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Pakh Echad : la fiole d'huile qui échappe aux Grecs

Le Etsem Halouz, os-mémoire que rien ne détruit, et le point de la neshama que nul ne peut boucher.

54 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Hanouka et la fiole d'huile unique du Temple, 53 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à tous. Aujourd'hui, nous allons, Béézrat Hachem, parler de Hanouka. Le cours s'intitule Pakh Ehad Chel Chemen, une fiole d'huile, avec l'insistance sur le terme Ehad. Pakh Ehad. Ce n'est pas Pakh Chel Chemen, ce n'est pas une fiole d'huile, et ce n'est pas une petite fiole. Pakh Ehad. Pourquoi j'insiste ? Parce que lorsque les sages choisissent des termes pour expliquer un sujet, le choix de leurs mots est très important. Et donc si les sages ont choisi de décrire les choses de telle façon, je n'ai pas le droit de changer.

Quelle est cette signification ? La nature, avant de tomber de son niveau par la faute du premier homme, c'est ce qu'on avait déjà commencé la fois dernière. Hayakazé, je fais très vite. Nous pouvions, à cette époque-là, voir l'infini dans le fini, même dans les limites de ce monde. On pouvait donc voir l'infini dans la matière, qui est, elle, limitée. Autrement dit, on voyait la grandeur dans la petitesse. C'était ça la force du monde avant la faute du premier homme. L'abstraction était visible malgré les mesures des choses, malgré les limitations des choses. Et tout allait dans le même sens.

Ce ratage en question a eu lieu et a détérioré tout le système, Oumeaz, et depuis cette faute-là, on n'arrive plus à voir l'infini dans le fini. Au contraire, tout ce qui est fini a une vie limitée, et une fois qu'il a fini sa vie, il disparaît. On n'arrive donc plus à voir la force infinie des choses.

HaKadosh Baroukh Hou, la Torah, la Guemara... malgré cela, HaKadosh Baroukh Hou, par sa grande bonté, a laissé, comme mémoire de la situation qui était avant, un degré qu'on appelle l'Etsem Halouz. C'est une expression en hébreu: c'est comme l'os qui porte le cerveau de l'homme. Toute la boîte crânienne de l'homme est posée sur cette charnière. C'est un os très secret, qui est en réalité l'axe entre la tête, le cou et le corps. Et chaque fois qu'un homme quitte ce monde, jusqu'à 120 ans, bien que tous ses os se décomposent dans la terre, il reste un os qui lui reste tout le temps.

On appelle ça donc l'Etsem Halouz, un os comme une mémoire par laquelle HaKadosh Baroukh Hou va refaire vivre les morts. C'est en utilisant cet os-là qu'HaKadosh Baroukh Hou va appliquer sa résurrection des morts. Qu'est-ce que ça veut dire ? Bien entendu, ce n'est pas seulement une image réelle, physique. Nous faisons un acte symbolique en mettant du vin, Motsaé Chabbat, pour toucher cet os-là. Mais en réalité, ça veut dire qu'HaKadosh Baroukh Hou, à chaque fois qu'il détruit un degré, il reste malgré tout une trace, une influence. Ça veut dire que rien n'est détruit totalement.

Exemple: lorsqu'HaKadosh Baroukh Hou a fait chuter tous les mondes à cause de la faute du premier homme, il a laissé une mémoire. Cette mémoire s'appelle Israël dans le monde. Quand HaKadosh Baroukh Hou a détruit le Temple de Jérusalem, il a laissé le Kotel. Le Kotel, c'est donc comme l'os du Luz, du Beit Hamikdash tout entier. Ok ? Ça veut dire que l'Etsem Halouz du Beit Hamikdash, c'est le Kotel, à l'ouest. Lorsqu'HaKadosh Baroukh Hou va reconstruire le troisième Temple, il va le reconstruire à partir de cet os-là qui s'appelle l'Etsem Halouz. Et donc c'est une résurrection des morts, qui vient toujours reprendre quelque chose qui reste intact, qui ne peut pas, lui, disparaître.

