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Le 17 Tamouz et le 9 Av : deux étroitesses

Le veau d'or et le refus d'entrer en Erets Israël, deux ratages liés à la peur de la matière.

5 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Bein HaMetzarim : corriger la faute, faire descendre l'infini sur terre, 7 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous. Nous allons commencer aujourd'hui une nouvelle série, qui porte bien entendu sur notre sujet principal: la rédemption d'Israël et la rédemption du monde entier. Je voudrais toutefois limiter le cours à la période des trois semaines que nous vivons actuellement, c'est-à-dire la période appelée en hébreu Bein HaMetsarim, « entre les étroitesses », littéralement.

Je veux parler bien entendu d'une première étroitesse, le 17 Tamouz, et de la deuxième, Ticha BeAv, le 9 Av. Cette période réalise en réalité tout ce que nous avons raté dans notre cheminement vers la rédemption totale. Je veux dire par là qu'il y a deux problèmes dans cette période, deux ratages. En hébreu, « rater » se dit leharti, d'où la racine du mot ‘het, qui n'est pas à proprement parler une faute, mais un ratage. Un ratage de quoi ? Eh bien, un ratage de ce qui aurait dû être et qui n'est finalement pas arrivé, parce que nous n'avons pas su recevoir les lumières adéquates par rapport à notre réalité de vie inférieure, la réalité que nous vivons dans ce monde.

La première faute du 17 Tamouz, vous le savez tous, c'est d'avoir fait un veau d'or à la place de recevoir les Tables de la Loi qui étaient descendues du ciel, avec la parole divine gravée dans la matière de ces Tables. C'est extraordinaire, car la parole divine qui a été entendue et vue au moment du don de la Torah a gagné un degré supplémentaire. Ce ne sont plus des voix, ce ne sont plus des visions, mais quelque chose qui se grave désormais dans la matière. Autrement dit, c'est la parole divine qui s'habille réellement, qui intègre totalement les valeurs de la matière de notre monde. C'est un grand jour, un jour de mariage entre l'infini et le fini. Mais nous n'avons pas su recevoir ce degré.

À la place de cette droiture divine qui est descendue sur nous, au-dessus de notre tête, à l'intérieur de notre vie, nous avons préféré faire un veau d'or. En hébreu, le veau se dit rigel, et la racine de rigel, c'est rigoul, autrement dit le cercle. Je veux dire par là que, à la place de recevoir la droiture divine, nous avons préféré rester dans un monde circulaire, à tourner en rond, au lieu de recevoir la direction que l'Éternel a prévue pour ce monde.

La deuxième étroitesse, c'est le 9 Av. Il y a eu là une faute qui ressemble à la première, celle du 17 Tamouz, mais avec un nouvel aspect: alors que nous devions accepter le fait de rentrer en Terre d'Israël, nous avons refusé d'y entrer. Nous avons refusé l'accès à la matière de cette terre, car la matière de cette terre est d'un tout autre niveau, et nous n'avons pas su voir ce secret.

Le dénominateur commun entre les « Déphotes », c'est-à-dire le 17 Tamouz et le 9 Av, est en réalité lié à la peur, à une certaine méfiance envers la matière, envers l'accès à la matière, envers cette parole divine qui descend sur terre. Nous sommes restés dans un certain ciel au lieu d'accéder à la matière des choses. Nous avons perdu l'unité entre le ciel et la terre.

Toute cette période a marqué l'histoire de notre peuple jusqu'à la fin des temps. Nous devons à présent savoir corriger ces fautes. Nous verrons cela dans les prochains cours. Toda rabba.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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