe yod.

Lorsque l'on va dans la voie de la réflexion pure dans ce qui concerne la divinité, c'est-à-dire quand on s'occupe des méditations métaphysiques, comme disait Descartes, quand on s'occupe de divinité,

l'homme ressent en lui-même qu'il a une sorte d'écran qui le sépare de la connaissance limpide. Et la néchama ressent en elle-même que l'écran est créé par les actions et les défauts qui sont dépréciables chez l'homme,

ce qui entraîne immédiatement un désir de techouva complète, la meilleure des techouvot. C'est-à-dire qu'il y a une techouva qui vient pour des motivations plus basses, par exemple échapper au châtiment ou simplement être en accord avec la halakha. Mais il y a également une techouva qui vient justement de la réflexion métaphysique.

On pense à Dieu et on se rend compte que quelque chose fait écran. On se rend compte que ce sont les péchés. Et donc on fait techouva pour pouvoir retrouver une pensée limpide. Mais ce genre de techouva ne peut souvent passer à l'acte que s'il est associé à une prière fraîche,

c'est alors que la source de vaillance reviendra s'épancher sur l'âme. En d'autres termes, cela reprend ici une idée qu'on a vue plusieurs fois dans l'Ora, que la techouva est nécessaire pour arriver à une pensée, à une intelligence limpide des choses qui touchent à la divinité.

Cela concerne en fait les kabbalistes ou les philosophes, en tout cas toutes les personnes qui sont préoccupées de pensée supérieure. Et comme le Rav a dit qu'il y avait un rapport entre la techouva et la prière, c'est pour ça que dans le paragraphe yod-alef, il y a ici tout un passage qui met en rapport la techouva et la prière.

Une prière, un cri, une techouva de la profondeur du cœur, c'est en araignée, et sa manifestation pratique sur toutes les actions, doit venir avant toute intelligence suprême. Autrement dit, c'est ce que nous avons vu déjà dans le paragraphe précédent,

que si on veut arriver à une connaissance idéale, il faut d'abord avoir fait techouva aussi bien dans la volonté que dans les actes. Or, aucune littérature importante, en vérité, ne peut naître et donner toute la lumière de sa vie

dans le monde que s'il y a d'abord la lumière de la techouva. Ce que dit le Rav Kook, c'est qu'une littérature, enfin une production littéraire, c'est plus qu'en fait littéraire, c'est également artistique. Tout ce qui est une production ne peut se faire que si on a d'abord fait techouva, qui renouvellera le visage du monde entier.

Du temps du Rav Kook, la littérature était une force extrêmement puissante. On peut dire qu'on ne pouvait pas envisager toute la révolution sioniste, par exemple, sans passer par la littérature. Dans la société israélienne, d'ailleurs, il n'y a pas seulement les littérateurs qui sont importants, mais aussi les poètes et les chanteurs.

Tout cela fait partie d'un monde qui transforme la société. Or, le Rav Kook nous dit que si quelque chose de sérieux, de profond, doit être produit, il ne peut venir que sur l'arrière-plan d'une techouva profonde. Cependant, le rayonnement de la littérature future

donne quelques étincelles à travers la connaissance qui précède la techouva. De quoi parle-t-il ? Le Rav Kook se rend bien compte que de son temps, il y a toute une littérature qui se développe chez des grands littéraires qui n'ont pas fait techouva. Le Rav Kook dit que c'est simplement une anticipation. Ce sont quelques étincelles qui nous apparaissent à partir de la lumière de la littérature du futur,

qui vient avant la techouva. Le Rav Kook fait allusion, évidemment, à l'ordre des bénédictions qu'on voit dans le Chmona Essré. Dans la prière de la Amida, on demande d'abord la connaissance, et seulement après de faire techouva: Honen Adaat, celui qui nous pourvoit de la connaissance, et après Haratsa Bitchouva, celui qui accepte, ou qui désire, notre techouva. Ce qui veut donc dire que pour faire techouva, il faut d'abord avoir eu

un petit élan, en tout cas un certain élan de connaissance. Et cet élan de connaissance se traduit par une forme de littérature qui apparaît avant d'avoir fait techouva, mais qui est l'annonciation d'une techouva future. Or, ce que donne cette connaissance antérieure à la techouva, elle remplit

la puissance spirituelle de liberté suprême. C'est effectivement ce que les auteurs sionistes et laïcs du début du sionisme ont réussi à faire. Ils ont traduit dans leur œuvre un sentiment profond, parfois de révolte, mais en tout cas de recherche de liberté. Or, c'est très important: pour qu'une techouva soit authentique, il faut qu'elle soit une techouva libre.

Donc c'est pour ça qu'on a besoin d'abord de Honen Adaat, ce que le Rav Kook ici explique comme étant la littérature. Amevi litchouva achlema, c'est ça qui amènera la techouva parfaite. Amoshechet ahare haguéoula, qui entraîne dans son sillon la libération. Ahare chéva akvar asliha, après que soit déjà venu le pardon. Aknimit veachitzona, de l'intérieur et de l'extérieur.

Remarquez donc ici que le Rav Kook suit l'ordre des bénédictions du Chmona Essré. Après, vous avez la techouva. Après, vous avez le pardon, c'est la Slicha. …

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

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