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Hanouka et la fiole d'huile : la neshama d'Israël

Pourquoi la Guemara raconte la fiole scellée : la lumière de la neshama d'Israël descend d'en haut.

47 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Pakh Echad : la fiole d'huile qui échappe aux Grecs, 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov. Shalom à tous. Be'ezrat Hachem, aujourd'hui nous allons développer un des thèmes principaux de Hanouka. Le texte a été pris d'un livre que j'ai écrit, qui s'appelle Bnei Bina, il y a quelques années. Il s'inscrit dans l'ordre des choses que nous avons déjà l'habitude de développer ensemble, à savoir l'identité d'Israël. J'ai appelé ce cours Pakh Ehad Chel Chemen, comme c'est écrit dans le texte de la Guemara.

Où la Guemara ramène-t-elle l'histoire de Hanouka ? Dans quel traité ? Non. Dans le traité de Chabbat. Dans quelle partie du traité de Chabbat ? Qui traite de quoi ? De l'allumage: bamé madlikin ou bamé én madlikin. Cela veut dire qu'il existe un lien profond entre Hanouka et Chabbat, entre l'allumage des lumières de Hanouka et les lumières de Chabbat.

Toujours est-il que les Sages nous disent qu'après l'arrivée des Hachmonaïm, qui sont entrés dans le Temple souillé par les Grecs, ils ont trouvé dans ce Temple une fiole d'huile unique, ehad, chel chemen, qui était restée scellée par le sceau du Kohen Gadol. La question est: que viennent nous enseigner les Sages par ce récit ? Pourquoi la Guemara s'applique-t-elle à nous développer un récit concernant cette fiole ?

Pour arriver à cette compréhension, nous allons commencer par expliquer d'où vient le monde dans lequel nous sommes, pour essayer de comprendre comment on peut éclairer ce monde.

La nature, avant qu'elle ne chute de son degré initial par la faute du premier homme, avait la capacité de dévoiler, dans son degré limité, les valeurs de l'éternité divine. Je répète, avec des mots un peu plus simples: la nature que nous connaissons aujourd'hui n'est pas la nature initiale. C'est ce que cela veut dire. Notre nature aujourd'hui est une nature qui a perdu sa qualité première, elle est dénaturée. Elle a perdu sa naissance, la qualité première que HaKadosh Baroukh Hou lui a donnée lors de la création.

Car au moment de la création, la nature pouvait dévoiler l'infini, alors que la nature, elle, est limitée. C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou a créé dans le monde des limites. Mais dans ces limites, il y avait la capacité de dévoiler ce qui n'est pas limité. Est-ce que vous comprenez ? Malgré les limites de ce monde matériel, il avait la possibilité de dévoiler l'infini. Ça, c'était avant la faute.

La faute du premier homme a détérioré, a dénaturé cette nature. À partir de la faute du premier homme, la nature est descendue à un niveau où le monde n'arrive plus à dévoiler la réalité divine, la réalité tout simplement. C'est-à-dire que, depuis la faute du premier homme, nous voyons le monde avec une erreur de vision. Tout ce que nous voyons est en réalité déformé. Ce n'est pas la vision réelle du monde. Avant la faute, il y avait une vision de l'essence des choses: chaque fois que je touchais un objet, que je regardais un objet, j'avais la capacité de dévoiler le divin en lui, directement.

C'est pour cela que le premier homme nomme tout ce qui passe devant lui. Qu'est-ce que nommer quelque chose ? C'est la définir. Définir quelque chose, c'est la comprendre. Si tu ne définis pas une chose, c'est que tu ne l'as pas comprise. Quand tu es capable de définir quelque chose, c'est que cette chose est claire dans ton esprit, évidente, à tel point que tu peux véhiculer des paroles qui parlent de la chose en question.

Par exemple, lorsqu'une forme vivante passait devant le premier homme et qu'il lui donnait le nom de para, une vache, eh bien, contrairement au français où « vache » ne veut rien dire, para veut dire tout ce que la vache contient à l'intérieur d'elle-même jusqu'à la fin des temps. C'est-à-dire que le plus grand scientifique aujourd'hui... les lettres composant le nom de la vache en hébreu, c'est la vache elle-même. Il y a à l'intérieur des lettres le secret même de cette forme de vie. Vous comprenez ? Ce n'est pas un langage choisi au hasard pour nommer quelque chose. C'est un langage divin, que Adam Harichon a reçu avec la conscience de dévoiler, et donc d'appeler la chose telle qu'elle est réellement.

Donc chaque chose qui se nomme en hébreu est en réalité en train de nous dévoiler la chose elle-même. Autrement dit, quand tu veux comprendre un sujet en hébreu, essaie déjà de te préoccuper du terme par lequel cette chose a été appelée.

Quand je veux parler, par exemple, de Chesed, du don, de l'amour, du partage, je dois chercher dans le mot Chesed tout ce qui se cache à l'intérieur de ces trois lettres. Je trouverai à l'intérieur de cette combinaison de trois lettres tous les secrets de ce que contient l'amour, de ce que contient le partage dans ce monde, de tout ce qui se passe au niveau de la vie, au niveau du Chesed. De la même manière, quand je nomme la main, la tête, l'oreille et ainsi de suite,

il faut comprendre que c'est un grand secret de la langue hébraïque, la langue que HaKadosh Baroukh Hou lui-même a offerte au monde lors de la création. HaKadosh Baroukh Hou a créé le monde par les lettres. Lorsqu'il a créé la vache en question, il a prononcé les lettres de ce degré de vie, et Adam Harichon, qui est venu plus tard, a reconnu et su déceler quelles lettres correspondent à cette forme de vie.

Concrètement, si je prends ma main, qui s'appelle yad, dans ce mot double lettre, youd, dalet, je dois retrouver des éléments qui correspondent à la main. Et quand je rassemble deux fois yad, je dois avoir une force multipliée. Par exemple, quand je dois prendre quelque chose, je le lève avec ma main. Donc le mot yad: une main. Et si tu veux avoir de la force, tu dois avoir deux fois une main: yad et yad, deux fois yad. Yad en valeur numérique, youd, dalet, fait quatorze. Donc deux fois yad, deux fois quatorze, vingt-huit. Vingt-huit est la valeur numérique du mot kohach, la force. C'est-à-dire que j'ai la force dans les deux mains. Et j'ai aussi une force de lien: yad plus yad égale yadid, c'est-à-dire l'amitié.

Et la main, qui s'appelle yad, donc quatorze en valeur numérique, comporte quatorze phalanges: un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze. Cela veut dire que le mot « main » en français, qui a une source grecque, ne dit pas ce qu'il est, c'est une décision. En hébreu, ce n'est pas le cas. Dans le mot yad, tu vas trouver l'énergie de ce que représente la main. La même chose pour l'oreille, la même chose pour la tête.

L'oreille, ozen, donne naissance au mot izoun, c'est-à-dire équilibre. Dans l'oreille se trouve le centre de l'équilibre de l'homme. Si l'homme est déséquilibré, c'est qu'au niveau de son liquide, au niveau de l'oreille interne, il y a un décalage. Le mot ozen en hébreu vient de me'uzan, qui veut dire moznayim, la balance, c'est-à-dire l'équilibre normal. Et chaque chose est comme cela: en hébreu, les lettres et ce qu'elles représentent, …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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