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Le cochon cachère : quand nos ancêtres mangeaient du porc

Pourquoi le porc est interdit, et ce que le chapitre 6 de Devarim et la paracha Vaét'hanan en disent.

1 h 19

Rav Élie Kling

Ensuite : Nos jeunes face à la pratique : l'émission Plein Lado, 1 h 01

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

En direct sur l'île Maud. Erev tov, shalom à tous, shalom à tous. On se retrouve avec un grand plaisir. Il y a un peu moins de cours en ce moment sur l'île Maud, mais le Rav Krim, fidèle, essaie toutes les deux semaines de nous donner un cours. J'ai une petite anecdote à vous raconter: j'ai préparé une petite affiche, je vais vous la montrer tout de suite. Voilà. C'était très dur à préparer, à faire monter maintenant, parce que…

— En fait, tu vas parler ce soir du cochon kasher. C'est le thème de ce dont tu voulais parler. Elle est où, sur ta fiche ?

— Non. Bref. Sur la fiche, je me suis demandé si je mettais un cochon ou pas. Et quand j'ai mis le cochon, je me suis dit: c'est affreux, c'est pas beau. Ça va faire fuir les gens, juste de voir ça. Et après tu m'as dit: dans le titre, « cochon kasher », si tu veux, rajoute la photo, etc. Mais la vérité, peut-être que tu vas en parler, mais je ne sais pas, on a eu une éducation, c'est… c'est crade. Je ne sais pas pourquoi. Donc je n'ai pas mis de photo sur l'affiche, j'ai juste écrit « 100 % kachère ». Voilà.

— Bechavod. Rav Kling, le cochon kacher, c'est le thème de ce soir. On n'a pas vu ton affiche, finalement. Tu ne la mets pas ? Yoann ? Ah, voilà, je l'avais trouvée. Tu l'as ? Ah oui, d'accord, ok. « 100 % kachère », comme ça, j'ai évité de mettre le cochon. Voilà.

— Le Rav Eytan. Oh, mais c'est la gamme, ok, très bien. Non, mais écoute, moi aussi, j'ai essayé de mettre un cochon sur le truc, et ça, je n'ai pas réussi. Techniquement, ça ne marchait pas. Est-ce que c'est un signe ? Est-ce que c'est un siman min hachamaïm ? J'ai écrit « cochon » sur Google, ils m'ont proposé plein d'images, j'ai essayé, je ne sais pas pourquoi ça ne marchait pas. Bon, bref. En tout cas, le thème de ce soir, c'est une rétrospective historique sur nos

ancêtres qui ont mangé du cochon. Ils ont mangé du cochon apparemment pendant plusieurs années consécutives. Et ce ne sont pas n'importe quels ancêtres: c'étaient des gens bien. C'était une des époques où tout allait bien, c'est-à-dire qu'il n'y avait pas de problème au niveau des relations entre l'homme et Dieu. Il y a eu quelques époques comme ça où tout va bien. Et l'époque en question, c'est l'époque de Yehoshoua. Une époque vraiment sympathique, où les gens étaient tous respectueux de la Torah. C'était juste après la mort de

Moshé, évidemment, ça se comprend. Et nos ancêtres mangeaient du cochon, du vrai cochon. Sans doute même des côtelettes de porc, carrément. Et on va essayer de comprendre d'où ça sort et pourquoi. En fait, c'est lié aux paracha qu'on a lues ces derniers temps, et notamment celle de Vaetchanan.

Vous savez que la paracha de Vaetchanan est la plus jolie paracha du — elle est très belle pour au moins trois raisons. Première raison: à l'intérieur de Vaetchanan, il y a le Chema Israël, comme vous le savez. Deuxième raison: à l'intérieur de Vaetchanan, il y a les dix commandements, en tout cas la version différée, puisque la première version se trouve évidemment dans la paracha de Yitro, dans le livre de Chemot. Et troisième raison: la paracha de — c'est déjà bien pour une paracha, avec le Chema

et les dix commandements. Donc c'est certainement une très, très jolie paracha. C'est celle que j'ai lue entièrement quand j'étais petit, à 13 ans, donc j'ai un lien très particulier avec cette paracha. Et c'est à l'intérieur de cette paracha très spéciale que l'on trouve ceci: on nous apprend que nos ancêtres avaient le droit de manger du cochon. Où est-ce que c'est écrit ? C'est écrit au chapitre 6 de Devarim. Je vous rappelle que le livre de Devarim tout entier est le grand discours de Moshé avant sa

mort. Il a raconté tout ce qu'il avait à dire. Il a fait d'abord une rétrospective sur les grands moments de la sortie d'Égypte, et il a rajouté un certain nombre de consignes.

Il était très inquiet de ce qui allait se passer après sa mort. Il était très conscient de la grande responsabilité qu'il avait, lui, en tant que dirigeant du peuple. Il avait connu le peuple pendant 40 ans, alors évidemment, il est très inquiet. Il sait à qui il a affaire, et il ne sait pas trop comment les choses vont se dérouler, si le peuple va être fidèle ou pas. Dans tout le livre de Devarim, il y a donc beaucoup de morale: voilà ce qu'il faut faire, faites

attention à ne pas faire comme ceci, faites attention à telle tentation, à telle tentation, etc. Il y a aussi un certain nombre de lois qui n'avaient pas été complètement traitées dans les autres livres et qui sont traitées cette fois-ci. Ça, c'est en gros le livre de Devarim. Et dans la paracha de Vaetchanan, au chapitre 6 et au verset 10, il écrit la chose suivante. Je vous lis le verset: « Véhaya ». Lorsque Dieu t'amènera dans le pays qu'il a promis à tes ancêtres, à Abraham, à

Yitzhak et à Yaakov, il va te donner des villes, des villes grandes, des villes bonnes, c'est-à-dire avec plein de bonnes choses à l'intérieur, que tu n'as pas toi-même construites.

Donc il prévient Moshé, quelque chose que, évidemment, les gens savaient déjà. Il préfère leur dire de manière claire: attention, vous n'allez pas rentrer dans un pays vide, un pays où tout est à faire. Vous allez rentrer dans un pays qui est déjà bâti, qui est déjà construit. Il y a des gens qui ont construit ça avant que vous ne veniez, et là, vous allez faire une guerre de conquête. Faites attention à ce qui va se passer. Bâtim melei kol tov: vous trouverez des maisons pleines de

bonnes choses. Oumelei kol tov, acher lo mile'ta: ce n'est pas toi qui les as remplies de toutes ces bonnes choses. Tu vas les trouver déjà pleines. Oubo'ot bor ot, acher lo karah'ta: tu vas trouver des puits qui ont été creusés par des gens pour avoir de l'eau. Ce ne sont pas des puits que tu as forés toi-même, ce sont des puits que tu vas trouver là-bas, déjà tout près. Kerem vezeitim, achèr lo nata'ta: tu vas trouver également des vignes et des oliviers. Ce ne sont pas

toi qui les as plantés, tout ça. Tu vas les trouver, ils seront déjà là.

Vaakhalta vesava'ta: tu mangeras de tout ça et tu seras rassasié. Il ne faut pas confondre avec le fameux « tu mangeras, tu seras rassasié et tu béniras », vekhaval'ta visava'ta oubérakhta, qui est écrit dans la paracha de la semaine d'après, la paracha d'Ekev, qu'on a vue hier. On en parlera vers la fin du cours. Mais là, il s'agit de: tu mangeras …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling

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