Donc, avec des mots simples, je résume: on ne peut jamais détruire quelque chose complètement. Il reste toujours une trace au niveau de la Kedoucha, qui, elle, est intouchable. Personne ne peut atteindre ce degré-là. Vous avez compris ? Bien entendu, vous comprenez que nous parlons ici d'une allusion à cette fameuse fiole. Qu'est-ce que c'est que cette fameuse fiole en réalité ? C'est l'Etsem Halouz, c'est la même chose. C'est l'os, c'est la mémoire qui est restée après toute la souillure de toutes les huiles du Beit Hamikdash.

Autrement dit, quand les Grecs sont rentrés au Beit Hamikdash et qu'ils ont rendu impures toutes les huiles, ils ont certainement pu le faire, mais il y a un degré qui s'appelle l'Etsem Halouz, qu'HaKadosh Baroukh Hou cache, entre guillemets, que les Grecs ne peuvent pas, malgré tous leurs efforts, atteindre. C'est un os qu'on appelle le Louz. La Michna Brura l'appelle naskoy. Cet os n'a pas été endommagé, en fait, par la faute d'Adam Harichon. C'est pour ça qu'il reste et qu'il ne se détruit pas, même après la mort. C'est-à-dire ? Il restait une trace.

Cet os-là, on le retrouve en réalité dans tous les domaines de la vie. Au niveau du temps, quel est l'Etsem Halouz ? Quel est le temps qui nous rapproche ? Chabbat. Chabbat, c'est l'Etsem Halouz du temps. Ça veut dire que même si le temps a été détérioré, qu'il est tombé du Kodesh Ochol, il reste toujours à un degré qui est resté intact, qu'on ne peut même pas toucher. La preuve: ce n'est même pas nous qui fixons le Chabbat. Le Chabbat vient d'en haut. C'est quelque chose que je ne peux pas changer. Je ne peux pas décider que Chabbat, ça tombe dimanche. Donc je n'ai pas de contact avec ce degré-là; il me vient par HaKadosh Baroukh Hou lui-même.

Donc, s'il me vient par HaKadosh Baroukh Hou lui-même, ça veut dire que moi-même, je n'ai pas les kelim, les ustensiles, pour détruire ou détériorer quelque chose. Alors qu'est-ce que ça veut dire profaner le Chabbat ? Le Chabbat, je ne le profane pas. Chasvei Chalom: si la personne profane le Chabbat, c'est la personne qui elle-même se ferme de ce contact avec l'infini, avec cette mémoire-là.

Ça, c'est au niveau du temps. Au niveau de l'espace, où est l'Etsem Halouz ? La terre d'Israël. Dans la terre d'Israël, où est l'Etsem Halouz ? Yerouchalaïm. À Yerouchalaïm, où est l'Etsem Halouz ? À Rabaye. Donc aujourd'hui, c'est le Kotel. Vous avez compris ? Là, c'est au niveau de l'espace. On a donc vu le temps, l'espace. Au niveau de l'homme, il est où, l'Etsem Halouz ? La neshama.

Tu as beau faire ce que tu veux, tu peux fauter, tu peux faire ce que tu as envie toute ta vie: Israël afilou ché'hata, Israël hou. Toutes les fautes du monde ne pourront jamais t'enlever la neshama d'Israël que tu as en toi. Maintenant, vous comprenez que lorsqu'on parle à Hanouka de l'Etsem Halouz, lorsqu'on parle à Hanouka du Pakh Ehad Chel Chemen, eh bien nous parlons de ce sujet-là. C'est tout. C'est aussi simple que ça.

Autrement dit, à Hanouka, nous avons pu rallumer toute notre vie. Grâce à quoi ? Grâce à la mémoire que nous avons retrouvée. C'est-à-dire qu'on a repris contact avec cet Etsem Halouz, entre guillemets, avec ce point lumineux que nous avons à l'intérieur de chacun de nous, c'est-à-dire la ségoula d'Israël, qui, elle, est imperturbable. On ne peut pas la casser, on ne peut pas la détruire, elle reste toujours intacte.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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